‹ Histoire des Girondins et des massacres de SeptembreChapitre 20 sur 54 · SECTION DES QUATRE-NATIONS · texte numérisé non relu

SECTION DES QUATRE-NATIONS

«c Les nommés Dufour, \

^ . ^ VDépouilleurs, Firmm, (

Leloux, ;

« Pour les quatre, à 24 francs par personne. Total, 96 fr.

« Fait au comité permanent, l'an 4* de la liberté, et le 1*' de l'égalité.

« Signé : Delaconté, commissaire ; Prévost, commissaire. »

Au dos est écrit : a Reçu le montant en l'autre

part, le sieur Dufour a déclaré ne savoir signer, ainsi

i État des frait, déjà cité, pièce à l'appui, n. 00.

que les sieui*s Dupuis et Firmin, qui ont fait leur croix; signé : LELOUX^ »

Les laveurs et les laveuses des vêtements ensanglantés des victimes furent abreuvés assez largeroenty ainsi que le prouve la pièce suivante :

« Le citoyen Lecomte, trésorier de la section, voudra bien payer au citoyen Pigeon la somme de treize livres quatre sols, pour le vin quUl a fourni, suivant la note d'autre part.

c< Fait au comité de la section des Quatre-Nations le 15 octobre 1792, Tan 1*' de la République.

a Signé : Maillio, commissaire, et Lacaille, commissaire. »

Au dos est écrit : « Monsieur Ghéradame reconnaîtra, s'il veut bien, madame Pigeon pour avoir fourni vingt-deux pintes de vin pour les hommes et les femmes qui ont lavé la défroque des ennemis de la nation ; ce que je certifie véritable. Signé : Gasc, commissaire*. »

Il parait d'ailleurs, au moins d'après la déclaration suivante, que ces laveurs et ces laveuses avaient mérité les plus grands éloges :

f( Monsieur (ghéradame voudra bien reconnaître

I État des fraii^ déjà cite, pièce à l'appui, n. 31. — Maingutmanque à ce bon, parce qu'il a reçu nen 34 liv. comme tueur, par un bon séparé, qui est au dossier.

« Ihid.y pi^rt' h l'appui, n. 75.

le nommé Antoine Bourdin pour être le conducteur du lavage de la défroque des ennemis de la nation. Le nombre des personnes qui y ont travaillé se monte à vingt. Il considérera y en payant ces ouvriers, qu'ils ont fait un ouvrage bien dégoûtant et bien pénible, avec la plus sévère fidélité. Il a fourni une voiture à deux chevaux.

c< Ce que je certifie véritable, à Paris, le 3 septembre 1792.

a Signé : (tasc, commissaire \ »

Enfin, les chargeurs des cadavres et leur conducteur, Charles Noël, eurent aussi leur festin, payé avec Targent Ironvé sur les morts; en voici l'ordre, donné à Lhuillier, marchand de vin, enclos de T Abbaye :

n Lhuillier donnera à diner à Pierre Hardon , Nicolas Chappier, Nicolas Florentin et à (Charles Noël.

« De la part du comité des Quatre- Nations, ce 3 septembre 1792.

« Signé : Thomas, Delaconté, commissaires. »

Voici du reste ce qu'était Charles Noël, et en vertu de quels ordres il se trouvait au comité :

1 État dest fraix, déjà citn, pit.ce k l'appui, n, 80.

T. lî. li

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