LIVRE VI "(612). 6T
mirable combinaison de circonstances é°;aleinent fortuiles; il était maître, et pouvait, dans cet événement, acquérir tous les avantages qu^il en oserait retirer* .
Théodoric n'avait vécu que vingt-cinq ans, et il en avait régné plus de seize. Ce régne serait mémorable; car il s'y fit d'éclatantes choses : la défaite et la soumission des Gascons ; la défaite et l'abaissement de Chlotâlt'e; la défaite et la ruine dé Théodebert ; Dormélle, Êlampes, Toul, Tolbiac. Le jeune roi avait un courage brillant et la fortune lui était favorable à la guerre. Mais sa renommée se flétrit dans les cruautés tt dans là débauche. Mais l'inflexible et hautaine dû* tiiinatiori de son aïeule oITenâa les grands et affaiUrt leur fidélité. Il est incertain si les services qu'elle lui rendit par son habileté et par sa constance ne le cèdent pas au tort que lui firent ses emportemeiis. Quelques-uns nient que le supplice de Didier ail été un brime ; au moins était-ce une faute. On nie aussi que l'expulsion de Cûlômbàn fût une ^aule;.du moins était-ce Uù malheur. Quels souveiiirs, d'ailleurs, et quelle louable aciioh qui ne s'effacent devant le déteS- . table meurtre de Théodebert et de Mérovée? Horreur et malédiction à ce toi taché du sang de son frère et de son neveu! Quelque grande qu'on veuille faire là J>ârt qu'eut Brunehault à ces crimes, celle de Théxidoric est toujours trop grande.