PRÉFACE
OÙ je puise exclusivement sont /'Histoire ecclésiastique de ïabbé Fleury ; /'Histoire de l'Église, de ïabhé de Bérault- Bercastel; la Discipline de l'Église, de Thomassin^ prêtre de l'Oratoire ; /'Histoire de l'Église Gallicane, des quatre Pères jésuites Longueval, Fo7itenay, Brumoy et Berthier ; le Dictionnaire des .hérésies, de l'abbé Pluquet ; les Siècles chrétiens, de l'abbé Ducreux... Puis les moines bénédictins qui ont écrit les annales des provinces : Dom Morice et Boni Lobineaii (Bretagne) ; Dom B. Roger (Anjou) ; Dom Calmet (Lorraine) ; Dom Vaisselle (Provence) ; Dom Plancher (Bourgogne)...
Quant aux événements politiques^ je les ai, comme tout le monde, empruntés aux Mémoires si nombreux que nous ont laissés les hommes d'État et les hommes de guerre de cette époque : Mont lue, Saulx-Tavannes, Guise, Condé, Vieilleville, Lanoue, Palma Cayet, Lestoile, Sully, Villeroy, de Thon, Jeannin...
Puisse le lecteur tirer du récit qiiil va lire cette triste conséquence : Les guerres effroyables de la Réforme îie réformèrent rien, et le clergé des dix-septième et dix-huitième siècles demeura aussi profondément démoralisé que celui des siècles précédents ; les protestants ne conquirent pas la liberté de conscience, qui fut un fruit tardif de la Révolution française ; et de cette terreur religieuse naquit la monarchie absolue, comme plus tard, de la terreur politique surgit le despotisme militaire. Tel est le fruit inévitable des lutte armées.