ADMINISTRATION COLLECTIVE (74 1-742 J
De nombreux obstacles allaient s'élever contre Carloman et Pépin; ils le prévoyaient. Les prétentions de Griffon, l'indocilité des tributaires germains, Forgueii du duc d'Aquitaine, la foi douteuse des grands de Neustrie, les ressentimens et les réclamations des évêques, quelles difQciillés, et comment les vaincre? Il n'y avait de succès pour eux que dans la plus étroite union. Aussi, nonobstant le partage de Verberie, ils ne se séparèrent point au commencement , et comme l'Austrasie , plus accoutumée à la domination de leur famille , leur, inspirait de bien moindres craintes, ce fut en Neustrie d'abord qu'ils établirent le siège de cette espèce de gouvernement double et commun.
Mais quelques jours à peine passés, déjà les embarras commençaient. Le premier vint de leur propre maison et de leur famille. Pendant qu'incertains encore , ils délibéraient sur leur frère , Hiltrude leur sœiir, née comme eux déRotrude, renonçait avec éclat h leur amitié, et prenait parti pour Griffon et pour Sonnéchilde. Celle-ci, nièce, comme on sait, du duc de Bavière Odilon , avait inspiré à Hiltrude la pensée d'épouser ce duc. Mais les deux princes ' avaient condarpné ce dessein. Hiltrude que la vie