‹ Histoire des guerres de la VendéeChapitre 92 sur 223 · ACTE DE CHARITÉ · texte numérisé non relu

ACTE DE CHARITÉ

J'aime avec un amour de frère Les rois d'Ët-pagne, d'Angleterre, Et les émigrés réunis Qui rendront la paix au pay?.

J'aime les juges qui sans faute Condamneront les patriotes, Le fer chaud qui les marquera, Et le bourreau qui les pendra.

Il faut dire» au résumé, qu'en fait de violences et de folies, les Constitutionnels donnèrent toujours l'exemple aux Catholiques, et les surpassèrent depuis le commencement jusqu*à la fin dans la proportion de cent contre dix, — témoin cette messe du peuple breton par un patriote mal costumé^ sacrilège parodie du saint sacrifice, qui se chantait chez les Révolutionnaires dès le commencement de 1789, — en mémoire des sanglantes journées rennoises des 26 et 27 janvier*.

^ Cette pièce étrange, imprimée a Sainte-Anne d'Auraj, chez Jean Guestré, libraire, a été reproduite par M. Emile Souvestre dans ses Mémoirta^ si intéressants, d'un Sant-Cuhtte bai-Lreton. Voici la partie nommée Tractus dans les missels :

« Ce fut pour les ignobles vaincus (les Nobles) un jour de ténèbres, d'affliction, d'angoisses.

« Les humbles furent élevés, et ils dévorèrent les superbes.

c Ils ont dû être confus, ces ignobles, pour avoir tenu une conduite abominable ; ou plutôt la confusion n'a pu les confondre, ils ignorent ce que c'est que rougir.

« Ils ont mis le poignard aux mains de leurs serviteurs, et ils les ont payés pour répandre le sang du peuple.

« Loin d'en rougir, ils en ont tiré vanité, et loin de s'en repentir, ils ont gardé parmi eux ceux qui avaient sollicité celte horreur et l'honneur de marcher à la tète des assassins.

« Un des leurs est tombé mort à leurs pieds.

« La mère, qui Tavait excité, placée à une fenêtre, le vit tomber, et jetaitles hauts cris. — Partout battu et terrassé, le noble honteux exprime ainsi ses regrets : — Ah ! le peuple m'a pris par le cdté iaible, aussi m'a-t-il aisément dépouillé de ma gloire. — Je suis devenu le sujet de ses chansons et de ses railleries — Il m'a en horreur, il me fuit avec dédain, et il ne craint même pas de me cracher au visage. »

L'Évangile est ainsi conçu :

« Gloire à vous, Père des êtres ! Dès le commencement du monde, dit le Seigneur, j'ai eu en exécration l'orgueil, et Li prière de l'humble m'a été agréable. Je veux effacer la mémoire des superbes de l'esprit des hommes. Je les exterminerai avec une de leurs mâchoires, avec la mlcboirc d'un poulain d'àncsse. Cette classe de Nobles est sans bon sens, sans sagesse. Ils m'ont attaqué par leur insolence, et le bruit de leur orgueil est monté jusqu'à mes oreilles. Je leur mettrai un cercle au nei et un mors à la bouche, en leur faisant rebrousser chemin ; je les ferai detsenir moins qu'ils n'étaient au commencement. Le temps est venu, mon peuple,. que vous allez secouer le juug de tous res tyrans en robes, en siroarres et en épées. Alors le prêlrc sera comme le citoyen, le seigneur

Hatii nulle part la fermentation des esprits ne Tut plus vive, la persécution plus flagrante et la résistance plus acliarnéc que dans l'évèché de Vannes, cetic pépinière des Chouans \ — C'est de là que partit vérilablemcnt, dé.s le 15 février 1791 , le signal de la grande insurrection de l'Ouest. — et cet épisode capital mérite d'èlrc traité à part et en délnil. On y verra une preuve de plus que la Vendée a reçu l'exemple et l'élan de la Bretagne, et qu'en faisant de la Chouannerie la queue de la Vendée, tous les historiens ont méconnu la dnic des événements, non moins que la nature des hommes e( des pays.

comme le scrvUcur, In mailrcsse cnmmt la frrv.inl:^. le nohl? comme le Wiirgcoii', celui qui aaprunlG comme celui qui prftc; ilnsi, l'occasion î-liiiit [ivonble, rûrlimci hiutemcnl toi druili, cl renicllcz- Tout en jioswssion du privil^ de toip^'tcs. •

Li; PoIiT est diiriic du retlu ;

■ Noire l'ùrc qui ftca ntsis sur le IrAne des Franfiit. que celte rêTolulion Foil hcarcitsc pour le riilTermir, peur U gloire de voirc iiom, pour la durt'c île voire r^gne, pour l'exikution de votre tolonliS toujours aoumise aux loia, Assiirei-nons noa propriélci, TCngcz-noni dea oTTcaaca r|u'aii nous a failei jusqu'ici en nbusanl de Totrc nom id de voIrc oulorilé ; ne nous ciposoi [ilu* i la puissance des Nobles, maii

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