‹ Histoire des grandes opérations financières; banques, bourses, emprunts, compagnies industrielles, etc (volume 2)Chapitre 30 sur 30 · RÉHABILITATION DES FERMIERS GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

RÉHABILITATION DES FERMIERS GÉNÉRAUX

PAR U CONVENTION NATIORAIE. — RESTiTUTIOlf DE LEUfiS BIENS CONPISQUÉSi

La joBniée du 9 thermidor, si retentissante, ne fut qu'un coup de désespoir accompli psr la que»e du parti de Danton contre la société des Jacobins et la Commune de Paris, les deux bras de la dictature de Robespierre. Ceux qui l'accomplissaient n'étaient ni meilleurs, ni plus humains que leurs adversaires; ils jouèrent tètes contre tètes : Tallien ne valait pas mieux que Saint-Just; Legendre que Coutlion; c'était une fraction de fanatiques qui envoyait l'autre à l'écbafaud.

Mais quand un mouvement réactionnaire s'acconi' plit, ceux qui en sont les instruments se trouvent souvent dépassés par la profonde indignation de tous. Il éclata donc, après le 9 thermidor, un sentiment de colère universelle contre les crimes de la révolu-

tioa. « Le plus beau jour de la tyrannie, dit Tacite; c'est le dernier. »

Ce qui avait le plus justement excité l'indighatiotl publique, c'était le grand fauchement de tètes aux temps suprêmes de la dictature de Robespierre! il fut question plus d'une fois à la tribune de l'Iniquité de ces jugements du tribunal révolutionnait^ i ijUi avaient outragé l'humanité.

Quelques jours après le 9tbermidor, l'accusateur public Fouquier-TÏDville fut an-été et conduit luimême devant ce terrible tribunal, dont il avait si longtemps dirigé et dominé les débats : appelé h s'expliquer sur plusieurs de ses jugements les plus farouches, on lui imputa surtout la procédure étrange et rapide qui avait été suivie contre les fermiers-généraux ; on la dénonça comme la plus monstrueusei la plus épouvantable de toutes : Fouquier répondit : « Que cette affaire avait été purement politique ftt dirigée exclusivement par le Comité de salut public, et dans ce Comité par Robespierre en personne; que cette action du Comité avait été absolue ; qu'Od avait envoyé à lui Fouquier le jugement d'aVance tout rédigé ; les noms seuls en blaiit; avalent été remplis. 9 FoliqtÛM' alla plus loin dans ses Aveiix ; « il n'éUiil iû^

tervena qu'un simulacre de verdict par les jurés; tout avait été formulé d'ayaoce, signé sans débats et exécuté comme un acte politique et une opération financière. » C'était peut-être te seul exemple dans les terribles annales du tribunal révolutionnaire; on s'était hâté de battre monnaie sur la place de la Révolution.

Comme si tout devait être étrange dans cet épouvantable drame, tout-à-coup éclata un nouvel incident. Le 16 floréal an III [8 mai 179o). juste un an après l'hécatombe des fermiers- g^éraux, on vit un député montera la tribune de la Convention Nationale ; pâle, les yeux animés d'un feu sombre, il s'écria d'une voix altérée : « Un an s'est tout juste écoulé depuis qu'une grande iniquité a été commise; vingthuit têtes alors tombèrent sur l'échafaud, sans débatSi sans jugement, et dans le but cupide de s'emparer de leur bourse. » Le député raconta d'une façon naïve tout ce qui s'était passé dans cette lamentable affaire, comment les ordres souva^ins de poursiùte étaient venus du Comité de salutpublic, comment il avait fallu les exécuter, sous peine d'être arrêté soimême et d'être jugé comme complice; pour se justifier et s'attirer quelques éloges, il raconta toutes les

— 3«8 — démarches qu'il avait faites pour mettre hors de

cause trois des fermiers-généraux , HM. Sanlot, de la Hante et Delaage fils ; comment il avait obtenu du Comité de sûreté générale que les femmes et les enfants des fermier^^énéraux pussent les voir à la Conciergerie un peu avant leur fatale exécution.

Cet homme, ce député qui osait ainsi paraître à la tribune, c'était Dupin, le conventionnel, l'ancien commis des fermes, le dénonciateur de ses maîtres, le rapporteur à la Convention Nationale dont le travail avait servi de base à l'acte d'accusation, le véritable bourreau des grands financiers. Dupin néanmoins se justifia par la peur qu'il avait eue de Kobespierre, de Vadier, d'Amar, qui le menaçaient de le comprendre dans l'acte d'accusation comme un des valets corrompus par la ferme ; Dupin conclut à la nécessité de réviser le procès et comme conséquence à la restitution des biens aux familles des condamnés.

" Il se fit un mouvement de surprise indignée et de répugnance profonde dans l'Assemblée : quoil étaitce bien Dupin dont on entendait ta voix tremblante I La Providence avait de puissants arrêts I le coupable, c^mme dans tes temps antiques, bourrelé de remords, venait rendre témoignage de l'innocence de ceux qu'il

sVfiit condamnés ! Des murmures se firent entendre; oq s'écria que Uupin avait fait plus encore que de conduire ses anciens maîtres à la mort ; il tes avait Toléscomnie qn misérable. On l'accusa hautement d'avoir pria chez un des fermiers-généraux, M. Dépinay, np portefeuille garni de 100 mille livres d'assigqatse^ cent louis d'or. Qu'avait-il fait de ce portefeuille, de cet or? où l'avait-il déposé?

Quelques jours après ce débat, les veuves et le^ enfants des fermiers-généraux présentèrent une pétioif à la Convention Nationale pour demander qu^ justice fût efiBn rendue aux vingt-huit victimes d^ l'odieux rapport de Dupin et des ordres du Comité de salut public; on demandait en même temps la restitution des biens confisqués parle tribunal révolutionnaire, selon la loi générale qui rendait les biena UQn vendus aux victimes.

Dans réassemblée, une accusation formulée fut présentée contre Dupin et l'on demanda sa mise en jugemeut comme concussionnaire; les journaux appuyèrent le sentiment public contre le dénonciateur de la société élégante et financière. Ses remords pouvaient-ils l'excuser? Dupin sollicita quelques jours pour se défendre ç^ntr^ d^ ^dYers^tfes indi^é^ qui

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- 367 -.^ sigpalaient jusqu'à sa iQaison de S^ipt-Cloud tPlit4

pleine de dépouilles odieuses I La Conventionordonna qu'il serait mis ea arrestation. La procédure n'eiff pas de suite, en vertu du décret d'amnistie (bruin^ire an IV) qui jeta un voile sur toutes les violences et les iniquités du parti révolutionnaire, sous prétejite des dangers d'une réaction.

Par un décret du 1 6 floréal an III, la Gonvenliop déclara : « Que les femmes et les enfants des fermiers-généraux seraient compris dans la catégorie des familles de condamnés auxquelles les biens seraient restitués. » Les familles purent donc rentrer dans la possession de leurs propriétés immobilières, après de longues réclamations auprès de l'admini»tration des domaines, composée de fonctionnaires rapaces qui restituaient si diURcilement. Tous perdirent leurs propriétés mobilières, leurs créances, leur portefeuille, qui restèrent parmi les grands vols amnistiés, ori^ne et source de taqt de fortunes nouvelles.

La génération qui date de U an du xnii* siècle a pu voir comme débris de cette société des fermiersgénéraux, deux femmes parvenues 4 une extrême vieillesse : madame Helvétius et madame Dupin de

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— 3«8 - Chenonceau. Madame Helvétius vivait dans une douce opulence à sa belle maison d'Auteuil : deux philosophes remueurs d'idées et de peuples, Turgot et Francklin, avaient voulu l'épouser après la mort d'Hetvétius ; elle resta fidèle à la mémoire de son mari. Sa maison d'Auteuil fut le dernier rendez-vous de l'école philosophique du xyiii* siècle, de Cabanis, Volney, Dupuis, de tout ce parti de lettrés idéologues qui voulait faire de l'opposition au consulat et que Napoléon méprisait à juste titre comme d& niais, troubleurs de nations. Madame Helvétius gardait un goût prononcé pour les philosophes, pour la belle nature, une tendresse.je l'ai dit, qui s'étendaità tous les animaux, depuis les serins jusqu'aux chats.

Elle mourut le 1â août 1800, laissaut sa maison d'Auteuil it Cabanis. Plusieurs fois, sous le consulat, le général Bonaparte voulut faire fermer ce qu'il appelait le club des philosophes ; ce parti ne pardonna pas à l'empereur Napoléon, car il vota sa déchéance dans le sénat en 1 81 4.

La seconde femme qui survécut de cette société des fermiers-généraux, ce fut madame Dupin de Chenonceau,célèbre par sa sentimentalité philosophique, femme écrivain, la pire des conditions. l>a plupart

des femmes auteurs s'ima^nent que tout l'univers doit savoir ce qu'elles sentent, ce qu'elles pensent, leurs douleurs, leurs déceptions, leurs amours; elles font toujours du ménage dans les romans, dans les mémoires, dans la politique I Prier Dieu, soigner leur famille, embellir et purifier le foyer domestique, se repentir saintement et solitairement, quand les orages de la vie les ont entraînées : tels sont les devoirs et les gloires de la femme; elle ne peut avoir d'autre orgueil. Madame Dupin, comme madame Helvétius, mourut en 1800, dans sa helle propriété de Chenonceau, lorsqu'elle atteignait sa centième année; elle avait vu le siècle de Louis XIV, elle assistait h l'aurore du splendide pouvoir de Napoléon.

Le premierConsut qui iiun sentiment profond d'équité, joignait une juste et véritable tendance pour les hommes et les institutions de l'ancien régime, rendit deux arrêtés très-favorable aux fermiers-généraux; le premier du 1" octobre 1800 cassait un arrêt de la cour d'appel de Paris faisant droit à la demande d'un créancier des fermes-générales qui avait poursuivi les héritiers des tristes victimes de réchafaud.

Le second arrêté est plus admirable encore de jus- I. (5) u

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IJee et de fiéparation I « Leri CionBUls dé 1& République SQr le rapport dit ministre dei Bnancës ! Vu là demande des héritiers et co-intéréssés dés Termier»généraux en main-levée des séquestre^ et oppositions sabsistant stir leurs biens pat suite du décret des S3 et 29 nÎTÔse an II ; Vu les avis donnés, en exécution des mêmes décrets, par les commissaires de la comptabilité nationale sur les imputations d'abus et de malTersaUoUs faites aux fermiers-généraux des trois derniers baux, duquel 11 l-ésulte que toutes les dites inculpations sont dénuées de fondement ; Le conseil d'Etat entendu, arrêtent : Il sera donné main-levée des séquestres et oppositions mis sur les biens des héritiers et co-intéress^s des f^l'inlers^généraux des baux dé David , Salazard et Mager, en exécution des décrets rendus sur les imputations d'abus faites aux fermiers-généraux des dits baux. »

Il était impossible de trouver une plus haute, une plus puissante réhabilitation Venue à la fois par le ralnlstre des finances, le conseil d'État ; et au-dessuS de tôt» par les trois Consuls r le premief.Codsul.inttlligeDce si élevée, si pénétrante: lè deuxième Consul Cambacérès, membre de la Convention et qui en contiaissait si bien l'hiâtolre ; le troisième Coniâul Le-

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bnin . ad6ien sëct'étài^e dU châricëliëi- HâlipèilUi iûèlé aux habiles dpérâtidûs dfe l'abbé Tel-My (l).

Si la main-mise du séquestre apposé sUf lëS ftieilS des ferdiièrs-générâilz fut etifid donnée paf là tê^ë de l'enregistrement, le goUTernément ne put l^titilef QÏ les biens vendus ni les soihiiles d'argent, créance^' confisquées, ni le^ pt-ot)nétéB générales ijtii app&ftenaientà la compagnie, après sa dissolution : le pre^ mier Consul en gémit, <^i-il ti'aimaU (pas le^ fhiâèilt*s d'afl^ires qui s'étaient démesurément etiHcHia â&tts ce trafic odieux des biens haliônàUxl L'Hôtèl deâ FeS mes avait été acquis t)ar deux de ces trafiquants célë' breà, le comte tJe Rederh et 1^ fdtheiix Saifit-Sltndil.

Sigisinohd Ehrenreich tomte dé RèdeW, fils dû grand-niaréchal de la cour de Prusse avait été ffilnistré de Saxe en Espagne et puis rtlinistrê de Prûs^é en Angleterre : il vint comme beaucoup d'autres diplomates secrets de la Prusse àParisenOÔÎ, aprëS la reti^ite de CHaWpagne qilî fut une chose arrangée et négociée entre le duc dé Brunswick et le pafti dàhtonistë (3] ; îe cotiitè de Redern et Sfiirlt-Sii^on

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achetèrent pour plus de 7 millions de biens nationaux avec le concours de Danton et des corrompus de la révolution française. Robespieire les fit emprisonner et séquestra ces biens; mais après le 9 thermidor il rentrèrent dans leurs acquisitions qu'ils payèrent en assignats presque démonétisés, et il revint à diacun d'eux plus de ^00 mille livres de rentes : on s'explique maintenant l'intelligence financière, la capacité d'afiaires de l'école Saint-Simonienne.

Saint-Simon, comme il le dit lui-même, abusa de tout, expérimenta tout dans un luxe brutal et sensuel : le comte deKedern resta propriétaire de l'hôtel des Fennes ; il tira de gros profits par le morcellement et la division de ce vaste hôtel dont le nom seul est resté avec le souvenir de Saint-Simon qui se ruina définitivement par tes entreprises de voitures publiques : le comte de Redern, après un long procès, fit au futur Dieu 1200 livres de rente viagère à peu près, la seule ressource qui lui resta indépendamment de Tencens qui tourbillonnait dans ses temples.

A côté de ces vies aventureuses, nous trouvons au contraire, les héritiers des fermiers-généraux, tous avec des revenus honorables et des situations dignes de ceux qui jetèrent un si grand éclat sur les finan-

ces du vieux régime ; les ancêtres obligent, et quand on a reçu de ses pères une fortune élevée, on la transmet comme un noble fief à ses enfants avec des traditions sanctifiées par la persécution, la violence qu'on a subie dans les temps de désordre et de révolution!

L'école financiëi'e du xvni' siècle est complètement éteinte avec le vieux régime; elle se transforme. Il faut suivre maintenant une autre classe de faiseurs de grandes affaires, banquiers et fournisseurs, agioteurs d'assignats, de biens nationaux; nouvelle bistoire pleine d'enseignements et d'intérêt.

NOTE SUR LE BANQUIER COLLECTION iSTË lABÀCK-

Le cadrç de ce livre n'a pu s'étepdre au-delà des fermiers-généraux, surintendants des finances et des banquiers qui se sppt Irpuvés mêlés aux affaires d'emprunt et de crédit; je ne puis cependant résister au désir de faire connaître avec quelque détail la vie d'affaires et d'art d'un banquier, dont le qom n'est plus connu aujourd'hui que par les amateurs de beaux travaux et de splendides gravures (1).

Lorsqu'on parcourt les inventaires du musée ou bien encore les catalogues des gravures de la Bibliothèque impériale, ou ceux de riches amateurs, OD trouve plus d'une fois le nom de Jaback rattaché aux plus beaux Van Dyck, ou aux plus authentiques Holbein : quelques personnes croient peut-être qu'il s'agit d'un artiste ou d'un amateur obscur qui avait recueilli ces beaux modèles : nullement, Jaback fut un riche banquier de l'époque de Louis XIV.

<i) Aucuiw Uograpbifl n'en Mt mentloD.

Le neux Paria contenait bien des merveilles : il me souvient, il y a quelques années, qu'un passage existait encore de la rue Sainf-Vlartin k la rue NeuT^ Saint-Héry; il retenait le nom de Jabscki car 1^ se trouvait le vaste hôtel du banquie^r ^vec jarijip, ^rrea, galeries @t belles écuries pour viqgt chevaux : Jabacl: ét^it Lorrain d'origine, spéculateur et artistfi ji )a fois : SK spécialité était la banque sur nue vaste échelle avec la Pologne, la Qongrie, la Turquie, par l'intermédiaire de l'AIIeniagne et de la Suisse.

Mais sa passioD dominante était pour les objets d'art, les tableaux, les gravures ; daps cette voie ce qui le met hors ligne, c'e^t que le premier il comprit toute la valeur artistique des écoles allemandes et hollandaises, fort dédaignées sous hç^i^ XIV qui .n'avait de goût que pour les grandes tpi|es de Lebrun, les formes grecques et romaines; Jtiback parcourut l'Allemagne, la Sûllapde, T^ngleterre, feuillant partQut pQur rechercher tesTenierst Içs Y(m Dyck, les Holbçin, tous supérieurs, k mon sens, à l'école italienne quand elle ne signe p9a des noms de R%r ph^ël, de Michel Ange et de Paul Véronése ; ç\ çqçore Véronfese a-t-il quelque chose des naïvetés dp l'éççje a'hïnH^e ;iveç itipq dQ pfuitp«, ç»r Vçfùae «tait

comme l'intermédiaire entre l'Occident et la Grèce : d'où cette richesse dans les ornements, cet éclat de coloris qui rayonnent dans tes œuvres du maître.

Quand la belle collection de tableaux, formée par les soins d'un royal protecteur des arts, Charles I*^ fut mise en vente à Londres, Jaback acheta les plus belles toiles qui vinrent orner son hôtel de la rue Saint-Méry : elles y demeurèrent quelques années sans exciter une grande curiosité; je le répète, le goût n'était pas alors porté vers les écoles d'Allemagne et de Hollande.

La collection Jaback fut mise en vente : était-ce besoin ou spéculation? On ne peut le dire. Il y a dans te collectionoeur souvent un peu l'homme d'affaires. On recueille pour donner plus de prix à une collection incomplète : qu'importe, le service rendu à l'art n'en est pas moins grand. Le catalogue de Jaback porte 97 tableaux de maîtres et 5,5iâ dessins, gravures; le prix total de la vente s'éleva un peu audelà de 220 mille livres. Il faut répéter que les écoles auxquelles ces tableaux et ces dessins appartenaient n'étaient pas encore appréciées à leur juste et grande valeur.

Le nom de Jaback n'est pas mort tout entier; le

goût des arts fait vivre dans la postérité; indépeDdamment du vieux passage qui portait son nom, on distingua longtemps certains tableaux et certains dessins par le nom de Jaback, comme pour prouver l'authenticité des maîtres. Quand une oeuvre venait de ce cabinet elle ne pouvait être ni une imitation ni une copie. Au xviii' siècle, comme pour rappeler sa mémoire, la principale salle de t'hôtel Jaback fut destinée à la vente des tableaux et des collections de

Et cependant Jaback était pour le luxe et la grandeur, bien au-dessous de ceux qui avaient le titre de fermiers-généraux t

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