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CHAPITRE IV

SQCCSSUQN PK CBILDÇBKRT. — MORT DE FREIttGONOC

La mort de Contran inclinait à la réunion dtt royaume; par un mouvement opposé, celle de Childebert ramenaîl a la division. L'héritage de ce prince fut partagé entre ses deux fils : Théodebert obtînt

(i) Grégoire cîe Tours, îîv. 9.

TAustrasie ; 'la Bourgogne échut à Théodorîc ; Brunehault , lutrîce de Fun et de l'autre, gouverna d'une égale autorité les deux royaumes (l). La ville de Metz était le lieu de sa résidence et de celle de Théodebert ; la ville d'Orléans, le lieu de la résidence deThéodoric.

L'occasion était trop favorable pour Frédegonde; il y avait peu d'apparence qu'elle se fît scrupule d'eu abuser. Aussi mit-elle promptement sur pied une armée, et avant d^aybir dénoncé la guerre, elle avait déjà surpris Paris et plusieurs autres cités des bords de la Seine. A son tour Brunehault, rivalisant de courage et d'activité, assembla précipitamment les troupes de l'Austrasie et de la Bourgogne. Bientôt on fut en présence et l'on combattit. Ce fut à Latofa , lieu in* connu (2), que se livra la bataille. Elle fut sanglante , et Frédegonde en eut encore le succès. L'armée ennemie souffrit d'incroyables pertes. .

Quelles suites n'aurait pas eues cette victoire? Maïs tout-à-coup éclata un événement dont le moindre effet devait être de les interrompre. Frédegonde, arrêtée enfin dans le cours de ses désastreuses prospérités , succomba inopinément à une maladie aigué et soudaine.

Ce fut un jour d'expiation et de délivrance. La race humaine était soulagée d'un immense opprobre. Il faut

(i] Le P. Daniel prouve très-bien par les lettres du pape Grégoire, ce dont Valois a douté, savoir : que Brunehault exerçait la rég^ence dans les deux £t<its.

(a) Le nom ne s'en est conservé que dans Phistoire. Les uns placent ce lieu près de Sene, d'autres près de Laon, d'autres enfin près de Moret,

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