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114 Hl S lui HE DES GIRONDINS.
» un jour de Combat où tout mon parti expose sa » vie pour le trône et pour moi , il y aurait de la » lâcheté à moi à ne pas m' exposer autant que nos » amis. »
Le roi rentré dans son appartement et enfermé avec son confesseur, l'abbé Hébert, pour purifier son âme et pour offrir son sang, les princesses restèrent seules avec leurs femmes. Madame Elisabeth, en ôtant son fichu de ses épaules avant de se coucher sur le canapé, détacha de son sein une agrafe en cornaline sur laquelle la pieuse princesse avait fait graver : Oubli des offenses, pardon des injures. « Je » crains bien, » dit-elle en souriant mélancoliquement, « que cette maxime T\e soit une vérité que pour » nous. Mais elle n'en est pas moins un divin précepte, » et elle ne doit pas nous être moins sacrée. » La reine fit asseoir à ses pieds celle de ses femmes qu'elle aimait le plus. Les deux princesses ne pouvaient dormir. Elles s'entretenaient douloureusement à voix basse de l'horreur de leur situation et de leurs craintes pour les jours du roi. A chaque instant l'une d'elles se levait, s'approchait de la fenêtre, regardait, écoutait les mouvements, les bruits sourds, et jusqu'au silence perfide de la ville. Un coup de feu partit dans une des couis. Elles se levèrent en sursaut et montèrent chez le roi pour ne plus le quitter. Ce n'était (pi'unc fausse alerte. Une courte nuit séparait encore la famille royale du jour suprême qui allait se levx^r.