CONSEIL DE GUERRE SUR U FLOTTE
î le pourra pas; ils s'en retourneront chacun dans leurs \il- 8, la flotte se séparera, et la Grèce périra faute d'un bon avis. 3tourne, tâche de faire casser le décret, s'il en est encore mps, et engage par tous les moyens possibles Eurybiade à anger de sentiment et à rester ici. » Cet avis judicieux d'un connu allait changer la destinée de la Grèce. Thémistocle, ns rien répondre, court au vaisseau d'Eurybîade, lui expose pinion de Mnèsiphile comme la sienne propre et obtient à rce d'insistance que le conseil soit convoqué de nouveau indant la nuit. Devant les généraux assemblés, Thémistocle garda bien de parler de la dispersion de la flotte si on quitt Salamine, c'eût été suspecter leur fidélité à la cause comune; il fit valoir d'autres arguments : « A l'Isthme, nous mbattrons dans une mer ouverte, et nos vaisseaux sont plus irds et moins nombreux que ceux de l'ennemi. Môme vaineurs, nous aurons perdu Mégare, Aigine et Salamine. L'arie des Barbares suivra leur flotte, et nous les aurons attirés us-mômes dans le Péloponnèse. Ici, dans un détroit, les enmis perdent l'avantage du nombre, et si nous sommes vainsurs, comme un oracle nous le promet, ils s'enfuiront en lordre, sans dépasser l'Attique. » La séance fut très oraase; la plus violente opposition venait du Corinthien Adi- .nte, qui voulait avant tout protéger Corînthe : on ne devait j s'occuper d'Athènes, puisqu'elle était détruite, et on n'avait s à tenir compte de l'opinion d'un homme qui n'avait plus patrie. « Notre patrie, dit Thémistocle, elle est dans nos IX cents vaisseaux. Avec cela, nous fondrons où nous vouas une ville qui vaudra bien Corinthe. Si vous nous abanmez, nous irons avec nos femmes et nos enfants à Siris, en ie, et vous verrez ce que deviendra votre flotte sans le con- ];ent athénien. » Devant cette menace, Eurybiade décida )n resterait à Salamine. Plutarque raconte qu'au plus fort la discussion, il avait levé sa canne sur Thémistocle, et celui-ci, sans s'émouvoir, lui avait dit : « Frappe, mais ate. »
n délibérait aussi sur la flotte des Perses, où Xerxès était jendu avec Mardonios pour prendre l'avis des principaux Haines. Les rois de Sidon et de Tyr, confiants dans la supé-
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