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tendre que Thérésie dont on Taccusait n'avait été qu'un prétexte pour soustraire plus facilement Rome et Ravenne, à sa légitime souveraineté. Le prince franc, lassé de ses plaintes, consentit à la convocation d'un concile, pour y discuter les opinions opposées des chrétiens grecs et romains.
Ce fut à Gentilly que se rassemblèrent les évoques : on y disputa longuement, selon le désir qu'en avait eu Constantin, et sur l'exclusion des images, et sur la procession du Saint-Esprit. Les Grecs maintenaient qu'il ne procédait que du père ; les Romains, qu'il procédait du père et du fils. Quelles furent les décisions du concile ? On n'a pas ses actes ; mais l'Ëglise de France ne changea ni ses cerémonies, ni son symbole. Pépin à son tour ne changea rien à sa politique. C'en est bien assez, et Ton reconnaît aisément que les Grecs ne recueillirent aucun fruit de leur importune tentative.
XLV. Bientôt cependant, des incidens plus inattendus et plus graves mirent en un plus véritable péril les combinaisons politiques que les Francs avaient fait prévaloir en Italie.
Le pape Paul se mourait. Le prince Lombard, sachant Pépin entrahié aux limites les plus reculées de l'Aquitaine, se félicita d'une occasion si favorable , et prit à l'instant d'assez habiles mesures pour en profiter. Que le successeur de Paul lui fût dévoué, que le nouveau pape lui fût redevable de son élection, lui fallait-^il rien de plus? Un jour heu-
lîi. ii
eux, txîie entreprise soudaine et liardif » pouvaient suffire pour ruiner Tûeuvrc des Franca.
Népi» ville toute voisine de Rome» était alors gou- TCîrnée par le duc Toton. Ce duc, homme aventureux et plein de courage, avait trois frères avec lui» d'une humeur semblable à la sienne, et toujours prêts pour le seconder. Le plus arliflcieuXiet en mêine temps le plus déterminé des trois frères, était appelé ConstantinXeUe famille entretenait de secrètes intelligences avec Didier ; il se servit d'elloi La n^aladie de Paul faisant des progrès i Totoq @l Im siens vinrent h Rome, et y firent entrer, par divers chemins, une assez nombrcuso troupe d'homoies armés*
Le jour arriva; le pape mourut. Au moment même , et dans la confusion qu'excita d'abord cet événement, les soldats deToton, cachés et dispersés jusque-là, se montrèrent, se rassemblèrent, jetèrent répouvante dans Rome, proclamèrent pape^ Constantin, et rallèreni tumultueusement établir dans le palais de Lairan. Mais Constantin était soldat en^ core, et laïque ; ce ne fut point un obstacle. Dè« le lendemain , Tévêque de Palestine lui conféra les ordres mineurs ; le jour d'après il le fit sous-diacre et diacre. Le môme jour, le peuple lui prêta serment de fidélité; le dimanche suivant, Tévêque de Palestine encore, Févêque de Porto, Tévêque d'Albano le sacrèrent.
XLYIi On ignore si Didieri principal instigateur
de cette isui*prise, avait commis la dangereuse imprudence de consentir qu'on prît un soldat pour en Êdre précipitamment le chef de l'Église chrétienne, ou s'il ne Ait pas dès le premier jour, ahusé par les hommes hardis dont il avait tenté l'amhition. Au moins est-il sûr qu'il ne tarda guère à se repentir de sa confiance; car Constantin, voulant sérieusement être pape et ménager à la fois les intérêts de Rome et les siens , après qu'il se fut élevé par le secours des Lombards , rechercha ouvertement et sans balancer celui des Francs pour se maintenir. n y avait à Rome quelques agens de Pépin; Cons-^ tantin, commençant avec circonspection, n'eut recom's d'abord qu'à leur entremise; mais bientôt, s'attachant plus étroitement à cette pensée, au lieu des lettres obséquieuses , mais vagues , qu'il avait écrites après son usurpation au roi franc, il lui en adressa d'humbles et de pressantes, et les lui fit apporter solennellement par ses envoyés.
Didier confondu eût ardemment souhaité qu'on le vengeât de cet instrument infidèle; mais sa vengeance ne pouvait être que de le précipiter, et par quelsmoyens provoquer une si difiBcile révolutionîll n'eut pas à les rechercher, ils s'oflFrirent. Il y avait un homme éminent dans le clergé de Rome, lequel se nommait Christophe. Cet homme, soulevé con« tre l'intrusion de Constantin, persévérait encore à ne point la reconnaître. Avec lui, et dans les mêmes sentimens» était son fils Serge ^ à qui iPaul avait
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autrefois confié l'important office de u*ësorier de rÉglise. Ces deux prêtres , quelqu'invraisemblance qu'on dût y trouver, jugèrent possible de réparer la violence qu'on avait faite au peuple de Rome, et de surprendre à son tour l'auteur de cette grande surprise. Feignant le dessein d'abandonner la vie du monde et de s'enfermer dans un monastère, ils sortirent bientôt de la ville sans que Constantin, qui se réjouissait de leur départ, songeât seulement à leur en interdire la liberté. Leur première tenta*tive fiit auprès de Théodose, alors duc de Spolette, et qui favorisait depuis quelque temps les intérêts du roi des Lombards. De Spolette ils continuèrent jusqu'à Pavie, encouragés, par Théodose, à solliciter sans déguisement l'approbation et le concours de Didier. Ce prince en effet, quand il les eut entendus, applaudit, et leur accorda libéralement tous les secours qu'ils estimaient nécessaires. Seulement, mettant à profit sa faute récente et ne se fiant qu'à demi aux prêtres romains, en acceptant leurs révélations et leurs offres, il se garda de leur révéler lui-même le projet nouveau qu'il devait fonder sur le leur.
On était d'accord, ou l'on semblait l'être; il ne restait plus que l'exécution. Serge et Christophe reprirent aussitôt le chemin de Rome, envoyant devant eux quelques faibles troupes de soldats qui devaient s'approcher avec précaution de la ville, et les attendre au-dehors; les vraies forces des conjm*és étaient dans l'intérieur. C'était la nuit quand les
prêlres amvèrent; ils n'entreprirenl rien tant] qu'elle dura* Mais, le jour commençanl, Serge mai^
cha contre la porte de Saint- Pancrace, que des!
BbompUces lui livrèrent II entra; Toton accourut; on ' combattil un instant ; le due tua de sa main le pre^ ffiier Lombard qui le voulut attaquer; mais il tomba
■|)ienlôt frappe par deux des siens qui le trahissaient. Cette mort suffit; le duc emportait avec lui toutes les espérances de son frère. Plus d'efforts nulle part, depuis ce moment, pour arrêter !a marche de Serge, A peine attaqué, Constantin était déjà abattu. Il n'y eut pour lui ni délai, ni grâce; ik lui brûlèrent les yeux, et renvoyèrent languir prisonnier dans un monastère.
tXLVIÏt Mais pendant que Christophe et Serge, chevant leur œuvre, croyaient triompher pour l'avantage de rÉglise et son libre droit d'élection^ les soardes machinations de Didier se dévoilant, on vit tout à coup la conjuration tourner, en dépit de ceux qui la conduisaient, au seul profit des Lombards, lia prêtre de cette nation , nommé Vaudepert , était à Rome confident actif et intelligent des véritables desseins de Didier et de Théodose. Laissant les conjm^és de Christophe se glorifier d'un succès si heureusement obtenu, tondis qu'ils se complaisent dans les humiliations et les terreurs de leur ennemi, ce prêtre qui sait ce que vaut le temps, et te qu'on peut avec lui quand on en profite, entraîne précipitamment ses propres conjurés au mo-
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nastère de Saint^Vite, en retire le moine Philippe, leprodame pape, et court rétablir dans le palïds de Latran, d'où sortait à peine Constantin.
Les ruses de Didier réussissaient enfin cette fois, et Rome de nouveau surprise et trompée, allait iubir sa domination ; car tel était le plan concerté entre Vaudepert et Théodose. Mais il y eut des retours, et dès le lendemain tout changea. Christophe irrité ne céda pas plus docilement à Philippe qu'il n'avait fait à Constantin antérieurement. Sa faction, plus nombreuse et plus légitime, resta la plus forte. En deux jours tombèrent de la même façon deux &ux-papes : Philippe retourna dans son monastère; Vaudepert eut les yeux crevés et mourut; Rome délivrée usa sagement de son droit. Etienne FV, pontife éclairé, obtint l'unanimité des suffrages, et fut régulièrement proclamé. Ce fut le terme prompt et décisif, non des artifices de Didier, mais de ses succès; car Etienne, fidèle à la politique de Paul, maintint avec habileté l'ouvrage des Francs, et n'accepta point d'autre alliance.
XLYIII. La fortune de Pépin ne se démontait pas, comme on voit, et même dans l'éloignomcnt, quand les événemens contraires se précipitant ne permettaient plus à ce prince d'intcri)oser ni son habileté ni sa puissance , elle y revenait encore par des secours étranges et inespérés. L'éi)oque arrivait où de longues années de paix pouvaient enfin dédommager le roi iranc de tant de travaux. Ses
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plas dangereux ennemis n'étaient plus ; ceux qui demeuraient étaient impuissans. Les Saxons épouirantés se taisaient; les Bavarois incertains avaient irepris leur obéissance; Fltalie , un instant troublée, tentrait dans Tordre prescrit; les Sarrasins déchirés n'osaient sortir de leur inaction ; les Grecs épuisés s'agitaient inutilement dans leur faiblesse. * Waifre tombait, et l'Aquitaine , séparée de Fempire frimc depuis trois générations, retournait de nou- Teau à ce vaste empire. C'était le comble, et aussi le terme.
Pépin avait achevé; son sort était accompli. U eftt joui de sa gloire ; mais c'était assez qu'elle fût complète : il fallut mourir. A peine avait-il appris le triste succès des embûches tendues au duc d'Aquitaine, avant même qu'il eût eu le temps de sortir de Saintes, une fièvre ardente le saisit. Quelques jours passèrent , et l'on reconnut qu'il avait une hydroplsîe. Instruit du danger. Pépin se fit porter à Poitiers d'abord, ensuite à Tours, enfin dans l'abbaye de Saint-Denis, implorant successivement sur leurs précieuses reliques, l'assistance du bienheiu^eux bartyr et de saint Martin.
Mais le mal résistait toujours, et le roi mourant se troublait, craignant pour la fortune des siens. Il awt eu quatre fils : l'un nommé Pépin, comme lui, et qui était mort au berceau; un second nommé des, et qui avait embrassé la vie religieuse ; Charles enfin, qui devait être si grand, et Carloman qui devait à peine régner. C'était à ceux-ci qu'allait
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échoir ce glorieux héritage ; mais il fallait encore le leur assurer, et prévenir, s'il se pouvait, les obatacles, les rivalités, les dissensions. Pépin donc convoqua les leudes et les évoques autour de son lit de mort, et divisant de nouveau^ d'accord avec eux, ces royaumes si laborieusement réunis, il assigna à Carloman la Bourgogne, la Provence, les terres recouvrées sur les Goths et les Sarrasins, une importante partie de l'Aquitaine, l'Alsace enfin, et avec elle tout ce qui était au-delà du Mont-Jura. Le reste de l'empire franc fiit à Charles (1).
Ce fut une mémorable délibération , une souveraine sentence de roi et de père, un acte de pleine et absolue puissance dans cette puissance frappée qui allait finir. Pépin étendant son règne jusque sur celui de ses successeurs, décidait, sans contradiction, sur quels lieux et sur quels sujets chacun régnerait , quand lui-même il ne régnerait plus. Il érigeait et distribuait les royaumes. Il ne constituait pas les rois, mais il leur constituait leur domination; les Francs assistaient et applaudissaient. Mais bientôt ce suprême arbitre des plus précieuses et suprêmes choses, n'eut plus de puis-
(1) Les détails de ce partage sont pris du troisième Gontinuateor de Frédégaire. Eginard dit tout autrement^ dans sa Vie de Gbarlemagne. Il dit que « Charles devait avoir , pour la goayer-
* ner, la portion échue autrefois à leur père Pépin, et Carloman
• celle qu'avait eue leur oncle. » Mais Ëginhard parle da par^ tage tel qu'il fut modifié après la mort de Pcpin , et le premier chroniqueur , du partage tel qu'il fut en effet réglé par ce prince.
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sance lui-même ni de volonté; il s'éteignit, et d'un roi si grand, d'un esprit si fort, d'un guerrier si vio torieux, d'un dominateur si inflexible et si redouté, il ne restait qu'un nom, un bruit, une longue mais vaine mémoire. Cette renommée, étouffée et trop à Fétroit entre deux autres renommées plus belles encore et plus hautes, n'a pu croître assez librement, et s'est arrêtée plus bas qu'elle ne devait. Les noms de Charles-Martel et de Charlemagne ont comme effacé celui-ci, digne d'eux cependant et presque pareil. Dans la politique, toujours des succès; dans l'administration, toujours de l'habileté; dans la guerre, jamais de défaites. Les Allemands, les Bavarois, les Saxons, les Lombards, les Sarraàns, les Aquitains, tous croyaient vaincre, tous lurent vaincus. Pépin ne prépara point les mêmes dioses que Charles-Martel, il les accomplit; il n'aceomplit pas les mêmes choses que Charlemagne, îllesprépara. Venu à leur place, il eût fait comme enx; venus à la sienne, ils n'eussent rien fait de pins grand.
XLIX. Aucun des deux Charles n'eut les emkrrasde l'usurpation; Pépin, qui les eut, les surmonta avec une éclatante prudence. Pourquoi les lecepta-t-il ? H en faut demander le secret à l'ambition, qui ne laisse guère négliger ce qu'on peut, elle qui conseille toujours au-delà. Cette œuvre si hasardeuse et si difficile fait en même temps la gloire de ce prince, et la souille; car il y réussit, mais au-
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cune raison légitime ne le justifie d'avoir entreprhu Il ne se fit roi que pour Têtre : les Francs le âotif frirent, mais ne le demandaient point; Tétât q[d11 défendait et gouvernait comme maire n^avait pdittt besoin qu'il changeât de titre. Il lui fallut aller jiUh qu'à labus du sentiment religieux, pour tromperai vaincre le doute des peuples» tache première M ineffaçable. Ensuite, l'injuste spoliation de son firÀrJ% l'équivoque dégradation de ses neveux, le meurttè inutile de Waïfer, Finfâmie vengeance exercée ocmtre Remistan : taches médiocres, si on les compafiB; fôcheuses encore si l'on oublie un instant le (|ort v < Ghilderic et de son fils.
Mais en échange, quelle habileté , et quelle grudeur ! La royauté était dans l'abjection , il s'en saisit ; mais à quelle hauteur il la porta ! L'empire è0i en lambeaux, il cède trop à son ambition; maisjp rassemble l'empire. Les Francs avaient perdntJjr quitaine; il lui fait une impitoyable guerre; mais p la rend à ses anciens possesseurs. L'Italie n'at^ guère vu des Francs que leurs désastres; il trompb l'espérance des empereurs grecs , mais il instruit cette Italie à redouter et servir les Francs. Il trouvait l'Église offensée par Charles-Martel , et c'e» elle qui le sert , elle qui l'élève , elle qu'il preiiA pour appui de son usurpation même et de ses oM^ quêtes. Elle lui donne le trône, lui assujétitllttAer^ l'excite contre les Arabes, l'appelle ouïe suitparÉJ les Saxons, lui ouvre l'Aquitaine, et, partout où ! lui faut un prétexte, s'offre aussitôt et le lui foundf
Ht^uvaitles grands abaissés, regrettant leurs droits, invoquant les vieilles coutumes, réclamant toujours ces grands et libres conseils, si souvent oubliés depois Ebrom; il rétablit les conseils , les convoque lisiduement (1), s'en fait un abri au lieu d'un obstide, et, contredit par eus une seule fois , désarme DDCore leur résistance ou la brise. Ce prince, quittant les exemples de Charles-Martel pour ceux de Pépin d'Héristal , fondait son usurpation de roi, mnme ce dernier son usurpation de maire, sur la double faveur des clercs et des grands. On eut à la ibis comme une triple révolution ; sur le trône, par le changement de prince; dans la royauté même , pir l'abolition du pouvoir des maires; dans la constitution générale, par le rétablissement des anciensesloîs.
I^. Toutefois, Fétat politique n'attira pas seul fdttenlion de ce prince ; il fit aussi quelques lois ppor réprimer les nombreux désordres qui s'étaient comme établis dans les mœurs à la faveur ^ nialheurs passés. Il est resté de lui six capituliôres ; mais presqu'exclusivement consacrés à la Aseipline des clercs et à la police des mariages (2);
''-(1) Les convocations se faisaient^ chaque année» dans des ini différens, pendant le règne de Pépin ; à Braine , à Gom- Mgoe; é Doren, à Nevers , à Worms, à Attigny, à Orléans , à Mrfges, etc. (Voyez les Annales d'ËginhardJ f (S) Daniel, Velly, Gaillard , s'étonnent que ces règles fassent li relâchées, et laissassent tant de facilités pour les répudiations. C'était la faute du temps, plus que de Pépin. Ce prince , mena*
à peine quelques dispositions éparses et peu importantes sur Tadministration de la justice et le châtiment d'un petit nombre de crimes. Un article seul mérite d'être remarqué, celui qui prescrivait la convocation de deux synodes généraux chaque année, le premier aux calendes de mars, et en la pi'ésence du roi; le second aux calendes d'octobre, hors de sa présence (1). Le retour fréquent et régulier de ces assemblées ne pouvait manquer d'être favorable à l'église, à la justice, aux mœurs générales, à la paix publique.
Pépin était de petite taille , d'où lui vint le surnom de Bref; mais il était en même temps d'une force de corps singulière , d'où vinrent d'absurdes et méprisables récits. On a raconté qu'un jour, informé des railleries que faisaient de lui les principaux chefs de l'armée, il les convia à leur spectacle favori , d'un combat de bêtes féroces. On amena d'abord uu taureau furieux, et d'une grosseur peu commune; ensuite un lion, ardent, farouche, ter-
géant l'esprit de ses peuples , ne voulait avancer que progressivement et avec prudence , dans la réforme de Féglise et des mœurs. U faisait le plus qu'il pouvait; c'est lui-même qni le déclare dans le préambule de l'un de ses capitnlaires : Et quia facultas modo non suppctit ad integrom , tamen aliqaa ex parte valtessc rorrectum... Et si tcmpore serena spatiaque tranquille divinilus fuerint ci collata , cupit ad plénum secondom sanct»rum canones plenius. melins , pcrfeclius intègre que inantee conservare... Tamen iterum quod melius possumus... etc. (Gepitul. Synod. Vern. ann. 755.) (f ) Capitu. PippÎDi régi s, anni 775, art. 4.