III
142 mSTOH^DGKAlLMCS.
^\As 9ê «ëpwaflt d'Àdai^, il Yimtnsifk à VéMie
qiï'autftiem à faire les Franos, deiK rais i, dëpoiséder, de plus longs et de plus nombreux efforts à entretenir. La guerre en s'étendent peut changer; le temps , quand il se prolonge, amène toujours de jkvond)les hasards.
XXVI. Les Lombards croyaient leur viDe de Pâ- TÎe inexpugnable, et les exem[dës de Pépin avsâeBl &it voir qu'on ne la soumettrait pas lusëmett. Forcé de l'égler sa propre condmte sur la conduite de son ennemi, Charles^ renourelant ce qu*il avait déjà essayé pour le passage des Alpes, se fit deut armées, comme Didier s'était fait deux places de sûreté et de résistance. Avec ia première il com-* mença le siège de Parie, et réduisit le roi lombard à l'inaction; avec la seconde, satisfaisant tout msemble à l'active impatience des Francs, à leur effirénée ardeur de pillage, i la nécessité d'occuper le temps et de hâter la conquête , il alla successivement menacer, ravager, soumettre toutes les provinces de la Lombardie. Alors, et le pays presque entier lui obéissant , il tourna rapidement sur Yérone, et l'enveloppa. Peut-être y étatt<»il moins attiré par la ville elle-même et par Adalgise, que par Gerbergect ses fils. Vérone était forte, mais les moyens de défense y étaient moins d>ondans qu^à Paim; le pbtû d'iBtiitetars ^taTétait tracé Didier avait eette
UVRE XV.(7e8.tt4). 24$
basej^^ëviter, au moins pour son fils, le malheur de ttMMber anpou?oir de Charles, s'il ne parvenait pas hii-mème à s^en préserver. Adalgise, jeune prince dont rexpérienee n'avait pas encore fortifié la courage, ne se ressouvint que trop bien de eeiite instruction de son père. A peine les ap« prodies faites et les pranièns attaques essayées, il se déroba secrètement, à la faveur de la nuit, parvint à la mer, s'embarqua, et s'en alla chercher un aiile à Constantinople. A cette nouvelle Vérone i^émut, tout espoir de résister se perdit, toute vo« kmté de souffirir les calamités d'un siège fut aban* donnée* Us envoyèrent humblement à Charles , A ce prince, reeevant avec joie leurs soumissions^ ii'efsigea d'eux rien de plus, si ce n'est qu'ils lui livrassent ses deux neveux et leur mère. Ils fii^ rent livvés : Charles, cette fois , ne se souvint plus des géfiéreuses plaintes qu'il avait faites lorsque Gerberge, craigneint pour ses fils , s'était enfoie de Metz ; les jeunes princes ftirent dépouillés de leur dievelure, enfermés dans un monastère^ et voués à rhumble vie des moines (1).
XXVII. Il ne restait plus que Pavie î c'était bien peu à ne considérer que retendue ; c'était beaucoup à mesurer l'influence, la force réeUe , la population^
<1) Syagrins, l'im d^ ces princes , fut «Mine daos Tabbaye û$ Saint-Ponsi ensoitç ëvèqoe de Ffice; IL/BOiiniteB odeor de sainteté. Oa ne ssitrten devmMM»
la richesse. Cette faible portion du royailme en était pourtant toute l'image; cette ville dâl^t, b conquête était toujours incertaine, la Lombardie vivait. Charles , Vérone tombant, y ramena sa seconde armée. Le siège alors prit une activité qu'on lui eût dii&cilement donnée avant ce retour. Les Francs , avec une constance dont il n'y avait point chez eux d'autre exemple, étaient demeurés patiemment tout l'hiver, campés à l'entour de la ville; mais ils la cernaient plutôt qu'ils ne l'assiégeaient; ils observaient et n'attaquaient . point. Charles vient enfin, et tout change; la saison n'était plus contraire; les assaillans avaient double force; les places voisines n'inquiétaient plus ; qu'attendre encore? Le jour approchait où devait se dénouer ce terrible drame de guerre.
XXYin. Cependant la solennité de Pâques arriva; Charles, avec les desseins qu'embrassait sob ambition , eut bientôt compris l'avantage de se concilier l'affection du peuple de Rome, et reconnut la nécessité de se mettre en pleine intelligence avec Adrien. Les saintes fêtes qui se préparaient lui en offi*aient une favorable occasion; il n'eut pas l'imprudence de la négliger. U vint à Rome , en apparence par le zèle seul de la religion , en réalité pour un double intérêt de religion et de politique. Une pompe inusitée l'entourait ; une fastueuse suite d'évèques, de leudes^ de chefs militaires, était avec lui; ce voyage ne fut qu'un long triomphe. Les
peuples du territoire de Rome bénissaient en lui leur libérateur ; Rome, à son tour, dans la première ferveur d'une reconnaissance encore si récente, attendait, avec d^inexprimables transports d'impa* tîence et d'admiration, le roi magnanime qui lui rendait libéralement tout ce qui lui avait été enlevé, et semblait n'avoir vaincu qne pour elle. Les magistrats s'avancèrent jusqu'à trente milles de Rome pour le recevoir; le pape, jusqu'à la basilique de Saint -Pierre; les troupes en armes, bien au-delà de la basilique; le peuple entier avec des bannières, des palmes, des chants de triomphe, encore au-delà. Adrien avait voulu qu'on allât audevant de Charles avec les croix, qui ne se portaient que devant les exarques et les patrices ; sitôt que le prince les eut rencontrées, il descendit religieusement de cheval , et reprit à pi^d son chemin. Arrivé enfin à la basilique de Saint-Pierre, il se prosterna sur les marches, monta lentement avec les plus touchans témoignages de dévotion et d'humilité; puis, avançant sous le portique où le pape, vêtu des habits sacerdotaux, s'était arrêté, pour première parole, il lui démanda chrétiennement le baiser de paix. Ensuite ils entrèrent, allèrent au tombeau de l'apôtre, et s'y agenouillèrentlongtemps pour prier; cependant les clercs, les soldats, le peuple, chantaient àl'envi, dans l'enthousiasme de leur joie pieuse, les saintes paroles du psaume : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur (1).
(1) Peaum, 117, yenic. 25.
14C mSTOlMEDESIIlAMfift.
XXDL C'était la teille même de Pâqûés; les trois jours qui âttitiirétit flirent réservés aux 09tt« Très de la religion. Charles sè montrait avec em» pressement à ce peuple chrétien, et réchauffait iik« céssamment son admiration par l'affabilité, les aumônes, les marques réitérées d'un zèle assidu. On le vit tour à tour, au palais de Latran, pieux spectateur du baptême des cathécumènes , et dans toutes les églises de Rome, assistant ayec la plus infetigable régularité à toutes les cérémonies de Ces longues fêtes. Le quatrième jour enfin prévalurent d'autres intérêts; il y eut une nouveUe entre- Tue, au tombeah de saint Pierre, entre le roi et le pape. Confirmer l'ancienne donation de Pépin , régler avec plus de précision les limites de la prin« cipauté qu'elle établissait, étendre et fortifier l'alliance entre les Romains et les Francs, ce Ait l'objet avoué de cet importante délibération. Charles eti effet y ratifia le traité conclu autrefois avec Etienne, à Chiersy; il renouvela et même augmenta la donation : Ravenne et la Pentapole, les duchés de Ferrare, de Bologne, de Spolette, de Bénévent, Terracine, la Sabine, la marche d'Ancêne ; quelques portions de l'Istrie, de la Corse, de la Toscane, du territoire de Naples, telles devaient être les possessions du pape et de Rome (^). Non
(I) « Ce nooyel état, avqnel Athanase le bibliothécaire doone pue grande étendae» y compreDanl l'Ile de Cerae , les prerioees
coBtent de signer lui-^même, le roit chose qui mérite d'être remarquée * fit signer aussi cette con^ vention par les évêqucs , les abbés , les leiitles qui raccompagnaient» On renferma dans le tombeau de saint Pierre^ on la plaça sur ses os, et, au même moment, ayant (ju*on eût scellé le sépulcre, le roi et le pape » les nobles romains et les nobles francs jurèrent^ par ces glorieuses reliques, de garder perpétuellement la'foi du traité. Mais n*y eut-îl point d autres transactions? L'intérêt de Rome fut-il, camme on Ta trop répété^ l'unique sujet de cette célèbre entrevue? Charles ne régla-t-il rien pour bi-même, et ne reçut-il rien en retour (1) î Ce se-
de Venise et d'iitne, Parme, MaoCoue, Reggîo, et quelques autres places, dont les attire* hiHoriêns ne cantnennent pas. Je ^m qu'il faut s'en tenir aux le tires d'Adriea même , et de boh jrêdéceaseur. » (Daniel).
(l) • Méieray dît qu'Adrien, en reconuaîasauee de tant de famm, par Ta vis d'uû concile de cent cinquante-trois é% êques , dranapleio jM^UYolr àCliarlemagne et à fous ses successeurs, roîs h Fr&Bc^, d'éitre et de déposer les papes. * Héuault â sou tour flCdnte « qu'Adrien accorde à Charlemagne , dans un concile tena à Rome , le droit â' ordonner de Véteciîon des papes , et de k confirmer. * Et il place cet événement eu Tannée 773^1
AnqueUlj plus voisin, â ce qu'il semble , de la vérité, rappfte séulemeul que < Oharlemagne se réserva le droit de coti^ Jirmer t élection dei pûpet , et de dOQuer riuvesliture aux èvè- ^ues. • ObI égalemeûlciï que rapporte Pasquier, (Rech,, liv- 3, chtp. 4.)
Le fait, réduit au simple récit d'Aoquetil et de Pasqnier, n'a Tim que de vraisemblable et de naturcL Les rois francs , après 1 expulsion des Grecs et racquisitiûa de l'Ëxarcbat, durent se
croire invêElis de toutes les prérogativeE qu'avaient exercées
Im empereurs de Censtaiitinople, en Italie • Or, le droit de cof^t-
raît trop de crédulité d'attribuer â ce prince uneU*
béralité si impréToyaniep S*U donnait beaucoup»
firmer V élection avait ton jours appatt^ûu â ces empereurSp aasti bien pour les êvèques de Rdoib q^^ [paur les autres évèque& é% rËxarchat.
C'était même le droit uqî verset rie ce temps. On élisait les évè-^ ques, mais le consentemetit du prince était nêcelssaire. It s'ea trouve de nombreux exemples daos les chroniqueurs , pour ca qui coQceroe l^église des Gaules. Le plus remarquable , peutêtre , est celui que rapporte Grégoire de Tours, de l'évéque de Saintes, Emerî, et du roi de Paris, Ghariberl. On prétendait que cet évèque avait êtè sacré Baus le concours du métropolitain ^ et sur l'ordre du roi Chlotaire» Ch loi aire mort , les évèques de la province s'asi^cmblèrent , et nommcreut un nouvel évèque pour remplacer Emeri Après quoi 'ils envoyèrent Tac te de nomination à Gliaribert , afin que ce prince ff mit son approbation.* Mais te roi, loin d'y consentir , punit le prêtre qui lui avait apporté cet acte* imposa de fortes amendes aux évèques qui tV Vdient signé, et remit Ëmeneu possession de son siège*
Il y a d'ailleurs Tédit de Cblotaire H, donné en GI5 ; Episeopo deeedento, in loco ipsius » qui a melropolllauo ordinari débet cum provincîalibus, a ctero et populo eligatur, et si pei sooa condigna fuerit, per ordinationem principis ordinelur. On a eneore la préception de Dagobert ter, de Tannée 636: Quamobrem I juxta dvium petitionem» nostrani quoque concordante m în om* 1 nibus voluntatem, decsrnimusacjubemm ut.*, vlr illustris D0- I siderius* Pontif&x âeMat consecrarit etc«
Mais que Charlemagne ait reçu d'un concile le pouvoir d'étîrd et de déposer les papes , ainsi que dit Mèzeray. cela est â la Cols sans vraisemblance et sans preuve. Car, d'uncètè, ou a pu Toir par Tentreprise encore récente de CbrîstopUe . et par Télévatîon d'Etienne IV, quelle répugnance avait le clergé do Rome â se laisser dépouiller de son droit d'élection. D'un autre cote ^ on ne trouve^ que je saclie^ aucune trace delà convoeatioa de O0 concile de 775 ou de T7-Ï, ni de ses actes*
Le seul témoignage que pussent alléguer Uonaull et Méxeray» i je ne me trompe, est la chronique du moine de Gemblours p
il avait aussi beaucoup à attendre; car ses derniers desseins allaient bientôt éclater, et nulle autre oc-
Sîg^heri, ouvrage écrit au doiuiëme fsièrte seulement, et suspect au plDB baut degré sur toul ce qui conceroe l'autorité des papeâ; ^arsoti auteur, apologiste zélé du schisme de l'empereur Heurî quatre, avait timbrasse forl lèmèrati'euieut ta querelle que soutînt ce prince contre Grégoire VU , Urbain 11 et I^aecal 11, au sujet des investitures.
Slgeberl suppose d'abord qu'après la soumission de Didier, Cturlemagne fit un second voyage à Borne , où fut aussitôt convoqué un concile de cinquante-trois Évoques: ensuite il ajoute t lûquà Hadriauugpapî], cum nuiversali synodo, dédit eijuseiigendi poniificaïi et ùrdinandi aposlQUcam sedem; dignilatem tiuogue principatus. Insupcr archicpiscopos et episcopos per sin-' galas provincias at» eo investiluram accîpere deftiuivît , et ut Hiiia rege laudetur et luvestiatur episcopus, a nemÎDecoDsecretar: omnes quehuic decreto rebelles anatliematisavit, et nisi re- ^fipiseerent l>ona eorum publieari-
^Llfaîs c'est une preuve puissante, quoique négative, que lesî- P^ace absolu des lettres d'il d rien » du bibliothécaire Atbaoase , r des Annales d^Ëginliard, de sa Vie de Gharlomagne , des Chro- I tiqu€s du moine de Saint-Gall, du moine d'AngouIème, de TAs- I troDome, de Thégan , de tous tes écrivains contemporains , de l^aseeuic , sans exception , qui ont précédé Sigebert. A quelle .isarçe ce moine , qui écrivait trois siëcles après Charlemagne , fâil-il puisé son récit?
Oj3 trouve au sixième tome, P^g@ t75B, delà grande collection ^coQciles, du père Labbe et du père Oossart , une note judifistisedis chanoine Se vérin Binin laquelle mérite d'être reprO' (faite, et peut aider à résoudre la dirficnlté. < Haîc . dit-elle , in iratiam Henrici imperatoris schismatici , Sigebertus. Sed men- ^dam esse, comuientum, et imposturam quœ scrlblt , quis non fidel T Nam prDDterquam quod isto auno , ad Uioc 34^, sine ulla ilterfos scriptoris auctoritate assuerat j etiam optimis quibusque ^irdedignissimis Carolinœ vitie scrîptoribus» imo ipsius Caroli {^Qfili tultannibuspugnantîascribit, ËginliardusquiCarolimagnî btert m tu^rebût^ vitam que ej us accu rati&simescrib ébat, expresse
1»0 HISTOIRE DES FRAWCS-
easîon !ie pouvait être plus opportune pour se ménager TutUe assentiment d'Adrien. Il n'est point
aflûnn^t tpsuoi Ctroluzn dod disI qaater &e romain conlukjsid (en 774. 7^1, 197 et 800). Si Yerum est quod Stgdierttis «H , aoa qvêter sed quîitquies romam TéDisse Carolua^ Eidam Sîgebert^ repugOAiil conâtilutiones capitula FrancOp llb 1 , cajfï, ^.»i« Ergo non alUer clericas » episeof»oi el poDlitkes eligi nique ordinaH expetebat quarnsccundum proescriptum sâcrdrum cananiiin« Fof^ tafi«« dtcea oyaluin prtvilcgium rËcuiâvit ; ÏMuâ pro hujtit tticî mterprela^iaite affcrrj potest , ii aliqua auctorilale pr^batam f^ ret quod Sigeberlui suo iogenio excogiUlum primus » aantt ad bine trecentjfl etquadraginladuobas, \n vulguin emisit. Id êlae- Uaoe Uadriafii It Gralîaaue, in diâtioclioiie 69, eap. 39 ^ c^titl^ gme reft&ri, qued cum tlle eondeosn lutins derl elecliift fuIsMt» IfigaliqQo LudoviCJ iDipera loris, tune Eomee présentes » molesti ferreul, se ad expeclaaduin prâËàulls electionem invitatas doq fiu|si« ponUlûv fllectiift reepondent qtiod dod rau^a eonlemptas Augtisli, sêd futuri lemporîg prûspeelu ofnUfium boe fu^rît ^ ne vjdellcet legaloi principyoi in êleciiDQe romaQorum prseautif es« p»«stia^ mos par tiujuginodi fomitem iovalesceret. Ciidê aTidenlir tomtti qaad ooD fantuni lege^ et consUtalioiies Garotioi^, JfmTnqiie tiowaii inveslitura>, S6d eliampraiift ecdesi^ et leget iUmifii gticc«A<30Tiim liïiperalorum foniiïïenlitiopnviLegiofepiJg* tteul**» (Coaeitiomm eotleclio Afaiima, Parh, 1661)«
Bifll poueae bien titi peti lom , même iia peu trop loin ta dé* moQstralioD; car il oublie que nonobâlant le capltutairt qiill rap^ pÊàlB, et qui »6 rapporte à l'éteeUon plwlôl qu'à Fîustitutioo des ififtita, im priuces de la deuxième raee coutiuiicreDl d'eiereer la» drotli qu'tvaieol tiercés ceux de la première. On le foll dairemefit daui les capiiulaires eux-mèm€9 (CapUuL additio % iH. M) ; dana la prwiamation donnée eu 859 par Gharlea*le^ Chaude. lUetrofiolisseauonam quam, Juxta consitetuéinem prm' à^ûsmrum meornm rcgunij WeDoll» oou^eDiu aacrorum epîico^ pomn &p»iu« metropQlis , ad Oubemandum cùmmin (ar*, t^ éitt» lei AaAaL«s d'figlQhird , année 8il. t Louis , d'après Xé* • la«llo« Ibîle et Tassenitment exprimé par le clergé de la viflt . • éê MitZf éemia Dmir^n p^ur pasleur à eti\% égHte « il lï^MtM
UVLEXV (760*174).
tÈTiïéraîre de l'affirmer, ce fut en ce lieu et ce même jour que se décidèrent les nouvelles destinées de la lombardie.
nbmde relever à répiscopat; » el enfin dans les nolçs d'EU^nne Muze sur les capi(ulaires : Ostendimui eâm legeni naa fuisse dutrYalam, ao aihil ominug reges dédisse episeopataSp id quod inBiîmcris exemfdis probari po^seli Imo id facLum fuisse fum k hm romaDnnim pontineum venla Yiiiio manifesle colUgHur, |b|fiod ipsi reperiuntur epùcQpa&us postulasse à r€gi^us* (Ad F opilul lib. t.)
■ BJQÎ oublie eicore ([ae , malgré rassertioQ de Graliea , cl la
^WpoDse qoHl prête à Adrien 11, d6 nombreux exemples èUblii-*
^nntque, do ce temps , réloetioD des papes ne pouvait se faira
qi'«n préseticê des envoyés francs p — Tpsorum quoque Romano-
mm pontttleum electio fieri * per îllas lempcslates » non pelerat,
dira prâ^sentiam mtssorum daminicarum , nt pUribus diclum
est ad Angobardom, p. ^^5^ (Baluze, Not£e ad Mareutf.) II n'est
pfli d'ailleurs bien logique de nïer le droit attribué à Charte-
ma^^ae sur le fondement d'une tentative conlrairei essayée sous
rirrière-petît-fils de ce prince. Aussi Baluze aceordaîl-il peu de
[fiance au récit de Gratiea t Sublestœ ac valde dubîa; fldei
Ipid me est Ista Gratiani narratio, (Baluze , apud Angobar-
dois.)
Mais il y a des preuves directes qu'il était eucore moias confiiab1« de négliger . 0'abord ce que rapporte Eginhard ' Que dlAmet« (ValeDtluus)Gregortu§ presbilertilulî sanc^ti Marti etee-» 1b5, gêd non prim ^rdinatus eslquam kgfftus imperatorii /îottmi mn il, et ekctmnem popu H me n se sep itm hr is fa clam qua* mit examinaviL {Annal, aun. 827 J Ensuite, ee passage si Arquable de« annales de Saint-Bertin t Gregorius Homanx imm pontifex decessit. Cuî Sergius sueeedens, iu eadem sede liai tu r, Quo, in sede aposlolica ordinato, Lolharlus filium Blndovicum Itnmam , eu m Drogono mediomatricorum q^îscopo^ dirigit ; aelnros ne deinceps , decedente apostolieo , ^ttisqnani \\ï\c prmler sui jussionem "missorumquê suomm pTœ~ smHam, ùrdinetuT Anlistes. Qui Bomam veniez tes bouorifico reeeptî êunt^peracloqne nt^atio, etc. Deplui^ le déerel êE pape
XXX, Charles, ces graves négociations achevées, relouraa promptement à Pavîe, afin que la guerre aussi s'achevât. Maïs dans le même temps Didier, quoique trompé dans toulcs ses autres espérance», en vit une enfin se réaliser* L'Aquitaine, rAusira* i sîe, la Bavière mémo, trop bien conienues, n^H vaient pu répondre à ses nombreuses provoc^ tions;la Saxe seule, plus libre et plus favorablement disposée, essaya de détourner Tattention de Charles, ou de profiter du moins de soit absence. Une forte armée de ce peuple, toujours prêt pour les entreprises de guerre, se porta inopinément contre le fhateau d'Ehresbourg, encore occupé par les Francs, malgré la paix qui en avait suivi conquête. Le succès fut prompt, le château ce et les Saxons victorieux le ruinèrent. Ils s'étendî-
vi b^ [ïé^l
Jean IX^ dans le cojicile lenu a Raveane, ea ranoèe 901 : Qm gancta ecclesia Bomana cui pr^&idemuâ » plurimas patilur vi^ leotia», ponlinec ottËUDlc; quaa es hoc infereotur quia absqtii împeratariâ noMtîa ci suorum legaiorum prœse&tîa ponlKicis fil coQâecralîo , tiec canonico ritu et consueêudine , ab imperalorfi dîrecli ialersunl nizntii, qui violcDtiam et scaiidala in ej us coq* secralîonâm ïiou permiUaat Aeri » voLumus ut de tu ceps id a^ljicetur; et coDsLîlucudus poDiiTex, cotive[i[€iUiE>us episcopis et uni* verso dero elîgaîar, eipeclanleseDatu et populo, qtiï ordinandiis est; sic io eonspectu omnium celeberrime electuâ ati omuibiiâ prwsentibiis tegalis imperialiùm^ consecretur.
Sur tout le reste, ûD lie peut guère sq dêremlre d'adopl sêntirueaLde Bioi ; par couséquent de rejeter ta fable de Sig& bert, et les récits d'HéoauU et de Mézeray,
biiâg
It .ensuite dans la Hesse, franchirent l'Eder et 5^};' renversèrent Deven ter et Buriaburg, et maréhérent enfin contre Fripdslar. Il y avait dans ce lieu une basilique renommée, ouvrage deBoniface, Féloquent apôtre de la Germanie : les Saxons souhaitaient avec ardeur de s'en emparer, impatient qu'ïljs étaient de venger par la destruction d'un temple chrétien, la chute amèrement regrettée de léâi^Slriiânsul ; mais ceue consolation ne leur fiit Bas l^l^^ée. Pendant que redoublant d'efforts et de zèlja^w^'^é'acharnaient contre les obstacles que multipliaient les Francs enfermés dans Friedslar, tout à coup, sans qu'on en puisse dire la cause, un effiroi soudain, profond, prodigieux les saisit; les rangs se rompirent, un afïreux désordre confondit en un instant toute cette armée; elle s'enfuit, se dispersa, disparut^ sans défaite pourtant, presque sans combat et sans ennemi.
XXXI. Charles ne s'était pas effrayé de cette agression; il se reposait sm* les comtes laissés à la , ^Érde de sa frontière, et remettait à des temps prochains le soin de punir l'infidélité des Saxons. Il pressait Pavie, et ne la voulait quitter qu'abattue; il pesait de tout le poids de sa gloire sur la Lombardie, et ne lui voulait plus donner de relâche. Mais Didier, avec sa prudence, et le vieux duc Hunoald, avec sa courageuse opiniâtreté, faisaient craindre encore une résistance longue et désespérée.
ISA ÏIISTOtRË ]}m FRANCS.
En ce moment uq auxiliaire puissant, terrible , et que les Francs n'avaient pas prévu^ întervîût, pour abréger à la fois et cou!*onner leurs travaux. Un mai contagieux se répand inopinément dansPa* vie, inconnu , rapide, infaillible* et qui n'a dVutre fm que la mort. Ce peuple frappé de Dieu s'épouvante; il maudit la guerre, fléau redoutable, qui n'enfante que des fléaux; il gémit^ murmure et me* nace ; il implore, ou plutôt commande la paix, unique espérance, au milieu de tant de misères. En vain Didier, en vain Hunoaldrimplorentluî-même, sollicitant son orgueil, sa commisération, sa Mé^ lité; le conjurant de ne pas subir rhumilîante op pression des Francs, et de ne pas les abandonner! leur vengeance. Un reste de soumission préserve encore Didier; on le plaint, on le respecte, on Vé* pargne; mais Hunoald, moine fugitif, étranger fa* ta], dont rimpie ambition a, disent-ils, attiré sur eux ces malheurs, bien loin de Técouter, ils Toutragent; au lieu de lui obéir, ils profèrent contre lui les plus menaçantes imprécations* Leur folle colêpô s'irrite de sa constance; leur fureur s*exalte dans ce tumulte et dans ces clameurs. On rentraîne enfin, ils le suivent; on lui persuade de fuir, ils s'^ lancent; enveloppé, frappé, accablé, il tombe, il eï" pire; malheureux prince, qu'un crime avait jeté dans le cloître, et qui ne sortit du cloître que pour mourir par un crime ; race abandonnée de ia fortune, et qui ne rencontrait plus que des morts san* glantest
}pPQQ«^^dier « vaincu par les skAs plut qde par lea Francs, envoya demander à Chwlea plutôt des sêcQura que la pai^. Charles , en l'état eu ra«> t4t ràiuU le daoottrageœent des Lombardi et la sMitmif oubliant trop les liens qui Tavaienl uni à €8 prince, jugea que ee serait asse^ fidrè de lili a^ corder sûreté* Tout le reste ^ il le refiisa infl^EiU^ ne&t; ai^trésors, ni rang^ ni royaumes ^ pfes même une vaâie image de gi^ndeur ^t de libertés H âdkii éeseraéMidiu u*ône, entrer en eaplâvité, reoercèr la tie à litre degrâce; ennemi imj^aeahie i il reseeQtrait uù implaeable ennemie Didier, toute autlre Mpérance lui étant ôtée, accepta courageusement ces humiliatiotts, et les souffirit ayec ima iiiadtéra-' Me pati^ee. On l'envoya dans le monairtèm die Corbie, où il languit eneore de loia^^ues aonëea, mk btiant, ef&Qaal, exjMant sa vie de roi, eadtaot» par les austârités de sa pénitence, rétonneoient et Tadnnration. La gloire, si vainement poursithfw do^ rant sa puissance, il la trouva quand il ne la cherebait plus, dans l'adversité.
XXXin. Chartes était malti^, kl ftMtiii« kriafiât tout donné. Hpouvaii détruire lé royaume de Lombardie, l'abaisser au rang des provinises , et le eno» fondre , comme TÂquitaine ^ dans Tempire Frane* Ou son orgueil ou sa prudence fén dissiiadètent; il trouva plus grand ou plus politique d'être deux. Soi» roi. Chargeant doncson front de
256 HISTOIP.K DES FRANCS,
ronne , il se fit roi des Lombards (ljbn*^l s'efforça d'apaiser les regi»ets de ces peuplée *en leur .fidsant croire qu'ils avaient seulement changé de prince. Plusieurs de leurs chefs leur furent laissés en effet; il y eut encore des ducs Lombards dans le Frioul, dans le Piémont , à Béuévent même et à Spolette. Charles savait quels ménagemens sont nécessaires aux dominations fondées par la conquête ; il affectait de la confiance pour en inspirer. Cette confiance toutefois eut des bornes, et les nombreuses troupes qui restèrent pour retenir leurs villes dans l'obéissance , ne rappelaient que trop aux Lombards, leurs défaites et leur sujétion.
XXXIV. Didier n'était pas de la race de leurs anciens rois. Elevé fortuitement par une faction de soldats, combattu longtemps, quoique sans succès, par une autre faction, puissante et mal réconciliée, il en fut plus facilement délaissé des siens, lors- <iu'entralné par son aveugle ardeur de vengeance ,
(1) Charles prit alors les lilres que voici : Rarolas gralîa Dei, rex Francorum et LoDgobardoram , et patricius RomaDorom (Epistola ad OfTam, regem Mercioram, aoDo 774).
Dix ans plus tard ileo preoait de bieo dirrérens : KaroIasioH perator Aagastas , RomaDom gabernans imperiam , qaî et rex Francoram et LoDgobardorain, necDon mododomioatorelSaxonmn. (Pneceptam de Sdio. Grascis et latinis, ete )
11 prenait aussi le titre de défeosear de la sainte église de DIeit Defensor saoctœ Dei ecclesia. — (CommoDitoriam datnm Aogilberto. — Epist. 'À ad Offam.--' Capital. I, ann. 769. — Ca- . AqnisgraDeiisa.)
il se hit p^éeipitë dans ces folles combinaisons de trahison et de guerre, que la fortune refusa si obstinément de fovoriser. U eut pourtant des serviteurs courageux, et cpii lui gardèrent leur foimalgré ses malheurs. Son secrétaire Paul fut de ce nombre; il £aut recueillir ces nobles exemples qui sent les plus utiles omemens de l'histoire. Paul, simple diacre d'Aquilée, était un écrivain de renom; il avait publié une histoire des Lombards ,^ ouvrage accueilli , dans ce siècle, avec d'unani^e^f |^pp)i9.l^r dissemens. Charles , qui aimait les arts, et recherchait avec un empressement digne de louange, les hommes, si rares alors, en qui éclatait quelque lueur de savoir, avait ordonné à Paul de le suivre. Mais on sut bientôt que rhistorien, peu jaloux de plaire à ce prince, faisait éclater sans ménagement, de profonds regrets et de vifs sentimens d'amour pour son premier bienfaiteur. Charles surpris , le fit appeler, et voulut apprendre de lui les causes de son imprudente obstination. « Ne les connais-tu 9 point? lui demanda Paul. Les devoirs ne se rè- 9 glent pas sur les accidens de la vie; mon maître > est Didier; je dois fidélité à mon maître. » Vertueuse parole, et que tout homme de bien voudrait répéter. Cette liberté, nouvelle pour Charles, irrita d'abord son orgueil. «Tu me manques de foi, i> cria-t-il; va donc, et reçois le châtiment des par- 9 jures (1). ï> Réfléchissant toutefois, et pesant de
(1) On coupait la main aax parjures. — De eo qui perjaritim m. 17
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nouveau la généreuse réponse de Paul , il connut bieniôt en quelle méprise la colère Favait entraîné, et qu'au lieu du parjure , il en allait au contraire punir le refus. < Qu'il soit libre, reprît à l'instant
> ce grand prince; eh qui transmettrait àlayenir les
> événemens dignes de mémoire , si nous faisions 9 mutiler la main qui a écrit de si admirables an-
> nales ? *
fecerit, nullam redemptionem det^ nisi manum perdat. (Gapila anDi779, art. 10.)
CHARLEMAGNE
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