NOËL
Voisin Guillolt', dam' o lé peurtioco]i
Qu'o faut prendre en main se deux bots
Et pis courir le Irott',
Le trott et la galîpottc,
Sans souliers ni bots ni botte,
pu vile qu'in mullott,
Peur allé voir dans la grange â Guillolt
Un grand Dieu qui parrait peliott,
Qui porte sur son jabotl
De nos péchés un gros fagott
Qui li pèse beacop.
Qu'apportrons j'i peur amuser te popoU'?
Y é bé chez nous in' escargott'
Qui fait le moulinott :
Dam' jamais lieu ne s'arache
D'au papié la your j' l'atache,
Lieu l'aura tcnotl.
Porte li va et ta ^ro^ houzirolt ,
L'histoire de la Vendée, antérieure a 17U3, ne laisse pas de jeter un grand jour sur l'insurrection qui nous occupe. Un coup d'oeil rapide nous montrera les aïeux des Vendéens toujours impatients du joug depuis César, et particulièrement chatouilleux sur la question religieuse.
La Vendée actuelle, que les Romains comprirent dans l'Aquitaine, était habitée par des Celtes-Gaulois qui avaient, dit-on, pour capitale Agenais (aujourd'hui Aizenais), lorsque César et Crassus vinrent en faire la conquête. Cette conquête à peine achevée, les révoltes commencèrent. Agrippa et Messala en étouffèrent deux, dont ils triomphèrent à Rome... Alors prospérèrent Chanteauceaux , TifTauges, Durinum (Saint^eorges«de-Montaigu], etc. Toute la Vendée s'appela Teyphalic.
Au quatrième siècle, l'invasion des Barbares gagne l'Aquitaine... La domination romaine recule d'année en année. Arrive Clovis (cinquième siècle). Romains, Visigoths et Franks se disputent le terrain. Les Marches sauvent leurs franchises contre tous les partis* en passant tour à tour de Tun à l'autre... Au sixième siècle, saint Martin de Vertou établit le christianisme en Teyphalie. Ceux qui refusent le baptême sont repoussés sur les côtes, et prennent le nom de CoIIiberts.
Paix et fusion des races jusqu'à Charlcmagne. Ce grand homme réunit le Poitou à son empire, après avoir tué Gaifre, duc d'Aquitaine, et pris
D'aux poires et pis d'aux abricots Pour H faire d'au sirop.
Lieu si beau, ai doux, si devott, Qu'il a channé Nargoil !