‹ Histoire des GrecsChapitre 20 sur 202 · ÈCE ET DES CÔTES DE LA TERRANÉE · texte numérisé non relu

ÈCE ET DES CÔTES DE LA TERRANÉE

■tuatîoû de la Grèce ; incertitude de ses limites ; son extension progre

iiA^ ^Bgressive. — La Grèce d'Europe et ses subdivisions. — Les îles de la Srèce d'Asie. — Kyrènaîque. — Grande Grèce et Sicile, grecs.

)t limites de la Grèce. — Le pays que ses ment Hellas, et que nous appelons Grèce d'après , est la partie méridionale d'une des trois presurope projette dans la Méditerranée. Du côté du imite s'étend du mont Olympe au promontoire I, un peu au de là du 40® degré de latitude nord ; - HisT. DES Grecs. i

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2 LE PINDOS. — L'OLYMPE.

mais celle limite n'a jamais été bien définie ; les uns retranchent TÉpire de la péninsule hellénique, les autres y comprennent la Macédoine. Des trois autres côtés, la Grèce est entourée et pénétrée en tous sens par la mer. Les îles nombreuses de TArchipel, ou mer Egée, qui forme le bassin oriental, la rattachent à la côte d'Asie. A l'occident, en face de l'Italie, la mer Ionienne creuse un golfe profond entre la région continentale et la côte du Péloponnèse. Les deux bassins se réunissent au midi et baignent l'île de Crète, presque à égale distance de la péninsule hellénique et du continent africain que les Grecs nommaient Libye. Si on étend, comme le faisaient les anciens, le nom d'Hellas à tous les pays habités par les Grecs, il faut y comprendre, non seulement les îles de l'Archipel et de la mer Ionienne, mais les côtes de la Macédoine, de la Thrace, de l'Asie mineure, la portion de la Libye appelée Kyrènaïque, la Sicile et la partie méridionale de l'Italie, qu'on nommait Grande Grèce. La vraie patrie du peuple grec, c'est la mer.

Le Pindos. — l'Olympe, séjour des Dieux. ^ rOssa et le Pélion. — La chaîne des Alpes orientales, après avoir suivi la direction du sud-est le long de la mer Adriatique, se partage en deux branches à partir du mont Scordos ; l'une, qui va vers l'orient, sépare la Macédoine et la Thrace du bassin du Danube; c'est la chaîne de l'Haimos. L'autre, qui descend vers le. sud, forme la grande arête de la péninsule hellénique, traverse l'isthme et aboutit à la pointe la plus méridionale du Péloponnèse, partageant les eaux fluviales entre la mer Ionienne et la mer Egée. Depuis le point où elle pénètre en Grèce jusqu'à celui où elle s'incline vers l'est pour contourner le golfe de Corinthe, cette arôte porte le nom de Pindos. Deux rameaux détachés du Pindos se dirigent en sens inverses vers les deux mers : à l'ouest les monts Acrokérauniens, qui séparent l'Ëpire del'Illyrie, à l'est les monts Cambuniens, qui séparent la Thessalie de la Macédoine. A l'extrémité de la chaîne Cambunlenne, près des bords de la mer Egée, se dresse à plus de 3,000 mètres, le massif colossal de l'Olympe, la plus haute montagne de la Grèce. Sa cime neigeuse et voisine du ciel semblait le séjour des Dieux. C'est là qu'ils tenaient leurs assemblées, assis sur des nuages d'or. Du côté

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LES DEUX DODONES. 3

da nord, l'Olympe forme une immense muraille (aillée à pic. Au sud, l'élroile et fraîche vallée de Tempe, au fond de laquelle coule le Pèneios, sépare l'Olympe de son rival TOssa, pic escarpé en forme de dôme, et après l'Ossa s'étend, parallèlement auPindos, le large plateau du Pèlion. Quand les nuages, montant de la mer et de la vallée, s'amoncelaient comme des montagnes, on disait que les géants entassaient Pèlion sur Ossa pour escalader le ciel.

Le Pèneios. — Les deux Dodones. — L'oracle de Zeus. — De la chaîne du Pindos, parallèlement aux monls Cambuniens, s'étend la chaîne de l'Olhrys qui va rejoindre les dernières ramifications du Pèlion. Tous les cours d'eau qui descendent de ces quatre chaînes de montagnes se réunissent dans le lit du Pèneios qui les porte à la mer. D'après les traditions grecques, la plaine qu'ils arrosent formait autrefois un vaste lac jusqu'à ce qu'un tremblement de terre, séparant l'Olympe de l'Ossa, ouvrit une issue aux eaux à travers les rochers déchirés de Tempe. Les plus anciens souvenirs de la Grèce se rattachent à cette contrée, qu'Homère appelle l'Argos Pélasgique et le pays des Hellènes. C'est là qu'Hésiode place lu lutte des Dieux contre les Titans. Pour les anciens Grecs, comme pour leurs frères aînés les Aryas de l'Inde, l'orage était une bataille qui se livrait dans le ciel; la victoire de Zeus (I) sur les Titans, c'est la victoire de l'élher calme et lumineux sur les vents terrestres. Zeus l'olympien, le Dieu qui lance la foudre, était la principale divinité des Pélasges et son plus ancien sanctuaire était à Dodone. Pour connaître d'avance les changements de l'atmosphère, on interrogeait le Dieu du ciel, réponse dans le mouvement des feuilles t. C'est ainsi qu'on pouvait, selon l'expres- )prendre les projets de Zeus d'après la haute . L'oracle de Dodone était ce qu'on appelm observatoire météorologique. Deux villes

ins traduisent Zeus par Jupiter; mais il fiiut so IX latins n'ont pas de mythologie; on ne doit donc i les amours de Zeus ni sa lutte contre son père Titans et les Géants. Les miroirs étrusques dési- ►m de Tina.

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L'HELUS FUIMITIVE. 5

tiques. Pindare les nomme les Helles, et un fragment des grandes Éoïées d'Hésiode donne le nom d'Hellopie au pays de Dodone. Ces deux noms peuvent être rapprochés de ceux d'Hellènes et d'Hellas. Arislole, en parlant du déluge de Deu-. calîon, dit qu'il se fit sentir principalement dans l'Hellas primitive, « c'est-à-dire aux environs de Dodone et de l'Achélôos, car ce fleuve a changé plusieurs fois de cours. C'est là qu'habitaient autrefrois les Selles et ceux qu'on nommait autrefois les Grecs (rpaixci) et qu'on nomme aujourd'hui les Hellènes ». C'est sur ce passage que s'appuient les auteurs qui placent la première patrie des Hellènes en Épire ; mais Clavier a montré que les expressions d'Âristote peuvent aussi bien convenir à la Dodone Ihessalienne, malgré la mention du fleuve Achélôos, car ce nom est quelquefois pris dans un sens générique, et selon Strabon il y avait un Achélôos en Thessalie.

C'est dans la partie méridionale de cette contrée, sur les

deux versants du mont Othrys, qu'on faisait régner Deucalion,

fils de Promèlheus et père d'Hellen qui donna son nom à la

race hellénique. Le déluge arrivé sous le règne de Deucalion

sépara, selon Apollodore, les montagnes de Thessalie, c'est-

t rOssa. On racontait que Deucalion et sa

faut seuls échappé à l'inondation, avaient

!n lançant derrière eux des pierres que Zeus

mes et en femmes. Ces hommes nés du sol

iges dans un fragment des Éoïées, mais ce

ient pas une mention expresse du déluge.

ï pas non plus ; il fait de Deucalion un Cré-

) et père d'Idoméneus ; mais il désigne la

os comme la patrie des Hellènes : « Les

;os pélasgique, ceux qui occupaient Alos et

et ceux qui possédaient Phtiè et Hellas aux

se nommaient Myrmidons, Hellènes et

cinquante vaisseaux étaient commandés par

ienne s'étendait sur un des côtés du golfe de ité est formé par une étroite langue de terre lion et la mer Egée. Au fond du golfe était ason et ses compagnons, portés sur le na-

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