ÉD. PERRIS
pin maritime pour berceau, et je crois, dès lors, devoir la mentionner ici. u
HALLOMENUS FLEXUOSUS Payk. et HALLOMENUS HUMERALIS Panz.
Si l’on veut bien se reporter aux articles relatifs à ces deux insectes, on verra que j'ai déclaré, en me fondant sur la structure de leurs larves, qu’ils ne peuvent pas appartenir au même genre. Je voulais ajouter, mais franchement je ne l’ai pas osé, qu’ils ne devaient pas être compris dans le même groupe.
C’est avec un véritable bonheur que j'ai vu se justifier mes appréciations. M. Mulsant, en effet, dans son histoire naturelle des Barbipalpes, maintient au H. humeralis son nom générique et le place dans la deuxième famille, Orchésiens, tandis qu’il donne au H. flexuosus le nom générique Carida, et le considère comme faisant partie de la troisième famille, Serropalpiens. Ce fait prouve une fois de plus que l’on doit prendre en grande considération la configuration des larves.
ZILORA (XYLITA) FERRUGINEA Payk.
Je lis dans l’ouvrage précité de M. Mulsant, p. 86, que cet insecte a été pris sur des pins dans les environs de Bordeaux, par M. Ch. Perroud. Quoique je ne l’aie jamais rencontré, je l’inscris ici parce que j’ai la conviction que, trouvé sur le pin maritime, il est parasite de cet arbre, comme dans les Pyrénées il l’est du pin à crochets ou du sapin.
Je ne connais ni sa larve ni sa nymphe.
sa Myza (COCCINELLA) OBLONGO-GUTTATA L.
J'ai plus d’une fois rencontré cette coccinellide en battant les branches des jeunes pinset des vieux pins tout récemment abattus, habitées par des pucerons ; mais j'ai différé d’en parler jusqu'ici parce que je n’ai pas trouvé sa larve. Je la mentionne néanmoins dans ce supplément, attendu qu'elle se rattache incontestablement à notre pin dont sa larve mange les | pucerons. | |
M: Mulsant a recueilli cette larve sur les pins et sapins des montagnes du département du Rhône; il en donne la description, ainsi que celle de la nymphe, dans son Histoire naturelle des Sécuripalpes, p. 182.
Insectes du Pin miarilime. 09
CALVIA (COCCINELLA) 14-GUTTATA L.
Fig. 593-598.
LARVE
Longueur 8 millim. Ovale-allongée, d’un blanc ou blanc jaunâtre mat, avec le dos orné de deux larges bandes longitudinales noires ou noirâtres ; revêtue d’un duvet cendré dense et très fin. |
Tête à peu près orbiculaire, tronquée à la base, blanchâtre, avec les angles postérieurs largement bruns, et une tache brune irrégulière au milieu du front. Labre grand, un peu convexe, semi-discoïdal et parfois légèrement échancré, rabattu sur la bouche et recouvrant les mandibules ; celles-ci petites, triangulaires, aiguës et bifides à l'extrémité, pouvant disparaître dans la cavité produite par le labre et les mâchoires. Mâchoires épaisses, bombées, munies d’un lobe assez large, un peu arqué, marqué à l’extrémité de quelques stries longitudinales et appliqué contre la bouche ; palpes maxillaires épais, coniques, allongés, plus souvent divergents que parallèles, et formés de trois articles dont le dernier est un peu plus long que chacun des deux autres. Menton bombé ; lèvre inférieure presque arrondie, un peu en saillie au milieu du bord antérieur, surmontée de deux palpes courts de deux articles ; le tout ordinairement renfermé dans l’arceau formé par les lobes maxillaires. Antennes courtes, coniques et de trois articles. Près de la base des antennes on aperçoit sur chaque joue trois ocelles noirs disposés en triangle presque rectangle.
Prothorax un peu plus long, mais pas aussi large que les deux autres segments thoraciques, qui eux-mêmes sont plus grands que les segments abdominaux ; marqué d’une large bande transversale noirâtre, finement interrompue au milieu, n’atteignant aucun des bords, et dans laquelle on remarque des cavités irrégulières. Mésothorax et métathorax ayant deux grandes taches noirâtres, arrondies, séparées par un assez grand espace blanchâtre. Au bord externe des taches des trois segments thoraciques on voit de petites spinules surmontées d’un petit poil.
Pattes un peu brunâtres, très longues et relativement grêles, formées de cinq pièces, savoir : une hanche allongée, un trochanter court, une cuisse et un tibia très longs, hérissés le premier de poils, le second de soies plus raides et plus épaisses, sauf à l’extrémité où ces soies sont remplacées par des poils glanduleux qui recouvrent en partie l’ongle,
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lequel est ferrugineux , assez fort, acéré, très crochu et dilaté à la base.
Abdomen de neuf segments, portant sur les huit premiers quatre séries de tubercules subcornés, recouverts, ainsi que leurs intervalles, sauf la ligne médiane, par deux bandes longitudinales noirâtres, à l'exception des deux tubercules externes du premier segment et des quatre tubercules du quatrième qui sont blanchâtres ; neuvième segment triangulaire, débordé par un mamelon pseudopode, membraneux, au centre duquel est l’anus. Dessous du corps entièrement blanchâtre.
NYMPHE
Un accident m’a empêché d’en recueillir la description. Je puis dire seulement que la larve, avant sa métamorphose, se colle par son dernier segment, et que lorsque la nymphe est formée, la peau se fend sur le dos et est refoulée en arrière.
INSECTE PARFAIT
Longueur, 4 à 5 4/2 millim. Courtement ovale, entièrement d’un fauve rougeâtre ou jaune, avec les yeux noirs. Prothorax marqué à ses angles antérieur et postérieur d’une tache blanche, les deux taches unies par un liseré blanc sur la bordure. Élytres ornées de sept gouttes blanches, une près de l’écusson, trois en ligne transversale un peu arquée vers le tiers antérieur, et trois en triangle sur le tiers postérieur.
La larve de la Calvia 14 guttata est aphidiphage et se nourrit des pucerons du pin comme de ceux de divers autres arbres qu’elle recherche de branche en branche avec une assez grande agilité. Les mœurs de cette espèce sont donc celles de la plupart des espèces de cette famille, et comme elles ne m'ont rien offert qui ne concorde avec les faits signalés depuis longtemps et connus de tous, je ne m’y arrêterai pas.
NOVIUS CRUENTATUS Muls.
Fig. 599-605.
Ai LARVE.
Longueur, 5 millim. Elliptique, assez convexe en dessus, moins en dessous, molle, charnue, d’un rougeâtre livide, revêtue d’une sorte
Insectes du Pin maritime. 511
de pruinosité formée par un duvet fin, presque feutré et très peu adhérent.
Tête petite, un peu inclinée, à contours arrondis, à peine subcornée et noirâtre ; épistome nul ou tellement soudé au front qu’on ne peut l’en distinguer ; labre assez grand, transversal, charnu, comme tuméfié antérieurement, et abritant les mandibules qui sont petites, acérées et noiràtres. Mâchoires courtes, leur lobe nul ou dans de trop mauvaises conditions pour que j'aie pu l’apercevoir ; palpes maxillaires grands, épais, inclinés en dehors et formés de trois articles, le dernier plus long que chacun des deux autres dont le bord supérieur est brunâtre, de sorte que ces palpes semblent annelés de brun. Lèvre inférieure courte, peu distincte du menton, échancrée antérieurement ; palpes labiaux grêles, très courts et de deux articles. Antennes courtes, épaisses, de trois articles, dont le dernier arrondi, plus court que les deux autres et surmonté de deux petites soies comme tronquées, dont la plus interne un peu plus longue que l’autre. Ces soies pourraient être prises la première pour un quatrième article extrêmement grêle et la seconde pour cet article supplémentaire que présentent souvent les antennes, mais je n’ai pu y voir, même au microscope, que des soies. Sur chaque joue on remarque une élévation, une sorte de tubercule sur lequel une très forte loupe montre trois ocelles disposés en triangle.
Prothorax plus grand que les deux autres segments thoraciques, deux fois et demi aussi large que la tête, semi-discoïdal, finement velu sur les côtés, et marqué de deux grandes taches triangulaires et brunâtres ; mésothorax et méthathorax égaux entre eux, munis aussi de deux taches brunâtres, et marqués d’un pli transversal un peu interrompu au milieu. Ce pli est plus tranché sur les côtés, qu’il divise en deux petits lobes surmontés chacun d’une petite houppe de poils fins.
Chacun de ces trois segments porte une paire de pattes d’une longueur médiocre, de quatre articles velus, surtout le dernier ou tibia, et terminées par un ongle corné et roussâtre.
Abdomen de neuf segments dont les huit premiers égaux, et marqués d’un pli transversal non visible sur les côtés où l’on remarque une petite saillie brunâtre couronnée d’une houppe de poils fins, et rendue plus tranchée par une petite fossette latéro-dorsale. Sur le dos de ces segments se trouvent quatre autres saillies semblables et de tout petits poils déjetés en arrière. Il y a donc le long de la face dorsale de l'abdomen, v compris les côtés, six séries longitudinales de tubercules brunâtres piligères. Neuvième segment petit, arrondi, velu et ayant en dessous un mamelon charnu au centre duquel est l’anus.
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Stigmates au nombre de neuf paires, la première près du bord antérieur du mésothorax, les autres au tiers antérieur des huit premiers segments abdominaux.
NYMPHE
D'abord blanche, puis cendrée, revêtue d’un duvet de même couleur, très fin, mais épais surtout au thorax. Elle présente d’ailleurs, emmaillottées comme à l'ordinaire, les diverses parties de l’insecte parfait.
INSECTE PARFAIT
Longueur, 4 millim. Ovalaire, revêtu d’une pubescence grise, faiblement convexe en dessus. Prothorax noir, bordé de rouge obscur à ses bords latéraux et antérieur ; élytres subparallèles, obtusément arrondies à l’extrémité, d’un rouge foncé avec des taches noires, quelquefois au nombre de sept assez distinctes, mais souvent un peu indécises dans leurs contours ou diversement réunies ; ou bien élytres noires, avec trois taches arrondies près de la suture et le bord marginal rouges. Dessous du corps brun sur la poitrine, d’un rouge brun sur le ventre. Pattes comprimées, d’un rouge brun, avec les cuisses plus foncées.
J'ai passé bien des années sans rencontrer aux environs de Mont-de- Marsan le N. cruentatus. L'occasion ne s’en est présentée pour la première fois qu'au mois d’août 1858. On venait d’abattre dans une forêt un assez grand nombre de vieux pins vivants, et c’est en battant leurs branches au dessus d’un parapluie renversé que je fis tomber quelques individus de ce joli insecte, mélés à beaucoup de pucerons. Naturellement je me mis à la recherche de sa larve, mais je ne pus m’en procurer aucune.
Au mois de mai 1860, j'eus la chance de rencontrer quelques vieux pins fraîchement abattus, et à l’aide de mon parapluie, je recueillis, avec un grand nombre de pucerons, deux Novius et trois larves appartenant évidemment à la famille des Coccinelliens, et qu’à priori j'attribuai à cet insecte, car elles différaient de celles des Coccinelles et des Scymnus. Elles paraissaient adultes. L’une d’elles fut sacrifiée pour la description que j'ai donnée plus haut, une autre mourut, la troisième a subi chez moi toutes ses métamorphoses sans avoir pris de nourriture.
Insectes du Pin maritime. 513
Les occasions de lrouver le Novzus et sa larve sont fort rares dans ce pays, parce que c’est ordinairement en hiver qu’on abat les vieux pins, et que, durant cette saison, ni l’insecte ni la larve n’habitent les branches dépourvues d’ailleurs de pucerons. Je ne puis donc de visu dire quelles sont les habitudes de ce petit animal; mais voici les conséquences que je crois pouvoir déduire des faits observés.
1° Le N. cruentatus ne fréquente, ici du moins, que les grands pins, car jamais je ne l’ai recueilli en secouant les jeunes sujets, même chargés de pucerons. Il n’est pas, du reste, le seul insecte pinicole qui soit dans ce cas, et cette prédilection pour les grands arbres lui est commune avec un hémiptère, le Rhyparochromus abietis.
2° Il pond ses œufs en mars et avril, témoins les larves adultes et les insectes parfaits que j'ai rencontrés au mois de mai. La larve que j’ai pu mener à bonne fin ayant accompli dans mon cabinet sa dernière métamorphose dans le courant de juillet, j'en conclus que les individus obtenus des arbres explorés en août 1858 étaient le produit de la ponte du printemps. Je suis en outre porté à croire qu'ils étaient sur les arbres pour y pondre des œufs, et qu’il peut y avoir une seconde génération, car, durant l’hiver de 1861, j'ai trouvé, sous une pièce de bois, dans une forêt, une larve adulte de Novius qui, au mois de mars, s’est transformée en chrysalide et m'a donné un insecte parfait. Aïnsi les produits de la ponte du printemps accompliraient sur l'arbre lui-même toutes leurs évolutions ; quant aux larves de la ponte d'été, elles se borneraient à acquérir tout leur développement, et chercheraient ensuite un refuge pour y passer la mauvaise saison, différant leur transformation jusqu'au retour des beaux jours. Peut-être même cette particularité ne concerne-t-elle que quelques larves retardaires ; car, en Prusse, on trouve assez abondamment le Novius, pendant l'hiver, dans les crevasses de l'écorce des pins, ce qui indiquerait ou qu'il n’y a dans ces contrées qu’une seule génération, ou bien que les individus de la seconde passent généralement par toutes leurs phases avant l’époque des froids.
8° La larve du Novius se nourrit de pucerons.
J'ajoute que cette larve, qui a les pattes beaucoup plus courtes que celles des Coccinelles, est aussi beaucoup moins agile qu’elles.
Lorsqu'elle veut se transformer, elle se fixe au plan de position à l’aide du mamelon anal; sa peau se fend le long du dos; mais, au lieu d’être refoulée comme un chiffor vers la partie postérieure, elle demeure tendue et enveloppe la nymphe comme on le voit chez les Anthrènes,
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514 ÉD. PERRIS.
SCYMNUS MARGINALIS ROSSI.
Fig. 606-610.
Longueur 4 millim. Corps elliptique, entièrement d’un testacé très pâle, recouvert en dessus d’une assez épaisse toison blanche et floconneuse. |
Tête arrondie sur les côtés, enchàssée postérieurement dans le prothorax ; labre en segment de cercle, rabattu sur la bouche et recouvrant les mandibules qui sont courtes, triangulaires et terminées par deux pointes acérées. Mâchoires assez épaisses, leur lobe très court et peu visible; palpes maxillaires assez épais, longs, dépassant sensiblement le devant de la tête, de trois articles dont les deux premiers égaux et le troisième aussi long, ou bien peu s’en faut, que les deux autres ensemble. Lèvre inférieure petite, cordiforme, surmontée des deux palpes labiaux courts et de deux articles. Antennes insérées un peu plus bas que dans la larve de la Calvia 1h4-guttata, courtes, de trois articles, les deux premiers assez épais et cylindriques, mais le deuxième un peu plus long que le premier et comme arrondi au sommet, le troisième à peine plus long, très grêle, presque sétiforme. Sur chaque joue trois ocelles noirs disposés en triangle inéquilatéral,
Thorax de trois segments plus grands que les segments abdominaux qui sont au nombre de neuf. Tous ces segments, et surtout les derniers, ayant des fossettes en dessus, un bourrelet latéral et des poils fins, mais assez raides sur le dos, sur les côtés et en dessous ; le neuvième segment abdominal ayant en dessous un mamelon charnu.
Pattes longues, hérissées de longs poils; tibias plus allongés que les cuisses, s’atténuant progressivement de la base au sommet, terminés par un ongle testacé, simple, médiocrement crochu, inséré entre deux soies un peu plus longues que lui et glanduleuses au sommet.
Stigmates situés la première paire près du bord antérieur du mésothorax, les huit autres au tiers antérieur des huit premiers segments abdominaux.
Pour la description qui précède, pour voir les fossettes et les poils dorsaux, ainsi que la couleur de la larve sur cette partie du corps, j'ai dû la débarrasser des flocons blancs dont elle est habituellement recouverte. Ces flocons, à l’époque où je les ai observés, avaient une hauteur égale à celle du corps ; ils étaient raides et ne formaient pas une couverture continue
Insectes du Pin marilime. 515
el feutrée. Si on regardait la larve en long on voyait les flocons ou toufles disposés en six séries longitudinales correspondant aux fossettes dont j'ai parlé ; si on l’observait de côté, on constatail que les touffes d’un segment étaient distinctes de celles du segment suivant, et cela devenait bien plus apparent lorsque la larve, un peu tourmentée, pliait son corps en arc. En un mot, ces touffes étaient disposées comme les faisceaux de poils d’une brosse dont les trous seraient un peu écartés. |
NYMPHE
En partie enchàssée dans la peau chiffonnée de la larve; d’un blanc grisâtre et pubescente surtout sur le thorax.
INSECTE PARFAIT
Longueur 2 millim. Subhémisphérique, pubescent. Tête d’un fauve jaune dans le mâle, noire, avec la bouche d’un fauve jaune dans la femelle. Élytres noires, ayant une tache d’un fauve jaune, ordinairement triangulaire, de l'angle huméral aux deux cinquièmes de leur longueur, mais souvent dilatée au point de couvrir entièrement les élytres, sauf les alentours de l’écusson et la suture. Antennes, jambes, tarses et extrémité au moins des cuisses d’un fauve jaune.
Le S. marginalis se rencontre sur divers arbres et arbrisseaux, et je l'ai recueilli plusieurs fois en secouant les pins grands ou petits, habités par des pucerons dont sa larve fait sa nourriture. Mes recherches ne m'ont procuré que deux individus de cette larve, et l’un d’eux a subi dans mon cabinet toutes ses métamorphoses. Je ne l’ai pas observée à l’état sauvage, et j'ignore si ses mœurs présentent quelques particularités dignes d’un intérêt spécial.
Comme on a pu le voir, les larves des Scymnus offrent la plupart des caractères des larves des Coccinelles. Si l’on ne considère que les organes essentiels, on reconnaît qu'elles ne diffèrent guère de celles-ci que par les lobes des mâchoires beaucoup plus petits, la lèvre inférieure cordiforme, le troisième article des antennes plus grêle, les poils de l'extrémité des tibias simples et non glanduleux, sauf deux soies qui accompagnent l’ongle; mais ce qui les distingue au premier coup d'œil, c’est cette matière blanche et très fragile dont la nature est demeurée inconnue, qui se reproduit assez rapidement lorsqu'elle a été enlevée, et qui transsude de leur corps par les fossettes dorsales, d’abord comme une pruinosité, puis comme
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des faisceaux distincts, mais qui finissent souvent par devenir floconneux: L’illustre Réaumur a consigné à ce sujet dans un de ses mémoires (t. 3. mém. xr. p. 31, fig. 20-29) d’intéressantes observations que je ne pourrais que répéter ici sans y rien ajouter.
Quant à l’ensemble des larves des Coccinellides, je n’ai rien à dire non plus qui ne soit connu. On sait, en effet, que presque toutes ces larves vivent des pucerons qui pullulent sur les plantes, les arbrisseaux et les arbres, et qu’elles concourent avec plusieurs autres insectes à nous délivrer de ces ennemis, ou du moins à rendre moins funeste leur prodigieuse fécondité. Quelques-unes cependant, telles que celles des Epilachna argus et chrysomelina, et de la Lasia globosa sont phytophages et rongent le parenchyme des feuilles de diverses plantes. Leur corps est hérissé en dessus de longues épines rameuses qui manquent généralement dans celles de l’autre groupe, mais elles ont comme elles des poils glanduleux aux tibias.
M. Mulsant, dans l’histoire naturelle des Sécuripalpes, et MM. Chapuis et Candèze dans leur catalogue des larves, p. 290, donnent quatre articles aux palpes maxillaires des larves de cette famille. Gette double affirmation m'ayant inspiré des doutes, j'ai passé en revue toutes les larves de Coccinellides de ma collection, et toutes sans exception m'ont présenté trois articles seulement, comme je l’avais vu en étudiant sur le vif les trois espèces dont je viens de donner l’histoire. Craignant que l'alcool n’eüût raccorni ces organes, et rendu invisible l’article basilaire, je me suis mis en quête de larves vivantes, et en ayant trouvé de plusieurs espèces, j'ai constaté de nouveau que toutes ont les palpes maxillaires de trois articles. Les savants que j'ai cités s’en sont laissé imposer sans doute par les mâchoires dont le lobe est peu apparent et qui ont dès lors la physionomie d’un article, ou bien par des traits bruns annulaires qui simulent parfois
une articulation.
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