LA GUERRE D£ TROIE
pendant que les Troyens introduisent le cheval dans la ville. La Destruction d'ilios, poème d'Arclinos de Milet, contenait le récit de Tarlifice de Sinon et celui de la mort de Laocoon, rendus populaires par Virgile, puis racontait la prise de la ville avec les épisodes qui s'y rattachent, Cassandra arrachée de Fautel d*Athènè, Polyxène immolée sur le tombeau d'Achille, Priamos massacré sur l'autel de Zcus, Astyanax précipité du haut des remparts.
Les Retours; TOdyssée; la'Télégonie. — Toutes ces violences devaient ôlre expiées :les Dieux qui avaient protégé les Achaiens pendant la lutte les abandonnent après la victoire. Les malheurs des principaux chefs étaient racontées dans les Retours, poème en cinq livres d'Hagias ou Augias de Troizen ou de Colophou. C'est là qu'était exposée la tragique IcgeDde formant le sujet de la grande trilogie d'Aischyle, le meurtre d'Agamemnon par sa femme Clytaimnestra et la punition du crime par son fîls Orestès. On y trouvait aussi la navigation de Ménélaos en Egypte et le retour des autres héros, à l'exception d'Odysseus, dont les aventures jusqu'à la mort des prétendants de Pénélope forment le sujet de l'Odyssée. Enfin la Télégoniey poème en cinq livres d Eugammon de Kyrônè, racontait la mort d'Odysseus et servait d'épilogue à la légende Iroyenne et à tout le cycle épique.
Développement successif de la légende troyenne. — Les traditions qui forment la matière de l'épopée sont l'œuvre collective et anonyme des premiers siècles de la Grèce. Pendant ces siècles sans histoire, l'imagination, cet attribut précieux de la jeunesse des peuples comme de celle de 1 hon)me,a fait éclore ces légendes qui alimentèrent la poésie des âges postérieurs et fournirent à la sculpture et à la peinture d'innombrables sujets de compositions. Conçus dans la pensée populaire, tous ces récils étaient recueillis par des chanteurs ambulants qui les colportaient de village en village, une lyre ou une branche de laurier à la main, pour marquer la mesure des vers. Il n'y avait pas d'écriture; lerhythme fixait les détails du récit dansia mémoire de ces chanteurs, dont chacun développait ou transformait les fables imaginées par ses devanciers. On ne soupçonnait môme pas ce que nous ap-
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i GUERRE DE TROIE.
ittéraire : les chanteurs qu'on estimait le
iTaieot assez de mémoire pour retenir les
rimaginalion pour les embellir.' On vaneil aveugle qui habitait la rocheuse Chios.
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