‹ Histoire des FrancsChapitre 43 sur 214 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

où le sort les mit. Quand Chilpéric fut mort , Contran se voulut servir de Frédègondç pour empêcher Childebert d'envahir le royaume de Soissons. Les grands de Soissons, à leur tour, eurent besoin d'elle

pour éviter que leur royaume s'allât confondre dans celui de Contran. Ils l'opposaient au roi de Bourgogne , qui l'opposait lui-même au roi d'Austrasie. Ces leudes qu'elle avait si peu ménagés, tant qu'avait vécu Chifpéric, s'unirent à elle par nécessité, et elle à eux, pour la même cause. Elle s'appuyait sur eux pour résister à Contran, et sur Contran pour échapper à Childebert et à Brunehault.

Celle-ci , au contraire , n'eut aucun temps où il lui fût possible de faire paix et alliance avec ses leudes. Dès la mort de Sigebert, ils lui avaient ôlé la régence ; quand elle l'obtint , ce fut en la leur ôtant. Le jour qu'un funeste malheur la priva inopinénlent de Théodoric tout lui était ennemi. Au lieu d'un roi allié et intéressé à la maintenir, elle en trouvait un armé conelle et intéressé à la perdre. Au lieu que ses leudes jugeassent important pour eux de lui demeurer fidèles, leurs vieilles rivalités les portaient à croire qu'il leur importait de la trahir. Frédegonde, ennemie sans miséricorde ;, avait dépouillé ou fait périr un plus grand nombre de leudes ; Brunehault , moins ennemie de la personne des leudes que de leur puissance , en avait fait périr beaucoup moins , et les avait tous offensés. Frédegonde ne trouvait ni une guerre engagée , ni de récentes conquêtes impatientes de briser II. 6

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le joug qu elles subissaient ; Brunehaull trouyait Sois* sons et TAustrasie même contraires. Frédegonde, encore jeune, avait Landry, habile et fidèle; Bru-, nehault^ vietllie, eut Warnachaire, traître et habile*

FIN nr LITftB sixià»K.

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