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SECOURS DEMANDÉS AUX GRECS D'EUROPE

Histiaios était alors k Suze,à la cour de Dareios qui, par crainte de ses projets ambilieux, l'avait rappelé et le retenait, disant qu'il ne pouvait pas se passer de lui. Persuadé que, si Milet se révoltait, le roi le chargerait d'y aller et de lui amener Aristagoras, il fit raser la tête d'un esclave, y imprima des caractères, et quand les cheveux furent repoussés, envoya l'esclave à Milet. Aristagoras fit raser la tête de l'esclave et lut le message ; c'était un ordre de* se révolter.

Secours demandés aux Grecs d^Europe. — Aristagoras délibéra avec quelques citoyens notables, et IMnaurrection fut résolue malgré les avis prudents de l'historien Ilécatée qui connaissait la force de l'empire des Perses. Pour soulever les masses populaires, Aristagoras abdiqua la tyrannie à Milet. En même temps il fit enlever les autres tyrans qui étaient encore réunis sur la flotte revenue de Naxos, et les livra aux villes. Les Mitylèniens lapidèrent Coès qui s'était fait donner la tyrannie par Dareios ; les autres tyrans furent seulement bannis. La démocratie s'établit dans toutes les cités, et l'insurrection devient générale. Aristagoras, qui avait besoin d'une forte alliance, s'embarqua pour Sparte. Il montra au roi Cléoménès une plaque de cuivre « sur laquelle était gravée, dit Hérodote» la circonférence entière de la terre, avec toutes les mers et les rivières dont elle est arrosée. » Après avoir présenté à Cléoménès la délivrance de l'Ionie comme un devoir pour les Spartiates, il lui fit voir sur sa carte les pays situés entre rionie et la Perse, lui en vanta la richesse et la fertilité, et parla surtout des immenses trésors de Suze, Selon lui, la supériorité militaire des Spartiates sur les Asiatiques rendait cette conquête facile. « Pour reculer un peu les bornes de votre territoire, vous vous battez contre vos voisins de Messénie, d'Arcadie et d'Argos ; il se présente une occasion de vous emparer de l'Asie entière, que pourriez-vous souhaiter de plus? » Cléoménès promit de rendre réponse dans trois jours. Quand Aristagoras revint, il lui demanda en combien de temps on pouvait aller d lonie à Suze. Cette fois, l'Ionien manqua d'adresse; il répondit qu'il fallait trois mois. « Mon ami, dit Cléoménès, en proposant aux Spartiates un voyage de trois mois, tu leur tiens un langage désagréable; sors de Sparte

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