LES PROPYLÉES
ment fut détruit ea 1656 par une explosion; il n'en reste que quelques débris de colonnes. On ne sait pas si .les Propylées
étaient décorées de sculptures; mais sur la plate-forme, devant le portique intérieur et dans l'axe de la porte principale,
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L'fiHECHTHEION. 455
comme pour protéger la citadelle, se dressait, étendant son bouclier sur la \ille, la colossale statue de bronze d'Alhènè protectrice, ouvrage de Phidias. Sur une monnaie athénienne on la voit représentée au sommet de l'Acropole, entre les Propylées et le Parthénon qu'elle dépasse de la tôle et des épaules. On l'apercevait en mer depuis le cap Sounion. Quand Alaric et ses Goths arrivèrent devant Athènes, cette grande statue armée leur fît peur, et ils n'osèrent pas attaquer la ville. Athènè, reniée par son peuple, le protégeait encore .
L'Erechtheion. — On ignore quel fut l'architecte de l'Erechtheion et à quelle époque il fut construit ; ou sait seulement qu'il ne fut achevé qu'après l'année 409. Malgré le silence dé Plutarque, il est probable que les premiers travaux furent entrepris pendant l'administration de Périclès, car c'était le sanctuaire antique et vénéré de la religion des Athéniens. D'après l'Odyssée, la maison d'Erechtheus était le séjour préféré d'Alhènè. L'olivier spontané et le puits d'eau marine, témoins de la contestation d'Alhènè et de Poséidon au sujet de l'Attique, se trouvaient, selon Hérodote, dans le temple d'iilrechtheus brûlé par les barbares. On disait que le lendemain de l'incendie, la souche de l'olivier planté par la Déesse avait poussé un rejeton d'une coudée. Le monument d'ordre ionique élevé sur l'emplacement de cet ancien temple était consacré, selon Pausanias, k Athènè Polias, ou patronne de la ville, et à Pandrose, une des filles de Kekrops et la première prêtresse d'Alhènè ; Poséidon y avait un aulel sur lequel on sacrifiait aussi à Érechlheus. La nécessité de respecter des choses saintes qui se rattachaient aux plus anciens souvenirs delà religion nationale, l'olivier sacré, la source d'eau salée, l'empreinte du trident de Poséidon, explique la disposition irrégulière et toute spéciale de l'Erechtheion, l'inégalité du sol sur lequel il est bâti, les portiques latéraux appuyés sur l'édifice principal et dans l'un desquels des statues de jeunes filles, au lieu de colonnes, supportent l'entablement.
Ces jeunes filles, que Pausanias appelle Canéphores, ou porte-corbeilles, et qu'on nomme aussi Arrhéphores ou Errhéphores, avaient un rôle important dans la fête des Panalhé- «ées;on les voit représentées sur la frise orientale du Par-
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thénon, au-dessus de la porte d'enlrée. Les Canéphores de l'Erechlbeion sont le plus bel exemple de ces statues servant do colonnes qu*on nomme Caryatides. La corbeille qu'elles portent sur la tôte tient lieu de chapiteau. Les autres parties de rédifice offrent le modèle le plus pur etle plus élégant de l'ar- <îhitecture ionique. On y a trouvé des traces nombreuses^'una riche ornementation polychrome. Dans le sanctuaire principal était l'antiqne statue de bois d'Athènè Polias, qu'on disait tombée du ciel, et dont le voile, brodé par les jeunes filles d'Athènes, était renouvelé périodiquement à la fête des Pana-
L'£rechtbeion.
thénées. Une lampe d'or à mèche d'amiante brûlait perpétuellement devant ce vieux simulacre, dont on croit voir une imitation dans l'Aihènè du musée de Dresde ; les petits carrés où sont sculptés en bas-relief les combats des Dieux et des Géants reproduisent les broderies du péplos.
Emploi du trésor fédéral. — Les revenus d'. sistaient dans le fermage des domaines publics des^mines de Laurion, dans les taxes sur les étrar liés et sur les esclaves, dans le produit des ( amendes et confiscations. Ces revenus n'auraiei payer les grands travaux d'art entrepris par Péricl
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