‹ Histoire des Francs (volume 3)Chapitre 41 sur 135 · LIVrE XV (TfiS · texte numérisé non relu

LIVrE XV (TfiS

lofait crU| les Alpes franchies, rencoiitrer au-delà, laimée du prince Lombai^d , et que nul autre pro-

rês ne serait possible sans la vaincre- Il Tattendait inuiilement ; Didier, le succès des Alpes ayant ébranlé son armée, craignît de combattre si près dun jour de défaite , et changea subitement de dessein, Halenlir la marche des Francs, Tiriquiéter, rembarrasscr, Tentourer de périls jamais certains^ toujours menaçans , ce fut quelque temps tout ce qa'il osa. Mais évitant toujours de se laisser engager, il ne réussit, par cette résîslance timide , qu'à fuir moins rapidement, et à céder avec moins de perte* Il traYersaît lentement, mais en vaincu, ces provinces qu'il ue disputait que par des menaces, 'Quel serait le terme de cette retraite? ou combattra, car a ne réussirait pas perpétuellement à tromper fes attaques de Charles, ou, s'il s'obstinait à ne point combattre , se renfermer dans ses villes , qui pouvaient seules lui en épargner le péril*

Ce fui le choix que persuadèrent au prince lombard ses appréhensions et son évidente infériorité. Mais le péril, quoique différent, en serait-il jjlus &itle î moins prochain peut-être , il serait encore imminent; car les plus fortes villes succombent devant un ennemi patient, et malgré l'ardeur, les Tieilles habitudes de guerre, rhumcur inquiète des Francs, rien n'assurait qu'ils dussent se fatiguer de lem^ entreprise- C'est pourquoi Didier, voulant multiplier ses chances heureuses , essaya de s'en ménager l'avantage en divisant le danger.

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