‹ Histoire des Francs (volume 3)Chapitre 66 sur 135 · XIII. De son côté, Aregise, plus circonspect · texte numérisé non relu

XIII. De son côté, Aregise, plus circonspect

(I) Thêopbane le réclame poar Irène; Eginhard Tattriboe à Charles. Mais cette ioatile précipitation n'était pas dans les ha-* bitades des Grecs, et n'était pas nonplasde lear politique actaeU le. Ils méditaient la guerre , mais ils n'y étaient pas encore pr6^ parés. Un éclat de ce genre était an contraire .dans le caractère de Charles; il était de sa dignité, et même de son iniérèL Âqadi bon la feinte, si les Grecs devaient perséférordAna lèorddliiâiit

plus dissimulé que Tassillon, non moins fatigué de Fînquiète domination des Francs et de Charles, avait, récemment et d'une ardeur nouvelle et plus vive, renoué ses anciennes trames en faveur du prince lombard. Il se fiait peu aux promesses qu'une nécessité passagère lui avait fait accorder, et n'espérait guère que le traité de Capoue survécût longtemps à celui d' Augsbourg. Puisque Tassillon, qui était de la race de Charles, avait été dépouillé, parce qu'il était beau-frère d'Adalgise, qu avait-il lui-même à attendre, lui, beau-frère aussi de ce jeune prince, et qui n'avait point d'autre titre pour balancer celui-là? On ne pouvait guère éviter de croire que sa ruine importait à la sûreté des Francs en Italie ; aussi leur ruine en Italie importait-elle à sa sûreté. Mais quelque penchant qu'il eût, et quelqu'intérêt, à s'engager dans cette périlleuse entreprise, ne le pouvant point sans appui, il ne le voulait pas non plus sans gages certains et sans avantages, n ferait la guerre, il se vouerait au service d'Irène, et pour mieux garantir leur fidélité son peuple et lui prendrait l'habit grec; mais qu'Irène, à son tour, lui donnât un titre qui le préservât, une

Et il pouvait arriver que ce gouvernement , timide et irrésolu d'ordinaire, craignit de poursuivre, quand il se verrait prévenu . Les Grecs perdaient à se hâter , Charles gagnait. J'incline à penser qn'Eginhard dit vrai. — Il n'en faudrait pas conclure cependant qu'Irène eût été sincère, et eût sérieusement désiré la célébration de ce mariage ; elle n'était pas si jalouse de fortifier ion fils contre elle-même , et de lui donner un appui tel qu'eût été celui de Charles.

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