SOLUTION DU PROBLÈME SOCIAL
Delphes représentant, d'un côté la prise de Troie, de Vautre le séjour des morts. Pour assurer Tunité artistique des travaux qu'il voulait faire exécuter à Athènes, Périclès en fit donner la direction générale à son ami Phidias, qui était à la fois peintre, fondeur, sculpteur et toreuticien. Ce choix n'était pas une faveur ; il était justifié par la réputation de Phidias, dont on citait plusieurs ouvrages célèbres : une statue d'Athènè faite pour les Lemniens et qu'on surnommait la Belle; une Athènè guerrière en bois doré, avec la tête, les pieds et les mains en marbre; c'est ce qu'on appelait un acrolithe. Cette statue avait été commandée par les Plataiens pour le temple qu'ils élevèrent avec le butin de la bataille de Platée. Phidias avait en dehors d'Athènes des rivaux dignes de lui: les plus fameux étaient Myron d'Eleuthère et l'Argeien Polyclète ; tous deux avaient eu comme lui pour maître Agéladas d'Argos. Myron s'attachait surtout à rendre le mouvement et la vie ; il devait sa réputation à ses statues d'animaux et à ses athlètes en bronze, comme le Coureur et le Discobole. Polyclète, qui fit plus tard pour Argos, sa patrie, une statue colossale d'Hère en or et en ivoire, était célèbre, comme Myron, par ses figures d'athlètes. Son Doryphore, ou lancier, devint le canon, c'est-à-dire la règle et le type des plus belles proportions du corps humain. C'est à lui que Pline attribue ce principe qui donne tant de vie aux statues grecques, de faire porter le corps principalement sur une jambe. On disait communément qu'il était supérieur à Phidias dans la représentation des hommes, mais que Phidias savait mieux faire les Dieux.
Le problème social résola par Part. — Thémistocle avait entouré la ville d'un rempart et créé le port du Plrée; Kimon avait embelli Athènes de jardins, de portiques et de gymnases ; il avait élevé le Thèseion et le temple de la Victoire. Mais les édifices construits sous l'administration de Périclès surpassèrent tout le reste par leur inimitable beauté. Son nom et celui de son ami Phidias sont restés attachés à l'histoire du plus grand siècle de l'ait. Le triple monument des divinités protectrices de l'Altique, sur l'emplacement du vieux sanctuaire d'Erechlheus ; le Parlhénon, ou temple de la Vierge, construit par Ictinos et Callicratès pour remplacer celui qu'avaient brûlé les barbares :
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