EMBARQUEMENT DES AT
n voulaient faire sortir leurs familles de TAttique. [ était maintenant en Boiotie; toutes les villes de trée s'étaient soumises aux Perses, à rexception de de Thespies, qui furent réduits en cendres. Ce qui habitants à Thespies s'étaient réfugiés dans le Pélo- Les Barbares approchaient d'Athènes, dont la ruine ritable. Pendant que la flotte se tenait à l'ancre deimine, les Athéniens descendirent dans leur ville ; il a que tout citoyen en âge de porter les armes s'émit, et que chacun aurait à pourvoir à la sûreté de sa it de ses enfants. Mais le peuple ne pouvait se résouitter les temples des Dieux et les tombeaux des ancôimistocle fit intervenir un miracle : la prêtresse anle le dragon sacré, gardien de la citadelle, avait disparu is gâteaux de miel destinés à sa nourriture étaient la Déesse donnait ainsi le signal du départ. La plujyèrent leurs familles à Troîzen, quelques-uns à Ai- Salamine. « Les Troizeniens, dit Plutarque, ordonnéces émigrés seraient nourris aux dépens du public; issignèrent à chacun deux oboles par jour, permirent ints de cueillir des fruits dans tous les jardins, et : les maîtres chargés de les instruire. Les Athéniens t pas alors de trésor public, mais l'Areiopage fit disux soldats dix drachmes par jour, et fut par cette dis- \ le véritable auteur de l'armement des galères. Mais, Clidème, on dut cet argent à un stratagème de Thé- . Il raconte que, lorsque les Athéniens furent descen- Mrée, l'égide de la statue d'Athènè se trouva perdue, mistocle, fouillant partout, sous prétexte de la retroulouvrit beaucoup d'argent caché dans les bagages, et argent, mis en commun, procura aux soldats les prolécessaires. »
Lse de r Acropole. Incendie d^ Athènes. — Xerxès Athènes, quatre mois après avoir quitté l'Asie. La it déserte, mais une petite troupe désespérée s'était lée dans l'Acropole, décidée à s'y défendre. C'étaient, i trésoriers du temple, quelques malheureux, trop i trop pauvres pour courir les chances de l'exil, ou qui
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INCENDIE D'ATnÈNES. 381
aimaient mieux mourir avec la pairie que de vivre sans elle. L'éloquence de Thémistocle ne les avait pas convaincus, ni la disparition du serpent sacré, et ils avaient barricadé avec du bois les portes et les avenues de la citadelle ; c'était là, suivant eux, et non sur les vaisseaux, qu'était la muraille de bois, Tasile imprenable indiqué par la Pythie.
« Les Perses, dit Hérodote, assirent leur camp sur la colline qui est vis-à-vis de la citadelle et que les Athéniens appellent Areiopage, et firent le siège de cette manière. Ils liraient contre les barricades des flèches garnies d'étoupes auxquelles ils avaient mis le feu. Les assiégés, quoique réduits à la dernière extrémité et trahis par leurs barricades, continuèrent à se défendre, et ne voulurent pas accepter les conditions d'accommodement que leur offraient les Pisistratides. Ils repoussèrent toujours l'ennemi, et lorsqu'il s'approcha des portes, entre autres moyens de défense, ils jetèrent sur lui des pierres énormes. De sorte queXerxès, ne pouvant les forcer, fut longtemps ennbarrassé sur ce qu'il devait faire. Enfin, au milieu de ces difficultés, les Barbares s'aperçurent d'un passage, car il fallait, comme l'avait prédit l'oracle, que les Perses se rendissent maîtres de tout ce que les Athéniens possédaient sur le continent. Sur le devant de l'Acropole, derrière les portes et le chemin par où on y monte, est un lieu escarpé qui n'était pas gardé ; personne ne se serait jamais attendu qu'on pût y gravir. Quelques Barbares le firent cependant, près de la chapelle d'Agraulos, fille de Kekrops. Lorsque les Athéniens les virent dans la citadelle, les uns se tuèrent en se précipitant du haut des murs, les autres se réfugièrent dans le temple. Ceux des Perses qui étaient montés allèrent d'abord aux portes, et les ayant ouvertes ils tuèrent les suppliants de la Déesse. Quand ils les eurent massacrés, ils pillèrent le temple et mirent le feu à la citadelle. Lorsque Xerxès fut entièrement maître d'A* ihènes, il dépêcha à Suse un courrier à cheval pour apprendre à Artaban cet heureux succès. »
La flotte grecque à Salamine. — En même temps uue l'armée de Xerxès prenait possession de l'Attique, sa flotte arrivait dans la baie de Phalère. On n*en connaît pas exactement la force, mais, selon l'estimation la plus modérée, il y avait
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