‹ Histoire des GrecsChapitre 54 sur 202 · LA CONQUÊTE THESSALIENNE · texte numérisé non relu

LA CONQUÊTE THESSALIENNE

dans la Phliolis achaienne, où était le royaum s'établit en Épire avec ses compagnons, d*aprè Thétis. Réciproquement, c'est de la Thesprotis sortaient, selon Hérodote, les Thessaliens qui conquérants dans le pays appelé autrefois Haim< d'eux le nom de Thessalie. Il semble naturel d relation entre ces deux événements, quoiqu'on Yoir lequel a été la cause ou l'occasion de l'aut nomme pas les Thessaliens, mais dans le catalof Anliphos et Pheidippos, qui conduisent les soldat et de Cos, sont fils de Thessalos, prince Hèracléi< qu'ils avaient été jetés par la tempête sur les c et avaient donné aune tribu de Thesprotes le no Thessalos. Il y avait d'autres légendes sur Torigi mais on s'accordait à faire venir les Thessaliei protis. C'était, dit Grote, une population à demi rapprochée des Macédoniens ou des Épirotes que Hellènes et formant une sorte de chaînon interi les deux races. Leur habileté à dompter les ch bablement la principale cause de leur succès, ôtre de là qu'est venue la fable des Kentaures, héroïque les Grecs n'avaient pas de véritable héros d'Homère combattent toujours sur des chi La conquête parait avoir été graduelle. Les A tes, lesPerrhaibes, les Magnètes, après avoir opp( une longue résistance, furent repoussés dans les lagneuses et réduits à une condition qu'on a co des Laconiens après la conquête dorienne; cepi servèrent leurs noms de peuples et continuèren de la ligue amphictionique. Les Thessaliens, de tendit à tout le pays, s'établirent principalemen qui formait la partie centrale et qui parait ré] cienne Hellas et au royaume d'Achille ; le nom ( disparaît après la conquête Thessalienne. Pan habitants du pays, les uns émigrërent, les autre à la condition de serfs, et sous le nom de Pênes le sol pour le compte des conquérants qui form locralie dispersée dans quelques villes, Phères

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488 LES AlOLlEiNS EN BOIOTIE.

toussa, Cran non, etc. Sauf quelques rares circonstances où toute la contrée reconnut Fautorilé d'un chef nommé Tagos, il n'y avait pas de lien politique entre les familles thessaliennes. La plus puissante, celle des Aleuades, rattachait son origine à Héraclès, comme les rois de Sparte.

Les Aioliens en Boiotie. — Le contre-coup de la conquête thessalienne se fit sentir en Boiotie. Strabon nous dit qu'après la guerre des Épigones, les Gadméiens, chassés de Thébes par les Thraces et les Pélasges, s'étaient retirés dans l'Aiolis et s'étaient mêlés aux Arnéens assez longtemps pour que l'établissement commun prit le nom de Boiotie; Strabon ajoute qu'ils revinrent dans leur ancienne patrie à l'époque où se préparait à Aulis l'émigration conduite en Asie par les fils d'Orestès, et qu'ils annexèrent à la Boiotie le territoire d'Orchomène occupé par les Minyens. Les Pélasges se retirèrent à Athènes, les Thraces dans le voisinage du Parnassos. Selon Pausanias, les Boiotes fondaient leur droit à faire partie de la ligue Amphictionique sur ce qu'autrefois ils avaient occupé, sous le nom d'Aioliens, une partie de la Thessalie. Le catalogue de l'Iliade^ qui nous montre les Boiotes établis en Boiotie à l'époque de la guerre de Troie, nomme Arnè parmi les villes boiotienties sans faire mention d'une autre Arnè en Thessalie. Au temps de Strabon, la position de l'Arnè boiotienne n*élait plus connue, on savait seulement qu'elle se trouvait près du lac Copaïs. C'est de là que les Boiotes étendirent peu à peu leur domination sur toute la contrée à laquelle ils donnèrent leur nom. Ils célébraient en commun des fôtes appelées Pamboioties, sur les bords de la rivière Coralios, dans le voisinage du temple d'Alhènè Itonia. La suprématie que Thébes s'attribuait sur les autres villes de la Boiotie ne fut pas acceptée sans contestation, surtout dans la région de l'Asopos et du Kithairon, qui faisait autrefois partie de l'Attique et qui avait probablement la môme population. Les Plataiens, qui se vantaient d'être autochthones, montrèrent en toute occasion leur répugnance contre Thébes et leurs sympathies pour les Athéniens.

Invasion des Aitoliens et des Doriens. — L'invasion des Aitoliens et des Doriens dans le Péloponnèse parait avoir été une conséquence de la conquête thessalienne, mais tous

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