ÉD. PERRIS
OPILUS MOLLIS L.
NYMPHE
L'article que, dans ce travail, j'ai consacré à l’Opilus mollis ne parle pas de sa nymphe qui m'était alors inconnue. Je l’ai trouvée depuis aux mêmes lieux que celle du Malachius marginellus. Elle ressemble à la nymphe du Thanasimus formicarius. Comme elle, elle est rosée mais un peu moins; la tête, le prothorax et l’abdomen sont hérissés de poils nombreux et fins ; elle est terminée par deux papilles subulées, divergentes et un peu relevées en arrière.
La larve, comme celle du Thanasimus, tapisse sa cellule d’une mucosité blanche.
TRICHODES ALVEARIUS Fab.
Dans larticle relatif à la larve du T. alvearius, j'ai dit que la larve signalée par Réaumur comme appartenant à cette espèce est, d’après la figure de l’insecte parfait, celle du T. apiarius. Il y a là une erreur que M. J. Du Val a relevée (Soc. Ent. 1857, p. 93), et que je m'empresse de reconnaître. Je m’étaïs laissé abuser par quelques imperfections de la figure de Réaumur ; mais j’admets parfaitement que son imsecte est l’a/vearius, et que la larve dont j'ai parlé fait double emploi avec la sienne. Reste seulement la circonstance, assez rare je crois, de l’existence de cette larve sous l'écorce du pin. Elle ne s’est présentée à moi qu’une seule fois.
PTINUS DUBIUS Sturm.
Fig. 572-576.
LARVE
Longueur 2 1/3 à 3 millim. Corps blanc, charnu, à peine renflé antérieurement, très convexe en dessus, moins en dessous, fortement courbé en arc, mais pouvant se redresser presque entièrement lorsque la larve veut se déplacer. |
Tête plus étroite que le thorax, lisse, arrondie, roussâtre, un peu plus foncée sur les côtés et au bord antérieur. Épistome court ; labre semielliptique et couvert de petits poils roussâtres. Mandibules testacées, avec l'extrémité d’un brun ferrugineux, fortes, planes en dessus, pointues, taillées en biseau tranchant et un peu concave, échancrées au dessous de
Insectes du Pin maritime. 489
l'angle interne. Màchoires assez épaisses, leur lobe large, arrondi, densément couvert de poils roussâtres mêlés de spinules, et muni à la face inférieure d’un trait oblique, ferrugineux et corné. Palpes maxillaires triarticulés, presque droits, dépassant le lobe de la longueur au moins du dernier article. Lèvre inférieure prolongée au milieu en languette conique ; palpes labiaux de deux articles ne débordant pas les lobes des mâchoires. Antennes presque invisibles, logées dans une cavité située contre le milieu de la base des mandibules, et de deux articles au moins. A l'angle inférieur de cette même base on aperçoit un petit tubercule saillant, lisse, brun, que je considère comme un ocelle.
Corps revêtu de poils très fins, presque blancs, et formé de douze segments que des plis transversaux empêcheraient de bien discerner si l’on n'avait la ressource des pattes et des stigmates. Prothorax sensiblement plus grand que les deux autres segments thoraciques ; chacun de ces segments est muni d’une paire de pattes assez longues, grêles, hérissées de quelques poils fins.
Abdomen de neuf segments dont les deux derniers un peu plus grands que les autres ; le dernier arrondi, plus sensiblement velu, et marqué en dessous, près de la base, d’un pli transversalement oblique et en fer de pique, dans lequel est l'anus.
Stigmates orbiculaires, roussâtres, au nombre de neuf paires : la première un peu plus grande et placée un peu plus bas que les autres, très près du bord postérieur du prothorax ; les autres près du bord antérieur des huit premiers segments abdominaux.
NYMPHE
Elle présente les particularités suivantes : quatre soies sur le milieu du bord antérieur du prothorax et quatre de chaque côté, la plus inférieure plus distante ; quelques soies sur le dos du prothorax et de l’abdomen et une de chaque côté des segments de celui-ci. Dernier segment terminé par quatre papilles coniques et divergentes disposées en carré.
INSECTE PARFAIT
Mâle. Longueur 2 à 2 1/2 millim. Ovale, allongé, entièrement testacé, avec les yeux très gros et noirs ; revêtu d’un duvet roussâtre plus clair sur le corselet et surtout sur la tête, blanc sur l’écusson. Antennes un peu plus longues que le corps; prothorax plus long que large, fortement étranglé près de la base, marqué d’un faible sillon longitudinal, et muni vers le milieu de sa longueur de deux petites dents latéro-dorsales, formées par
490 ÉD. PERRIs.
des poils. Élytres presque parallèles, un peu dilatées aux deux tiers de leur longueur, à stries marquées de points carrés, très serrés ; intervalles des stries étroits et convexes ; poils disposés en séries longitudinales.
Femelle. En ovale plus court et un peu plus large ; articles des antennes sensiblement plus courts; corselet à peine plus long que large ; ponctuation plus fine.
Des châtons de fleurs mâles du pin maritime que j’enfermai dans un bocal au mois de juin 1856, me donnèrent, depuis le mois d’août suivant jusqu’au mois d'avril 1857, un assez grand nombre de Pinus dubius. I n’était pas douteux qu’ils n’eussent nourri les larves de cet insecte, et en 1857, je constatai que cette présomption était fondée, mais je ne pus découvrir la nymphe qu’il m’importait pourtant de connaître, afin de savoir si, comme celles d’autres Ptinus, elle est enfermée dans une coque. C’est ce qui m’a déterminé à continuer mes recherches en 1858, et cette fois ma curiosité a été complétement satisfaite.
Le P. dubius pond au mois de mai ses œufs dans les châtons. Les larves, dès leur naissance, s’enfoncent au milieu des petites masses de pollen, et se nourrissent de cette substance qui paraît avoir des propriétés alimentaires assez marquées, car leur développement est rapide. IL faut qu’il en soit ainsi, car les châtons ne sont pas d’une contexture assez solide pour résister longtemps aux intempéries, et inévitablement les larves qui n’auraient pas subi leurs métamorphoses avant l'hiver tomberaient à terre par suite de la ruine de leur berceau, ce qui rendrait leur existence bien chanceuse. La nature, toujours sage dans ses desseins et conséquente dans ses vues, a voulu prévenir ces dangers.
Nous avons déjà vu, à l’article du Rhinomacer attelaboides, que les larves de cet insecte, lorsque elles ont acquis tout leur développement, se laissent tomber à terre et passent tout l'hiver dans le sol pour se transformer au printemps ; mais celles du Berginus et du Ptinus ne sont sans doute pas organisées de manière à pouvoir hiverner ainsi, et alors leur croissance est assez prompte pour qu’elles puissent, avant les mauvais jours, accomplir toutes leurs évolutions.
J'ai dit, à la vérité, que des larves vivant dans des châtons recueillis en juin 1856, m'’avaient donné des insectes parfaits jusqu’au mois d’avril de l’année suivante; mais l’expérience m’a depuis longtemps appris, et je l’ai redit à propos du Trôgoderma testaceicorne, que des larves élevées dans des appartements, c’est-à-dire dans des conditions thermométriques et surtout hygrométriques très différentes de celles qu’elles ont en plein air, sont presque toujours retardées dans leur croissance et leurs métamorphoses, et je suis convaincu que, dans les circonstances normales, les naissances auraient été généralement beaucoup moins tardives. Je dis généralement,
car it est bien possible qu'il y eût eu quelques rétardaires et par suite quelques victimes ; mais la sollicitude de la nature ne va pas jusqu’à prétendre tout sauver, et elle sait conserver les espèces sans se préoccuper du nombre des individus.
Pour revenir au Ptinus, j'ajouterai que lorsqué la larve a acquis tout son développement, elle agglutine, à l’aide d’une liqueur plutôt mucilagineuse que soyeuse, des détritus et des grains de pollen pour en former une coque ellipsoïdale dans laquelle, après quelques jours d’immobilité, elle se transforme en nymphe. Ce dernier état ne dure ordinairement que huit ou dix jours. L’insecte parfait éclot dès le mois d’août. Où passe-t-il l’automne, l'hiver et une partie du printemps suivant ? M. Boieldieu, dans sa monographie des Ptiniores, dit qu’il est commun sous l’écorce du pin. Je ne l’ai jamais, quant à moi, trouvé dans ces conditions, et ce n’est que par hasard que de rares individus me sont tombés sous la main en secouant des fagots et des buissons. Il est possible néanmoins qu'il hiverne dans les anfractuosités de l'écorce du pin maritime, mais jusqu'ici je ne connais pas de meilleure manière de se le procurer que de recueillir des châtons mâles de ce conifère.
Les larves de Péinus sont connues depuis longtemps. Bouché a publié celle du Péinus (Hedobia) imperialis, et Gœdart a signalé en 1700 celle du Ptinus fur, dont le signalement complet a été donné 52 ans plus tard par De Géer.
Au premier coup d'œil, les larves de ce genre semblent entièrement calquées sur celles des Anobium, et si l’on se reporte à ce que dans ce travail j'ai dit de ces dernières, on verra que les points de ressemblance sont très nombreux : Corps velu, plissé, courbé en arc; antennes presque invisibles, logées dans une cavité près de la base des mandibules ; un ocelle au-dessous de la cavité antennaire ; lobe des mâchoires arrondi, avec un trait subcorné et oblique ; stigmates semblables et semblablement disposés ; autant de caractères qui sont communs aux deux types. Mais un examen attentif permet de saisir des différences assez tranchées.
Aïnsi, dans les larves de Pinus le corps est dépourvu de ces spinules si caractéristiques dans celles des Anobium, ou s’il en existe dans les grandes espèces, celle du P, germanus, par exemple, elles sont beaucoup plus petites et à peine visibles. Les pattes sont moins velues ; le pli de la face inférieure du dernier segment est iransversalement oblique et non longitudinal ; les mandibules enfin, et c’est là le trait le plus saillant, sont plus longues, plus pointues et taillées en biseau uni et tranchant, au lieu d’être dentées le long de leur bord interne.
Les larves des Péinus partagent aussi avec celles des Anobium la faculté de sécréter uné liqueur visqueuse qui leur permet de se façonner une
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coque. J’ignore par où s'écoule cette liqueur, et si elle ne s’échappe pas par quelque ouverture voisine de l’anus, je ne serais pas éloigné de croire qu’elle a son issue par cette sorte de languette que présente la lèvre inférieure. Il m'a été impossible de fixer à cet égard mes incertitudes, car les larves dont il s’agit, lorsqu'elles font usage de leur liqueur, travaillent à couvert. Ensevelies au milieu des détritus et de leurs propres déjections, elles compriment et tassent autour d'elles les matières qui les enveloppent, et, à force de faire agir leur corps, elles façonnent une cellule elliptique. Pour en retenir les parois, elles les imbibent de la liqueur dont j'ai parlé, et comme elles agglutinent ainsi une petite couche de détritus, une coque se trouve formée même sans intention. Néanmoins la larve du P. germanus (et d’autres sont peut-être dans le même cas) ne se contente pas de vernisser les parois de sa loge ; elle les tapisse d’un vrai tissu de soie médiocrement tenace, et tout incrusté de vermoulure et d’excréments.
DORCATOMA CHRYSOMELINA Sturm.
Fig. 577.
LARVE
Je m'’abstiens d’en donner la description parce que je ne pourrais que répéter ce que j'ai dit des larves de Ptinus et d’Anobium auxquelles elle ressemble tellement que je n’ai pu y trouver que les différences suivantes : mandibules un peu plus longues que dans les larves d’Anobium, un peu plus courtes que dans celles de Ptinus, un peu crochues, acérées et bifides à l'extrémité. Dernier segment divisé en deux sur la face dorsale par une rainure transversale, sans pli longitudinal ou oblique en dessous, mais ayant près de l'extrémité inférieure un mamelon rétractile au centre duquel est l’anus.
Cette larve a des spinules à la base dorsale des segments comme celles des Anobium, et ce caractère existe aussi dans les larves des D. dresdensis et rubens qui se trouvent dans ma collection et que j'ai pu, dès lors, examiner. Ces spinules, qui n’occupent qu’un très étroit espace transversal, se voient du troisième au huitième segment inclusivement, puis sur le douzième ou dernier, où elles sont plus petites, mais plus nombreuses.
NYMPHE
Elle diffère de celle des Ptinus et des Anobium en ce qu’elle est entièrement glabre, c’est-à-dire dépourvue de poils sur le prothorax et sur
Insectes du Pin maritime. 493
l'abdomen. Le dernier segment est terminé non par des papilles, mais par deux tubercules.
INSECTE PARFAIT
Longueur, 2 millim. Elliptique, noir, avec le bord des élytres un peu rougeûtre ; revêtu d’une pubescence roussâtre et assez épaisse ; très finement et densément ponctué ; élytres marquées extérieurement de deux stries dont l’inférieure se prolonge, ou peu s’en faut, jusqu’à la suture, et la supérieure s’arrête aux trois quarts de l’élytre ; antennes et pattes rougeûtres.
Je comprends le D. chrysomelina dans ce travail parce que sa larve vit, comme celle du Hallomenus humeralis, dans le Dedalæa maxima Brot., champignon essentiellement parasite du pin. Pour pondre ses œufs, la femelle du Dorcatoma attend que ce champignon soit un peu sec ; souvent même ce n’est qu'au printemps qu’il lui confie le soin de nourrir sa progéniture.
La larve accomplit ses métamorphoses dans le champignon même, et au milieu des détritus et des excréments agglutinés en forme de coque, comme je viens de le dire pour la larve du Ptinus dubius. Les pontes de l'automne donnent les insectes parfaits en mai et juin de l’année suivante: celles du printemps vers la fin de l'été, de sorte qu’à une certaine époque de l’année on trouve à la fois des larves à divers degrés de développement, des nymphes et des insectes parfaits. C’est ce que l’on constate aussi pour les D. dresdensis et rubens qui vivent dans l’intérieur des chênes cariés, dont le bois est décomposé au point d’être réduit en feuillets entre lesquels se produisent des mycelium de champignons, des byssus dont les larves se nourrissent plus encore peut-être que du bois lui-même.
DINODERUS (APATE) SUBSTRIATUS Payk.
Fig. 578-586.
LARVE
Longueur 5 à 6 millim. Blanche, charnue, plissée transversalement, épaisse antérieurement, sensiblement plus étroite à la partie postérieure qui est courbée en hameçon; revêtue d’une pubescence très fine d’un blanc roussâtre.
Tête petite, enchâssée en grande partie dans le prothorax, rousse, avec le contour de ses divers organes un peu plus foncé. Épistome transversal,
49h ÉD. PERRIS.
à bord antérieur un peu copcave; labre grand, plus que semi-discoïdal, revêtu d’une pubescence roussätre qui forme antérieurement des cils assez épais. Mandibules longues, fortes, rousses à la base, noires dans leur moitié supérieure. Vues en dessus, elles sont sinnées extérieurement et tronquées obliquement à l'extrémité qui est obtusément tridentée ; vues de côté, elles sont subtriangulaires, à côtés sinués et terminées par deux dents obtuses. Mâchoires assez fortes, leur lobe allongé, peu épais, bérissé de petites soies ; palpes maxillaires assez longs, de trois articles d'une longueur croissanie, le troisième grêle. Lèvre inférieure reculée, semi-discoidale, portant deux petits palpes labiaux de deux articles écaux, insérés non au bord antérieur mais à la base. Antennes courtes, assez épaisses, coniques, de quatre articles égaux en longueur, sauf le quatrième qui est de moitié plus court et ellipsoïdai. Près de leur base on voit. sur chaque joue quatre ocelles noirs, dont trois disposés en ligne transversale ue peu arquée, et un sous l'ocelle médian supérieur.
Corps de douze segments plissés en travers, de manière à rendre leur intersection peu apparente, excepté dans les trois derniers dont la peau est plus tendue. Chacun des trois segments thoraciques porte une paire de pattes médiocrement longues, formées de cing pièces, y compris ue ongle assez long et peu crochu, et hérissées de quelques soies, principalewent sur le tibia.
Stigmates au nombre de neuf paires, la première près du bord postérieur du prothorax, les autres près du bord antérieur des huit premiers segments abdominaux.
Jai publié dans les Annales de la Soc. Ent. (1859, p. 555, pL 16, fig. 4-14) l’histoire des métamorphoses des Apañc capucina et varia ei du Xylopertha sinuata. Les larves de ces insectes différent de celles des Dinoderus par les caractères suivants : Îles antennes sont longues ; le troisième article est aussi long que les deux premiers ensemble, et le quatrième est un peu déjeté en dehors ; le labre a un espace nu, les mandibules sont courtes, arrondies à l'extrémité ; : le premier article des palpes maxillaires est très épais, et le lobe des mâchoires grand, épais et arrondi; les palpes labiaux sont, il est vrai, insérés aussi à la base de la lèvre, mais ils ont trois articles: les pattes sont très velues, surtout aux tibias ; enfin elles n’ont pas d’ocelles.
Les insectes parfaits offrent aussi des différences très marquées dans Jes organes de la bouche, les tarses, etc.
La larve du Dinoderus sert en quelque sorte de transition entre celles de Ptinus et d'Anobium et celles d’'Apate. Dans les premières, en efiet, les palpes labiaux sont de deux articles, les antennes sont très couries, et il exisie un ocelle sur chaque joue. On Jes distingue néanmoins à
Insectes du Pin maritime. 495
première vue par un caractère très tranché. La larve du Denoderus, comme celle des Apate, a la tête profondément enchâtonnée dans le prothorax, tandis que dans les larves des Pinus et des Anobium elle est entièrement saillante.
NYMPHE
Elle présente, emmaillotées comme à l’ordinaire, toutes les parties de l'insecte parfait. Les aspérités du prothorax y sont même très visibles et forment sur le devant de celui-ci une dentelure bien marquée ; sur les côtés on aperçoit quelques soies ; tout le reste du corps est glabre.
Longueur, 4 à 5 millim. Mat, parallèle, convexe, d’un brun de poix, avec l'abdomen noir; revêtu d’une pubescence roussâtre, raide et très courte. Tête rugueuse, prothorax couvert d’aspérités faibles sur le milieu du disque, plus fortes sur les côtés, et formant sur le quart antérieur de petites dents aplaties et obtuses, d’autant plus grandes qu’on s'approche plus du sommet, et disposées en lignes courbes presque régulières et concentriques. Écusson noir, convexe et ponctiforme. Élytres paraissant, à un certain jour, ridées en travers; couvertes de petites aspérités ponctiformes, très serrées et sans ordre près de la suture, sur les côtés et sur la déclivité postérieure, disposées sur le disque en lignes presque régulières, de sorte que leurs intervalles ressemblent à des stries un peu ondulées.
Le genre Dinoderus ne comprend jusqu'ici que les deux Apate que Paykull a nommés substriata et elongata. M. Gaubil, sur la foi sans doute de M. Asmuss (Soc. Ent. 1836, p. 625), les a considérés dans son catalogue comme les deux sexes de la même espèce ; mais, ainsi que le fait observer M. J. Du Val dans son Genera, et que l’attestent les catalogues postérieurs à celui de M. Gaubil, cette opinion n’a pas été adoptée. Je la repousserais aussi à priori, ne fût-ce que parce que le substriatus ne présente pas, bien s’en faut, ces caractères que Paykull attribue à l’elongatus : elytra..……, nitida, striis crebris à punctis profunde impressis ; mais je suis d'autant plus fondé à la rejeter que je connais les deux sexes du substriatus. Le mâle à sur le dernier segment abdominal deux fossettes écartées et transversales ; la femelle n’a pas de fossettes, et le bord postérieur de ce segment est un peu plus arrondi. |
J'avais, il y a quelques années, trouvé deux individus de cet insecte sur des bûches de pin, et je présumais dès lors qu’il vivait dans cet arbre ;
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mais, malgré mes incessantes recherches, ce n’est que tout récemment que j'ai vu se justifier mes présomptions.
On a l’habitude, dans la région pinicole du département des Landes, de faire des clôtures avec des pins de dix à quinze ans qu’on équarrit de deux côtés pour en diminuer l'épaisseur, et qu’on fixe horizontalement sur des piquets. Il ne reste à ces pins qu’une bande supérieure et une bande inférieure d’écorce d’une largeur de 5 à 6 centimètres, et qui servent à la ponte de plusieurs espèces d'insectes. C’est d’abord le Hylurgus piniperda, puis le Tomicus laricis qui viennent y creuser leurs galeries longitudinales et y déposer leurs œufs ; mais leurs larves n’ayant pas l’espace nécessaire pour le développement de leurs galeries transversales, ne tardent pas à périr. C’est à peine si quelques rares T. laricis parviennent à accomplir toutes leurs évolutions.
Ces sortes de pins attirent aussi quelquefois le Crypturgus pusillus et son ennemi le Plegaderus discisus, mais ils deviennent principalement le berceau des Anobium molle et angusticolle, de l'Anthaxia morio et de leurs parasites. Il faut, en effet, à ces derniers insectes ces conditions toutes spéciales, et je ne les ai rencontrés que rarement dans des pins dont on avait respecté toute l'écorce. Ici, en effet, l’envahissement des Hylesiniens est si rapide et si complet qu’il ne laisse pour ainsi dire pas de place à d’autres insectes; mais avec des bandes d’écorce aussi étroites que je viens de le dire, leurs pontes avortent presque toujours, et il reste beaucoup d'espace disponible dont profitent les espèces que j'ai signalées.
Au mois de mars 1861, ayant soulevé une de ces écorces, je fus ébahi d'y rencontrer plusieurs individus d’un insecte que les détritus dont il était couvert m’empêchèrent de discerner tout de suite, et que je crus voir pour la première fois, mais que la loupe me fit bientôt reconnaître pour le Dinoderus substriatus. On comprend la joie que j'éprouvai et l’empressement que je mis à poursuivre mes recherches. Elles me procurèrent une trentaine de Déinoderus et beaucoup de larves de cet insecte que je distinguais, ainsi que je l’ai dit, de celles d’Anobium vivant en grand nombre avec elles, par les différences frappantes que présente la tête. Je trouvai aussi quelques nymphes. Jusqu'à la fin de mai ces mêmes pins, auxquels je fis plus d’une visite, me donnèrent des Dinoderus, des larves et des nymphes, et j'ai eu chez moi des éclosions jusqu’au commencement de juillet.
Le Dinoderus pond donc ses œufs dans les conditions que j’ai indiquées, depuis le mois d’avril jusqu’au mois de juillet. Sa larve se développe jusqu’en mars ou juin de l’année suivante, et durant ce temps, sauf les interruptions occasionnées par les grands froids, elle creuse sous l'écorce, sans jamais entamer le bois, une galerie sinueuse, contournée, un peu irrégu-
Insectes du Pin maritime. 4h97
lière dans ses diménsions, et s’anastomosant avec des galeries d’autres larves de son espèce ou de larves d’Anobium. C’est dans sa galerie, où bien dans une niche ou petit rameau creusé à côlé que, sans préparation aucune, c’est-à-dire sans faire de coque, elle subit sa métamorphose en
CIS LAMINATUS Mellié.
Quelques pluies du mois de mai 1862 ayant favorisé la venue des champignons, j'ai pu recueillir en juin, sur des souches de pin, deux individus jeunes du Dedalæa maxima Brot., champignon essentiellement pinicole, que, pour ce motif, j'ai rattaché à ce travail, et qui m'a déjà fourni l’histoire du Hallomenus humeralis et du Dorcatoma chrysomelina. Ces productions se trouvant attaquées par les chenilles mycetophages d’une Tinéite dont je parlerai plus tard, je les enfermai dans une boîte à couvercle de verre.
Ce supplément était déjà entre les mains de la Société, et j'étais en train d’en corriger les épreuves, lorsque, ayant jeté les yeux sur la boîte, je vis errer sous le couvercle de petits Coléoptères que je reconnus bien vite pour des Cis et qu’un examen attentif me fit rapporter sans le moindre doute au GC. laminatus Mell., si remarquable par la grande lame à quatre dents que le mâle porte sur son front. Je recueillis, en quarante-huit heures, 32 individus, dent 14 mâles, de cet insecte que je rencontrais pour la première fois, et qui est nouveau pour la Faune des Landes.
De la découverte de l’insecte au désir de connaître sa larve, il n’y avait qu’un pas. Je me mis donc à chercher cette larve dans les petites portions de champignons respectées par les chenilles, et je ne tardai pas à en trouver plusieurs. M. Mellié en a déjà donné une description très succincte (Soc. ent. 1848, p. 318). Si je me dispense de la compléter, c’est que je ne pourrais que répéter presque textuellement ce que j'ai dit dans ce travail de la larve de l’Ennearthron cornutum, avec cette seule différence que le dernier segment est sensiblement moins concave, que les appendices terminaux sont bien plus longs et très visiblement en crochet, et qu'il n'existe sur la face dorsale ni dents, ni iubercules. En appelant pointes poilues les deux crochets cornés et glabres qui terminent le dernier segment, M. Mellié n’a pas donné une idée exacte de ces appendices.
L'examen microscopique de la larve du Cis laminatus m'a mis à même de rectifier une erreur que ’ai commise au sujet de celle de l’Ennearthron cornutum. |
J'ai dit des antennes de cette larve qu’elles sont composées de trois articles et peut-être quatre (j'en ai mis quatre dans la figure), que le 2° article (3° de la figure) est coupé obliquement à l'extrémité qui, du côté
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interne, semble prolongée en une petite apophyse surmontée d’une fongüé soie, et que le dernier article est très grêle et placé en dehors de l'axe. Dans les antennes de la larve du Gis laminatus je vis distinctement les quatre articles, dont le premier en forme d’empâtement. Le 3°, au lieu d’être coupé obliquement, était tronqué carrément ou à peu près; ce que j'avais pris pour une apophyse était en réalité Particle terminal, reconnaissable à la soie apicale, et ce que je croyais être le dernier article n'était autre chose que cet article supplémentaire que j'ai signalé tant de fois, qui, dans les larves de carabiques, de staphyliniens et de histérides, est implanté sur le côté du pénultième article, et, dans une foule d’autres larves, à l’extrémité de ce même article, à côté de l’article terminal. Il y avait en outre cette particularité que l’article supplémentaire était, contrairement à tous les cas antérieurs, plus one qe l'article terminal proprement dit.
Comme, au point de vue de la composition des organes des larves, rien ne me semble indifférent, cette observation éveilla chez moi un véritable intérêt et piqua ma curiosité. Je me persuadai d’abord que les différences que je remarquais entre les antennes de la larve du Cis laminatus et celles de la larve de l’Ennearthron cornutum tenaient à ce que ces deux insectes n’appartiennent pas au même genre ; mais ayant revu au microscope cette dernière larve, je constatai, non sans étonnement, mais de la manière la plus positive, que ses antennes sont composées comme je viens de le dire, et que j'ai commis une erreur dans la description que j'en ai donnée (Soc. ent. 1854, p. 640). |
Mais cela ne me suffisait pas, et je tenais à savoir si d’autres larves de: Gis que je possède présentent les mêmes caractères. Je soumis donc aux verres amplifiants les larves du Xylographus bostrichoïdes, du Rhopalodontus fronticornis et des Gis boleti et nitidus, et je leur trouvai deux articles au-dessus du 3°, et l’article accessoire plus long que le principal ; ce dernier est même si peu apparent dans les larves des Gris proprement dits, qu’il faut une grande attention et même des présomptions pour arriver à reconnaître qu'il est distinct du 3° article.
Je me crois donc autorisé à dire que, dans toutes les larves de la famille des Cisides, les antennes sont terminées par deux articles placés côte à côte, l’un en dedans, plus ou moins gros et plus court, mais constamment surmonté d’une longue soie, et que, pour ce motif, je considère comme le véritable article terminal ; l’autre externe, plus grêle, toujours plus long, et que je regarde comme supplémentaire , parce qu’il est dépourvu de toute soie.
Ainsi que je l’ai dit (loc. cit.), les larves des Cisides ont un air de famille très marqué, et ne se distinguent guère que par là forme du dernier
Insectes du Pin maritime. 499
segment. Dans les larves de Gis, ce segment est déclive, plus ou moins concave et terminé par deux crochets cornés assez longs et relevés. Cependant celle d’un Gés de la Martinique, C. Melliei Coquerel, se termine par une sorte de tube tronqué obliquement et dentelé sur les bords. La larve d'un genre nouveau et très curieux de Ceylan, publié par M. Candèze (Histoire des métamorphoses de quelques coléoptères exotiques, p. 39), le Pterogenius Nietneri offre, comme caractère particulier, la bifurcation jusqu’à leur base des deux crochets terminaux qui forment ainsi quatre épines redressées. Dans les larves d’'Ennearthron, le dernier segment, un peu concave en dessus, est muni, près du bord antérieur, de deux petits tubercules, de deux dents écartées au bord inférieur de la concavité, et postérieurement de deux épines courtes et un peu relevées. Les larves de Rhopalodontus ont le dernier segment assez convexe, sans concavité, et terminé par deux crocheis très courts, épais, brusquement recourbés et un peu dilatés en dessous à lendroit où commence la courbure. Celles enfin de Xylographus offrent un dernier segment très convexe et lisse, dont le bord inférieur porte deux tubercules ou épines courtes, droites et coniques.
Relativement aux ocelles,.il y a aussi quelque chose à dire. Aïnsi, les larves d’Ennearthron, de Cis et de Pterogenius en ont trois de chaque côté, Cependant celle du Gis alni Gyll en aurait, d’après M. Lucas, six sur chaque joue, ce qui est à vérifier. Quant aux larves de Rhopalodontus et de Xylographus, elles sont complétement dépourvues d’ocelles.
C’est ainsi que, dans la famille des Cisides, comme dans les Elatérides et les Ténébrionides, la forme du dernier segment justifie l'établissement des divers genres, et ce qui rend encore plus remarquable cet enseignement qui dérive de la structure des larves, c’est que celles des genres Rhopalodontus et Xylographus présentent, relativement aux autres larves de la famille, les plus grandes différences, et qu'il en est précisément de même pour les insectes parfaits.
Puisque j'en trouve l’occasion, je reviens sur la question de la classification méthodique de la famille des Cisides.
J'ai discuté assez sérieusement cette question (loc. cit., p. 644), et j'en suis venu à désirer pour les Cis le voisinage des Cryptophagus qui me paraissait être le plus convenable. Depuis lors, MM. Lacordaire et Jacquelin Duval ont poursuivi la publication de leur Genera. Je n’ai pas le volume dans lequel M. Lacordaire s’est occupé de cette famille, mais je vois par l'ouvrage de M, Duval, qui trouve la chose assez étrange, qu’il a été frappé de la ressemblance des Cisides avec les AZomaria, les Tryphillus et sans doute aussi avec les Gryptophagus. Quant à M. Duval, il place les Cisides
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après les Lyctides, qui sont eux-mêmes précédés des Apatides, et il déclare ne pouvoir partager l'opinion qui les ciasserait près des Cryptophagides. M. Duval ajoute : « Je ne puis entrer ici dans de longues considérations » sur ce sujet, et je me bornerai seulement à dire : que les Lyctides, » comme je l’ai déjà fait remarquer, sont un trait d'union manifeste entre » les Apatides et les Cisides ; que la connaissance des larves des Coléop- » tères est encore trop peu avancée pour que l’on puisse faire prévaloir les » affinités de celles-ci sur celles offertes par les insectes parfaits. Ajoutons » que les larves des Buprestides et des Cerambycides ont des affinités évi- » dentes, et que personne cependant n’a eu Pidée de rapprocher les deux » familles en question. »
Je commence par exprimer très amicalement à M. Duval le regret que, dans un ouvrage intitulé Genera, et où il convient spécialement de se préoccuper non seulement des caractères des genres, mais aussi de leur classification, il ait cru ne pas pouvoir entrer dans de longues considérations sur le point dont il s’agit. C'était là, au contraire, plus que nulle autre part, ce semble, le lieu de donner les développements propres à vider le lilige, et je regrette d'autant plus l’abstention de l’auteur, que j'ai une très haute idée de son savoir et de sa sagacité, que je le tiens pour très capable de fixer à cet égard les incertitudes de la science, et qu’en outre il valait la peine, à mon avis, de discuter l'opinion de M. Lacordaire, opinion qui attire mes sympathies, non pas précisément parce qu'elle serait d'accord avec la mienne, mais parce qu’elle émane d’un savant considérable dont je ne suis pas le seul à admirer les profondes connaissances et à reconnaître l’autorité.
Quant aux raisons données par M. J. Duval, je ne puis les trouver suffisantes. J’admets certainement que le genre Lyctus a de grands rapports avec le genre Psoa, et celui-ci avec les Apatites, et je trouve ces genres bien placés à la suite l’un de l’autre. Relativement au genre Hendecatomus, je n’ai pas, quant à présent, des raisons suffisantes pour l’enlever à la petite famille des Lyctides, quoiqu'il ne ressemble guère à un Lyctus et qu’il füt peut-être bien mieux placé entre les Anobiides et les Apatides que ne le sont les Sphindides que je ne voudrais pas là ; mais dire que le genre Hendecatomus sert de liaison entre les Apatides et les Cisides, c’est, je le crains, sacrifier le fond à la forme. Le Hendecatamus diffère, en effet, des Cisides par la structure de la tête, par les organes de la bouche; par la forme du corselet qui le rapproche des Anobium, par les tarses, les antennes, etc. C’est plus qu’il n’en faut pour contrebalancer les conséquences qu’on pourrait tirer de la physionomie dont on ne saurait du reste se prévaloir sans se mettre en contradiction avec soi-même ; car si,
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d’un côté, le Hendecatomus ressemble à un gros Gis, il ne ressemble guère à un Lyctus.
En ce qui concerne le mérite des indications que fournissent les larves au point de vue de la classification des insectes parfaits, comme je suis l'ennemi des principes absolus, je me garderais bien de prétendre que les affinités des larves doivent prévaloir sur celles des insectes parfaits : je trouve même tout naturel qu’on donne la préférence à ces dernières ; mais je me sens disposé à soutenir que lorsque des larves présentent des ressemblances frappantes ou des disparates tranchés, il importe d’en tenir compte. Je vais plus loin et je dis qu’il y a là une présomption d’affinité ou d’éloignement entre les insectes auxquels ces larves appartiennent, qu'il vaut la peine de vérifier cette présomption, et que, dans le doute, il est plus logique et plus sûr de pencher du côté qui présente deux éléments de décision, que vers celui qui n’en offre qu’un.
Je ne contredirai pas M. J. Duval sur ce point que les larves des Coléoptères ne sont pas encore assez connues pour pouvoir servir exclusivement de base à un système de classification ; mais ce que j'ai appris en cette matière, objet spécial de mes études depuis bien des années, me confirme dans l’idée que, généralement parlant, les larves d’une même famille présentent les plus grandes analogies de structure ; que, d’une famille à une autre, les analogies sont d'autant plus frappantes que ces familles sont plus voisines ; de sorte que, par voie de réciproque, il est très souvent permis de conclure le rapprochement de deux groupes d’insectes Rare de la similitude de leurs larves.
Je sais bien qu’il y a des exceptions, et l’une des plus frappantes est certainement la différence presque radicale qu’offrent les larves des Élatérides et des Buprestides; mais une exception ne détruit pas une règle, et dans tous les cas M. J. Duval a tort de dire que ces dernières ont des affinités évidentes avec celles des Cérambycides ; car, à part une certaine analogie de consistance, de forme et de mœurs, il n’y a rien entr’elles de commun, absolument rien; si bien qu’étant données des larves quelconques de ces deux familles, il n’y a pas la moindre possibilité de les confondre. il en est de même des larves d’Élatérides et de Ténébrionides, si voisines en apparence, tandis que si je présentais à quelqu'un une larve de Gs comme appartenant à un Cryptophagide, je serais à peu près, pour ne pas dire tout à fait sûr de n'être pas contredit. Je ne pourrais pas, sans doute, faire ainsi prendre le change entre un Cis et un Cryptophagus; mais si j'exprimais devant un savant non prévenu l’opiaion que ces deux genres sont assez voisins, je n’aurais pas, ce me semble, à redouter un conflit.
J'en appelle donc de M. Duval à M. Duval lui-même.
Allonsé, crliimérique, nor, avec les élyitres parfois d'un noir marron chez le mèle : rerétu d'une villosité fine et roussitre, plus toufue sur à iéte, sur k moitié antérieure du corselet, à l'extrémité des élyires ei sous le corps. Bouche eniourée d'une france épaisse de poils d'un roux vi. Téle convexe, fortement, très densément ei rusuweusement ponctuée ; queiqueins une apparence de carène médiane, premni naissance à un pelf espace Esse sitDé 2m veriezx ; eniemnes lestacées.
Corsekt presque de moité plus lons que bee, très arromdi en avani, avec les amles posiénieurs ue peu obios et & base à peme arromdie et on rebordée:; moitié amiérieure densément ruzueus; moié posiéreure luisanie, parsemée de points plus serrés et plus forts sur les côtés, plus chirs et très Gas sur le dos dont le milieu présente un espece longüudimel îrès Esse et assez krze Entre k partie rusueumsæ et k paris Esse, on voit une peîlie dépression transwrssle, une sortie d'étranglemen.
Élvtres à peine aussi Lrges que le corsekei, ou méme periois un peu ples étroites, parallèles, rusueuses un peu avant L: troncature posiérnieure, marques de meuf siries fortement poncimées, doni la dermière raccourcie. La suiurale se creme ei s'élargit progressivement d'avant en arrière. Iniervalles plans, marqués cà et & de poimis très rares, sui le huitième qui à une série de points aussi gros et aussi serrés que Œœux des siries ONITESpondenies. Extrémié des deux élvtres prises ensemlile , ironquée peu obliquement, presque crcukire, comcave, vaguement poncinée, hérissée de pals roux, à suivre saillamie et denticulée ; bordée de chaque côté de quatre denis lmisamies, L première près de l'angle suiurai, nare, srœse, épalée, à deux poinies diversenies, dont L plus longue se rabai en dedans ; les trois autres égales et coniques, à poinie noire. Fami.
Le mile diffère per k face posiérieure des élyires qui esi moins velue, ue peu moins carrément tronquée, bemcoup plus étrofement ei moins
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profondément concave, et bordée d’un bourrelet peu saillant et vaguement denticulé.
Ce Tomicus se place à côté du T'. laricis, dont il diffère par sa taille beaucoup plus grande et par la face postérieure des élytres, surtout dans le mâle. Je l'ai trouvé, seulement à l’état parfait, en décembre 1860, sous l'écorce d’un gros pin maritime mort le printemps précédent, et contenant des larves de Melanophila cyanea et de Pissodes notatus. Ses galeries de ponte sont longitudinales. J’en ai aussi rencontré un individu mâle, en juin 1854, sur le pin sylvestre, dans les montagnes du Guadarrama (Espagne).
MESITES PALLIDIPENNIS SCh.
J'ai donné dans ce travail l’histoire d’une larve trouvée abondamment à Arcachon dans de vieux tronçons de pin rejetés par la mer et recouverts périodiquement par la marée, et je l’ai attribuée à cette espèce sur la foi de plusieurs de mes collègues. Mon ami M. Fairmaire a reconnu plus tard que c'était une espèce nouvelle, et il l’a décrite dans les Ann. de la Soc. Ent. (1859, Bull. 52), sous le nom de M. Aguitanus. Gette dénomination spécifique doit donc être substituée à celle de pallidipennis.
DIODYRHYNCHUS ATTELABOIDES Fabr.
Cet insecte est une nouvelle preuve de la facilité avec laquelle une erreur se propage. Je m'étais depuis longtemps habitué à considérer comme des espèces de genres différents le Rhinomacer attelaboides et le Dyodyrhynchus austriacus ; mais tout à coup le catalogue de Stettin, qui a une certaine autorité, présenta ces deux insectes non-seulement comme du même genre, mais encore comme étant le Rhinomacer le mâle et le Diodyrhynchus la femelle de la même espèce. Bien plus, mon savant ami, M. Jacq. Du Val, dans son Genera, déclarait adopter cette opinion, après lavoir vérifiée par trois dissections. Je m’y rangeai aussi sans examen, ayant encore moins d'intérêt que M. du Val à la contredire, puisque ce travail concerne plutôt des larves que des insectes parfaits.
J'aurais pu cependant me défier de quelque chose, et n’ayant jamais trouvé ici le Diodyrhynchus austriacus, il était assez naturel que je me livrasse, comme l’a fait plus tard M. J. du Val, à un examen qui aurait rectifié l'erreur ; mais le catalogue de Stettin et le Genera m’inspiraient une entière confiance. Le Rhinomacer est peu commun aux environs de Montde-Marsan ; je pouvais enfin croire, par analogie avec ce qui se passe pour
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un des sexes de certaines espèces, que la femelle était assez rare ou assez difficile à dénicher pour que je ne l’eusse pas encore rencontrée, et je me laissai entraîner sans contrôle à une confusion dont je ne me suis aperçu, j'en conviens, qu'après la note rectificative publiée à cet égard par M. J. du Val dans les Ann. de la Soc. Ent. (1857. p. 85).
Il demeure done entendu que la larve que j'ai publiée se rapporte exclusivement au Rhinomacer attelaboides Fabr.
ULOMA PERROUDI Muls.
Fig. 587.
NYMPHE
Dans l'histoire que j'ai donnée de cet insecte, je n’ai pu parler de la nymphe qui m'était restée inconnue. Quelques larves que j'ai élevées dans mon cabinet m'ont mis à même de combler cette lacune.
La nymphe de l'U. Perroudi est semblable à celle du Menephilus curvipes, dont elle ne diffère que par les expansions submembraneuses des côtés des segments abdominaux. Elles sont divisées non en deux lobes, mais en trois ; le premier échancré, avec l'angle supérieur crochu et l’inférieur émoussé, subconique et terminé par une soie ; le deuxième allongé, conique, obtus et surmonté aussi d’une soie ; le troisième subtriangulaire, courbé en arrière en crochet.
HYPOPHLŒUS FERRUGINEUS Creutz.
C’est sur la foi de mon honorable ami M. Mulsant (Hist. nat. des coléop, de France, Latigènes, p. 254), que j'ai donné ce nom à cet insecte que j'avais toujours considéré comme étant le H. pini Panz. Je lui restitue ce dernier nom, qui lui appartient à mon avis. Le ferrugineus Creutz., fraxini Kugel., dont je possède plusieurs individus de Prusse, ne se trouve pas dans les Landes. Il est d’ailleurs bien plus grand, plus foncé, plus fortement ponctué, et il a le prothorax relativement plus court.
PRIONYCHUS ATER Fab.
Le Prionychus ater se trouve aujourd’hui dans le genre Eryx Steph. L'espèce signalée dans mon travail n’est pas l'Eryx atra que je n’ai jamais
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trouvé ici et que je ne possède que du nord de la France, mais bien l'E. Fairmairii décrit par M. Reiche.
HYMENORUS DOUBLIERI Muls.
Fig. 588-592.
LARVE
Longueur 16 à 20 millim. Linéaire, lisse, cylindrique, subcornée, d’un blanc roussâtre, semblable à celle de l'Eryx Fairmairii avec laquelle elle vit.
Tête convexe et lisse, bord antérieur droit, maculé de brun près des angles; épistome ferrugineux avec le bord pâle, marqué de quatre points enfoncés dont deux moins visibles près des bords latéraux, donnant naissance à un poil; labre subarrondi, ferrugineux, marqué également de deux petites fossettes piligères. Mandibules fortes, plates en dessus, bidentées à l’extrémité, ferrugineuses, avec la pointe et les bords bruns ; mâchoires coudées, longues ; lobe pectiné, atteignant presque l’extrémité du deuxième article des palpes maxillaires ; ceux-ci arqués en dedans, de trois articles dont le deuxième plus grand que les deux autres qui sont égaux en longueur, et muni extérieurement d’un poil. Lèvre inférieure cordiforme ; palpes labiaux droits, de deux articles égaux. Antennes de quatre articles, le premier court, assez gros et entièrement rétractile, le deuxième un peu renflé et tronqué obliquement au sommet, le troisième de moitié au moins plus long que le précédent, un peu en massue et surmonté de petits poils raides, le quatrième court, très grêle et terminé par un long poil et deux ou trois très petits. Ocelles nuls. On aperçoit en arrière des antennes un petit trait transversal brunâtre, visible comme par transparence, et qui, le plus souvent, paraît formé de trois points. Ce sont peut-être des indices d’ocelles rudimentaires.
Corps de douze segments, les thoraciques plus courts que les abdominaux; prothorax cependant un peu plus long que les deux suivants et bordé de roussâtre au sommet et à la base ; tous les autres segments, moins le dernier, annelés de roussâtre à la base. Dernier segment conique, obtus à l'extrémité, hérissé de quelques poils, ayant en dessous une cavité basilaire ogivale, dans laquelle se loge le mamelon anal. Ce mamelon est en carré long et terminé par deux papilles ou pseudopodes presque aussi longs que lui, un peu arqués, légèrement renflés à la base et terminés un peu en bouton. |
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Pattes visiblement aplaties latéralement, les antérieures un peu plus fortes que les autres, toutes de cinq pièces ongles compris, avec quelques soies raides et les tibias munis en dessous de petites épines.
Stigmates elliptiques, la première paire un peu plus grande que les autres, près du bord antérieur du mésothorax, les autres au quart antérieur des huit premiers segments abdominaux.
La larve de l’H. Doublieri ressemble beaucoup, ainsi que je l’ai dit, à celle de l'Eryx Fairmairii. Elle en diffère néanmoins, à première vue, par sa couleur d’un joli blanc roussâtre, la nuance plus foncée du bord postérieur des segments, le troisième article des antennes relativement plus grand, et surtout par la longueur presque triple des pseudopodes du mamelon anal. Comme elle, elle se tortille et glisse sous les doigts qui veulent la retenir.
M. Mulsant en a déjà donné une description détaillée (Opusc. Entom., 1 cahier, p. 70). Mon savant ami me permettra de signaler dans cette description deux petites erreurs :
1° 11 ne donne aux antennes que trois articles lorsqu'elles en ont positivement quatre. D’après ce qu'’ilen dit, j’ai la conviction qu'il a étudié la larve sur le sec et sur un individu dont le premier article antennaire était entièrement rétracté, et le deuxième en partie ;
2° 1l considère comme représentant les yeux les petites taches noiràtres situées aux angles postérieurs de l’épistome. Ces taches n’ont pas le moindre rapport avec ces organes, et il serait d'ailleurs sans exemple pour moi que des yeux ou des ocelles occupassent cette place.
NYMPHE
Elle n’offre rien de particulier, si ce n’est des spinules sur les bords du prothorax, ainsi que sur les antennes, et sur les côtés des segments abdominaux des expansions submembraneuses et dentées dont je donne la figure.
INSECTE PARFAIT
Longueur 7 1/2 à 8 millim. En ellipse allongée, d’un noir luisanit en dessus, un peu moins foncé en dessous, ayec quelques parties de la poi- trine, le labre, les palpes, les antennes et les paties d’un brun ferrugineux. Tête assez fortement et densément ponctuée, avec une forte impression transversale en avant des yeux. Prothorax en demi-cercle, ponctué comme la tête, sinué à la base où l’on voit la trace d’un sillon médian et
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deux fossettes écartées. Écusson en demi-octogone. Élytres à stries crénelées par des points transversaux ; intervalles peu convexes, marqués de points qui, à un certain jour, concourent avec les points des stries pour former des rides transversales. Dessous du corps densément ponctué, mais plus grossièrement sur la poitrine et sur le repli des élytres. Tout le corps revêtu d’une pubescence roussâtre.
Cet insecte est nocturne; en juin et juillet on le trouve caché sous l'écorce ou dans les cavités des souches des pins. Il rappelle par sa forme les Mycetochares et les Allecula dont les larves et les nymphes ont, du reste, les plus grands rapports avec les siennes. Il a l'odeur empyreumatique des Uloma et de certains Helops.
La larve de l’'H. Doublieri, trouvée d’abord à Draguignan, vit, ainsi que le dit M. Mulsant, dans le bois de pin (le pin d’Alep, je présume). Je la trouve ici dans les souches vieilles, très vermoulues ou presque spongieuses du pin maritime, avec celles de l’Eryx, de l’Uloma Perroudi, de l’'Elater sanguineus, et elle se nourrit de la substance ligneuse, de la vermoulure produite par les larves qui l’ont précédée, et probablement aussi des excréments laissés par elles. Elle naît dans le courant de l’été, et au commencement de l’hiver elle a acquis plus de la moitié de sa grosseur. A la fin d’avril de l’année suivante ou dans le courant de mai, elle est arrivée à l’état adulte après avoir passé par plusieurs mues. Elle se pratique alors dans le bois, ou au milieu de la vermoulure, une cellule dont les parois ne sont nullement vernissées ou agglutinées, y reste environ huit jours dans son état ordinaire, puis huit à dix jours courbée presque en cercle et d’une couleur plus pâle et plus mate, après quoi elle se métamorphose en nymphe pour rester une seine de jours dans cet état.
Cette larve est du petit nombre de celles qu’il est assez facile d’élever, surtout si on la recueille à partir du mois de mars. On peut en mettre plusieurs dans un même bocal, avec des débris des souches où on les a trouvées, et si l’on y entretient une faible humidité, on est à peu près sûr du succès. C’est même le seul moyen de se procurer assez abondamment l’insecte parfait. Jen ai obtenu aïnsi plus de cent individus en trois ans.
ABDERA SCUTELLARIS Muls.
Au commencement du mois de juin 1861, j'ai pris au vol, le soir, an le coucher du soleil, sur la lisière d’une forêt de pins, deux individus de cette espèce qui, d’après M, Mulsant, se trouve dans les environs de Lyon, sous l’écorce des vieux pins. Il est donc probable qu’elle a chez nous le