LIVRE VI
rice: enlrail dans la ligue et fournissait un subside , ou tenterait cette guerre j s'il refusait^ on suivrait d'au** très desseins. Blaurice se souvenait des Lombards et des grandes sommes d'argent qu'il avail^ perdues dans ses traités de gueiTe avec Childebert.- Il n'espé* rait de ses (ils ni plus de désintéressement , ni plus de persévérance. Qu'ils combattissent , il les secon* derait volontiers ; mais de ses armes ^ non de ses tré* sors. Cet ennemi n'était pas moins le leur que le sien. Ou l'intérêt était égal et semblable i- les efforts devaient être semblables aussi et communs. Ainsi répondait Maurice ; et , comme les Francs persistaient , la n^ociation échoua.
Il fallut donc chercher d autres ennemis. Un ancien peuple (1) de l'Espagne tarragonaise était descendu des Pyrénées, la deuxième année après la mort de Chilpéric (2). Ce peuple courageux et entreprenant, sachant les désordres qui troublaient en ce temps les trois royaumes , avait étendu et prolongé
part à ceUe- expédition, et comme TAustrasie y était bien plus intéressée que la Bourgogne, on ne peut pas douter qu'elle n'y dM aussi concourir. Cette conjecture acquiert une nquvelle force, quand on réfléchit que les trob guerres qui précédèrent et suivirent immédiatement cette i>mbassade, furent faites en commun par les deux États.
Daniel ains^ mieux croire que Théopbilacte s'est trompé. 11 me semble, à moi, que c'est Daniel.
(i) Il était connu au temps de Galba. Ce furent des cohortes de Vas» cens qui ^sauvèrent l'armée romaine à l'attaque que fit Civilis du camp de Vocula. — f^asconum lectœ à Galba cohortes . . . intentas hostes à tergo it^uadunt, latioremque quàm pro numéro terrorem faciwit* (Tacite, Hisu /iV. 4. chap, 33.)
(2) Grégoire de Tours, liv. 9.