LES POÈMES HOMÉRIQUES
etparle compte des générations on atteignait le milieu du treizième siècle avant notre ère. EnÛn, plus loin encore, on plaçait les colonies orientales. Voici les dates qu'on admet le plus généralement, d'après les calculs d'Ëratoslhène :
Phoroneos, fils d*Ioachos 1 753
Danaos et Pélasgos 1469
Deucalion, pèred'Hellen 1433
Erectheus, premier roi d'Athènes;
Dardanos, père des Troyens . . 1 883
Cadmos, Toodateor de Thèbes ... 1813
Pélops 1283
Espédittoo des Argonautes 1 225
Première guerre de Thèbes.... 1213
Mort d'Hyllos 1 203
Seconde guerre de Thèbes U98
Expédition contre Troie 1192
Prise de Troie 1 183
Invasion des Thessaliens et des Boiotei, migration de Pen-
thilos 1124
Retour des Hèracléides 1 104
Alétès à Corinthe 1 075
Migration de Tbéras 1074
Les Aioliens à Lesbos 1053
MortdeCodros 1045
Migration ionienne 1U44
Fondation de Kymè 1033
Fondation de Smyrne 1015
Olympiade d'iphitos. Lycurgne.. 884
Olympiade de Coroibos 776
Les poèmes homériques. — L'intervalle entre la fondation des colonies ioniennes et la première Olympiade est absolument vide d'événements ; mais il est rempli par la plus belle des créations de la poésie, l'épopée homérique. C'est une œuvre collective, comme la plupart des grandes œuvres. Le nom d'Homère représente la pensée d'une époque. A ce nom se rattache la civilisation de la Grèce, c'est-à-dire du monde, puisqu'il n'y a de civilisation véritable que là où le souffle de la Grèce a passé. De nombreuses et savantes dissertations ont été faites sur la composition des poèmes homériques. On les a comparés aux épopées des autres peuples, et on a reconnu qu'ils se rapprochaient bien plus d'une collection de chants populaires que d'une conception individuelle. La critique contemporaine admet en général les conclusions de Wolf et regarde Homère comme la personnification d'une grande école poétique, les Hotnèrides. C'étuit une confrérie de chanteurs ambulants, se rattachant à un éponyme ou ancêtre mythique, lui rendant un culte et lui attribuant les ouvrages particuliers des membres de la corporation. On les appelait rhapsodes, des mots pxirTetv ^^â;, parce qu'ils cousaient des chants les uns aux autres, soit les leurs, soit ceux qu'ils avaient reçus par tradition . Les mots Homère, Homèrides, signifient aussi des rassembleurs de chants. Hésiode dit des L. M. — HiST. DES Grecs. 12
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