LIVRE IX
pour Tautoriser, et la volonlé même du roi, impuissante pour la garantir. II fallut attendre un plaid pour rémancipation de ce monastère , et que le roi y vînt demander Taveu et le libre concours de ses leudes (I). Trois années passèrent encore , après lesquelles ce prince mourut. La Neustrie ne se réjouit, ni ne s^affligea ; elle n'avait pour lui ni haine, ni affection. Chlovis vécut sur le trône ; c^est la seule chose qui lui appartienne. Sa mémoire est restée douteuse; on ne trouve rien à en dire de plus favorable» Ses vices mêmes, s'il en avait , furent sans éclat ; ses vertus , si Ton peut lui en accorder, n'eurent ni solidité, ni grandeur. Au moins Sigebert , s'il ne se recom^ mande que par sa piété , l'eut-il assez constante et assez profonde pour obtenir avec elle l'universelle vénération des peuples, et mériter que l'Eglise l'admit au'rang de ses saints. Mais lui , il ne s'est élevé à aucune gloire. Le temps qu il régna ne fut troublé ni par de funestes guerres , ni par de longues discordes; il ne fut pas malheureux. Belle et flatteuse louange encore , s'il ne fallait pas la réserver tout entière à Nantéchilde, à Bathilde , à i£ga, à Erchinoald. Chlovis ne donne qu'à peine son nom à ce règne.
> (i) « Notre dessein et noire vœu sont donc... ai vous le jugez- bon,, » Nous savons que le sage évéque a résolu de se rendre à ce vœu de » notre piété... nous déterminant à accorder, awec votre aveu et votre libre concours.., (Allocution de Chlo\ns II au plaid de Clichy, en 633. yie de Dagobert, )
On a le texte même du décret particulier de t'évêque de Paris, Landéric. Il est signé de lui et de vingt-cinq autres évéques ( ffieron. Big* noni noue ad Marculfut^. )