LES ARGONAUTES
dents de cette légende; on les voit représenlés ircophages.
n des Argonautes. — La légende des Argoontre les principaux héros de la Grèce associés lition marilime. Il y a dans l'Odyssée une courle ièbre navire Argo, qui, en revenant de chez !ul passer entre les deux roches errantes, car • à Hère. Les Grandes Éoïées, et plusieurs poè- 3Ù la légende était racontée sous sa forme prilalheureusement perdus, et la quairième Pyare est le plus ancien document qui nous reslc le. Le souvenir des premiers essais de naviganers lointaines se rattachait à cette expédition >rise par Jason avec le concours de lous les héros, yage était d'aller reprendre chez Aiètès, JSls du i d'or du bélier qui avait porté Phryxos et sa ivers la mer appelée depuis Hellespont, du nom tait noyée dans le passage. Le vaisseau, parli s côtes du golfe de Pagase, avait la science r son mât était un des chênes de Dodone. La cousue par Athènè, comme on le voit dans un )uvre. Les deux écueils mobiles qui formaient ;rande mer inhospitalière furent franchis pour , et fixés dès lors à jamais. On arrive à Colchos, t livrer la toison d'or qu'à une condition: Jason au joug deux' taureaux d'airain qui soufflent lais le héros a dans le ciel une puissante propi a mis sa bonté à l'épreuve, un jour qu'elle en vieille femme et qu'il l'avait portée sur ses îrs un torrent gonflé par l'orage. Elle prie pirer une passion pour lui à Mèdeia, fille d'Aiène puissante. Mèdeia donne à Jason un onguent du sang de Promèlheus; il devient invulnérable taureaux féroces. Puis elle assoupit par un lue le dragon qui garde la toison d'or, et s'emavec les Argonautes, car Jason a promis de la emme. Aiètès les poursuit, mais la méchante morceaux son jeune frère Apsyrtos, et pendant
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LES AllGONAUTES.
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114 ŒDIPE ET U SPHIiNX.
que le pauvre père réunit les membres dispersés pour les ensevelir, le vaisseau s'éloigne. En remontant le fleuve Pliasis, les Argonaules arrivent à TOcéan dont ils suivent le cours jusqu'à sa jonction avec le Nil, et reviennent dnns la Méditerranée en traversant l'Egypte. Les détails de ce retour fantastique ont été modifiés diversement, à mesure que les Grecs ontacquis des connaissances plus précises en géographie.
Œdipe et ses fils. — La légende thébaine appartient à une époque plus méditative ; au lieu des caprices d'une imagination enfantine, on y trouve l'analyse d'une situation morale. Le problème est celui-ci : la conscience nous dit que tout crime souille son auteur et appelle sur lui la juste vengeance des Dieux. Mais qu'arrivera-t-il si la souillure est inconsciente et le crime involontaire? La question est nettement posée dans la légende d'OEdipe, dont les traits principaux, brièvement indiqués dans le onzième chant de l'Odyssée, complétés dans des poèmes postérieurs aujourd'hui perdus, ont été mis ea scène sur le théâtre athénien avec une grandeur idéale qui ne sera jamais dépassée.
Œdipe a été exposé sur le Kithairon aussitôt après sa naissance, car un oracle avait annoncé au roi Laïos, son père, que cet enfant, s'il vivait, deviendrait incestueux et parricide. Recueilli par des bergers, il est élevé chez Polybe, roi de Corinthe, et il s'en croit le fils. Mais un jour, des doutés sont élevés devant lui sur sa naissance. U interroge l'oracle de Delphes qui lui conseille de ne jamais retourner dans son pays. Décidé à s'exiler de Corinthe, il prend la route de Thèbes, mais un char lui barre le passage, une dispute s'élève, il tue Laïos sans le connaître et poursuit son chemin. Il trouve la ville désolée par le voisinage d'un monstre, la Sphinx, lion ailé au visage de femme, qui pose des énigmes aux passants et dévore ceux qui n'y peuvent répondre. (Edipe devine l'énigme, tue la Sphinx, et reçoit en récompense le titre de roi et la main d'iocastè, veuve de Laïos. Cependant la vérité se découvre, locastè se pend de désespoir, (Edipe s'arrache les yeux, mais il se proclame innocent devant les lois divines, qu'il n*a jamais violées volontairement. L'oracle avait prédit qu'il deviendrait le meurtrier de son père et l'époux de sa mère, mais
> FII.S. il5
* <Tiino ii'e^t f|iio (\nn< l'iiir «l»' Soplîocle mjiiii:i(Mil, à Lis cauàL's, le jiriiicipe murul
he la guerre de Thèbes. Il
erres gradées).
smes célèbres : la Thébaîde, nt à Homère et qui, selon Iliade et à l'Odyssée ; VCEdie plus récente d*Antimachos
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LA GUËRBË de: TIIÉBËS.
phon. Tout cela est perdu, et les détails de la légende 5 sont connus que par les tragiques athéniens, qui maient très librement les récits des anciens poètes et fini par les faire oublier.
lerre de Thèbes a pour origine la querelle des deux fils 3 pour la succession au trône de leur père. PolyneiJtès, )ar son frère Etéoclès, revient bientôt assiéger la ville, ide d'Adrastos, roi d'Argos, dont il a épousé la fille, et autres chefs achaiens qu'il a réussi à engager dans sa
:Jipe conduit par ses fils hors des porles de Tbèbes (bas-relief}.
. Ce premier siège forme le sujet d'une tragédie d'Ais- 3s Sept dtvant ThèOeSy toute pleine, dit Aristophane, le d'Ares.
;loire reste aux Thébains, grâce au dévouement du énoikeus, fils de Créon, qui d'après un oracle du proîiresias, s'était offert volontairement à la mort. Tous i achaiens périssent, à l'exception d'Adrastos qui pars'enfuir à Argos. Quant aux deux frères ennemis, ils tués l'un l'autre dans un combat singuher. Créon, ocastè, devenu roi de Thèbes, défend de rendre les s funèbres à Polyneikès, ennemi de la patrie ; mais la
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