C. abietis Ratz. (sapin
Dendroctonus micans Kug. (sapin).
B. Galeries pénétrantes, ou perpendiculaires à l'axe de l'arbre ou formant avec sa circonférence comme la corde d'un arc de cercle.
io Galeries des larves se détachant des deux côtés, et à angle droit, de la galerie de ponte; une galerie pour chaque larve.
Xyloterus domesticus L. (sapin).
À. lineatus Gyll. (hêtre).
Tomicus dispar Hellw. (robinier, marronnier, etc.).
20 Galeries servant à plusieurs larves.
Platypus cylindrus Fab. (chène).
Tomicus monographus Fab. (chêne, aulne).
T. dryographus Er. (chêne).
T. eurygraphus Er. (pin).
DRYOPHTHORUS LYMEXYLON Fab.
Fig. 324 et 325.
LARVE
Longueur 5 à 6 millim. Semblable à celle du Hylastes palliatus. Tête semblable, sauf qu’il n’existe pas de saillie au milieu de l’arc médian du bord antérieur, et que la fossette frontale est moins prononcée. L’épistome est droit et non échancré ou lobé antérieurement; le labre est plus petit; les mandibules sont ferrugineuses, avec le quart supérieur noir ou d’un noir ferrugineux. Vues en dessus, elles sont assez étroites dans leur moitié supérieure, peu convexes extérieurement, sensiblement concaves au bord antérieur, pointues à l'extrémité où l’on voit néanmoins
326 E. PERRIS. — fnsectes
une rainure séparant deux dents superposées. Observées de côté, elles laissent voir très distictement ces deux dents de hauteur inégale, puis un Liseau un peu concave ; à l'exception du tiers supérieur qui est lisse, leur surface est parsemée de très petites cavités et de stries obliques très fines. .
NYMPHE
Semblable à celle des Hylastes. Deux séries longitudinales de petites soies spinuliformes sur la face antérieure de la trompe ; deux soies beaucoup plus longues que le vertex ; quatre rangs sur le prothorax, dont deux près des bords latéraux ; six sur le dos de l'abdomen; une soie sur chaque genou; deux appendices effilés et divergents à l’extrémité du dernier segment abdominal. Les spinules sont d’un roussâtre pâle et d’une consistance semi-cornée ; elles sont portées sur des mamelons blancs, charnus et coniques, plus saillants sur l’abdomen que partout ailleurs.
INSECTE PARFAIT
Longueur 3 1/2 à 4 mill. Ovoïde-allongé, un peu déprimé en dessus, noirâtre ou d’un brun ferrugineux, souvent sali par une matière roussâtre. Tête parsemée de points peu serrés ; bec plus long que la tête, assez épais, un peu
gibbeux, ponctué antérieurement, et assez fortement ridé
en long au-dessus de l'insertion des antennes. Prothorax un peu plus long que large ; plus étroit antérieurement qu’à la base ; fortement étranglé au-dessous du sommet ; densément couvert de très gros points. Elytres sensiblement plus larges à la base quele prothorax, se rétrécissant visiblement
ET
du Pin maritime. 327
d'avant en arrière ; à côtés un peu rentrants près de l’extrémité qui est arrondie ; marquées de stries larges, profondes et profondément ponctuées ; intervalles très étroits, cariniformes et lisses. Corps assez fortement ponctué en dessous.
Le Dryophthorus lymexylon n’attaque pas seulement le pin ; je l’ai trouvé aussi dans le chêne et dans le peuplier du Canada. Il recherche exclusivement les troncs et les souches des vieux arbres, mais seulement lorsque le bois est sec et même un peu ramolli par un commencement de décomposition. A la différence de tous les Xylophages dont je viens de parler, il attaque même les arbres dépourvus d’écorce. Il pénètre dans les profondeurs de l’aubier, y creuse des galeries sinueuses, en partie verticales, en partie obliques, en partie transversales, y pond ses œufs, et les larves rongent le bois transversalement. Les insectes qui en proviennent se reproduisent au même lieu, car la même pièce de bois fournit de nouvelles générations pendant deux, trois ans, peut-être plus. Le bois est alors percé de trous comme un crible, se brise sous le moindre effort et finit par n’être plus qu’un composé de fibres et de vermoulure.
Le D. lymexylon n’a qu’une génération : il effectue sa ponte au mois de mai ou de juin; ses couvées ont ordinairement parcouru toutes leurs phases lorsque arrive l’automne, et les insectes parfaits demeurent jusqu’au printemps
suivant, la plupart dans le bois, quelques-uns sous des écorces.
RHYNCOLUS PORCATUS Müller.
LARVE
Elle est tellement semblable à celle du Dryophtihorus,
328 E. PERRIS. — Insectes
que je n'y vois d'autre différence qu’une petite saillie subdentiforme vers le milieu du bord interne des mandibules, examinées en dessous.
NYMPHE
Exactement comme la précédente.
INSECTE PARFAIT
Longueur 4 millim. Noir, glabre, assez luisant. Tête et rostre finement ponctués; vertex lisse; antennes ferrugineuses. Prothorax un peu plus long que sa plus grande largeur, qui est au milieu ; un peu plus étroit au sommet qu’à la base; sinueusement et très faiblement arrondi sur les côtés; bord antérieur ordinairement ferrugineux et très finement ponctué; le reste couvert de gros points un peu moins serrés sur le dos, où l’on voit une ligne lisse assez mal déterminée. Elytres de la largeur du prothorax et trois fois de sa longueur; très convexes postérieurement ; marquées de stries occupées par de gros points, profonds et contigus ; intervalles étroits, plans, ayant une série de petits points ; rugueux à l'extrémité des élytres. Dessous du corps fortement ponctué; pattes noirâtres ou d’un brun ferrugineux, avec les genoux plus clairs et les tarses ferrugineux.
Le Rhyncolus porcatus n’attaque, du moins à ma connaissance, que le pin, et il est ici extrêmement commun. $es mœurs sont celles du Dryophthorus : il s'adresse aux troncs. et aux souches des vieux arbres morts ou abattus depuis plusieurs mois au moins. Il attaque en outre les bois de de charpente, entre les feuillets desquels la femelle et en-
du Pin maritime. 329
suite les larves creusent leurs galeries. Ces galeries sont transversales, obliques, longitudinales, sinueuses, et forment, après deux générations, un inextricable réseau. Ainsi ravagées, les pièces de bois perdent beaucoup de leur force, et ne résistent plus que par le cœur qui brave la dent de ces insectes. u
On trouve des Rhyncolus presque toute l’année; mais, pour s’en approvisionner sûrement, il faut les chercher aux mois de mai et de juin, lorsqu'ils travaillent à leur galerie de ponte, ou bien depuis septembre jusqu’en mai. L’automne et l’hiver sont pour cela les meilleurs saisons, parce qu'’alors on les trouve en très grand nombre, ou dans leurs nids, ou rongeant pour vivre la surface de l’aubier, ou engourdis sous les écorces.
RHYNCOLUS STRANGULATUS mihi.
(Seconde excursion dans les grandes landes. — Société linnéenne de Lyon, 1852.) Fig. 380 et 381.
LARVE
Elle ressemble aux deux précédentes dont elle ne paraît différer que par les mandibules. Vues en dessus, elles sont presque en triangle rectangle; intérieurement elles sont taillées en biseau depuis la pointe jusqu’au deux tiers au moins de leur longueur, et le bord de ce biseau est sinueux. Vues de côté, elles paraissent un peu gauchies, car le bord inférieur est concave et le bord opposé est uniformément convexe. Les deux dents de l'extrémité ne sont pas très saillantes. La moitié supérieure est noire, le reste est ferrugineux; la ligne de séparation des deux couleurs est indi-
| 330 E. PERRIS. — Insectes
quée par un petit sillon transversal, un peu arqué. La fossette frontale est très peu visible ou même tout à fait oblitérée.
NYMPHE
Semblable en tous points aux deux précédentes.
INSECTE PARFAIT
Longueur 3 1/2 mill. Tout le corps d’un ferrugineux noirâtre. Tête luisante, marquée sur le front d’une petite fossette qui s'étend parfois jusqu’à la bouche, et parsemée de points d'autant plus séparés et plus petits qu’on s'approche du vertex, qui est entièrement lisse. Massue des antennes un peu plus claire que le reste. Prothorax plus étroit antérieurement qu'à la base ; visiblement et peu profondément étranglé près du bord antérieur: l'intervalle entre l’étranglement et ce bord presque lisse; le surplus, à part une ligne médiane très étroite, tout couvert de points arrondis, très serrés et souvent confluents. Ecusson ponctiforme et convexe. Elytres striées-ponctuées ; les intervalles desstries, à part les deux suturaux, occupés par une petite crête longitudinale qui s’affaisse à l'extrémité, et qui, d’un côté, s'appuie sur la strie ponctuée, et porte de l’autre une série de points un peu plus petits. Dessous du corps ponctué. Pattes de la couleur du corps, avec les cuisses un peu plus claires au milieu.
Je ne rencontre au dehors le R. strangulatus que dans les troncs de pins abattus depuis deux ans au moins, munis ou dépourvus de leur écorce. Il aime, encore plus peut-être que les deux précédents, un bois dépourvu de sève et ramolli par le temps. Mais ce qu'il paraît préférer à tout, ce sont les
du Pin maritime. 331
bois de charpente, pour lesquels il est un fléau plus redoutable encore que le R. porcatus. Pour l’époque de son apparition, les saisons favorables à sa recherche, la forme et la direction de ses galeries de ponte et de celle de ses larves, il s’identifie avec son congénère. Comme lui aussi, et peutêtre encore plus que lui, il aime à pondre dans les bois mêmes où il a vécu, car des pièces de la charpente de ma maison me donnent depuis plusieurs années, en mai et juin, un certain nombre d'individus de cet insecte.
MESITES PALLIDIPENNIS SCh.
Fig. 332 et 333.
LARVE
Longueur 6 à 7? millim. Elle a la physionomie des larves de Rhyncolus, mais elle en diffère par le corps plus plissé transversalement et même marqué sur le dos de petites rides ou stries longitudinales. Elle présente de plus un caractère assez rare dans les larves des Curculionites : c’est que la lèvre inférieure n’est pas limitée par une ligne rousse et subcornée, dessinant une sorte de cœur.
La tête, assez fortement sillonnée sur le front, est d’un roussâtre pâle, avec les contours de la bouche ferrugineux; l’épistome est blanchâtre, grand et faiblement échancré; le labre est très saillant et ferrugineux, surtout à la base; les mandibules sont fortes, assez longues et susceptibles de se croiser ; les deux cinquièmes supérieurs sont noirs, le reste est ferrugineux. Vues en dessus, elles sont presque droites latéralement; taillées intérieurement en biseau très oblique et terminées par deux dents que sépare une rainure. La partie en biseau est épaisse, mais taillée elle-même en biseau
de manière à être tranchante. Vues de côté, elles présentent la forme d’un triangle dont deux côtés seraient paraboliques; leur extrémité est plus franchement bidentée.
NYMPHE
Quatre soies roussâtres sur le rostre, deux au-dessous des antennes et deux beaucoup plus petites au-dessus ; deux sur le front et deux à peine visibles près des yeux: six, disdisposées deux à deux, autour du bord antérieur du prothorax ; deux sur la face dorsale et quatre, inclinées en avant, à chaque angle postérieur ; sur le dos de l'abdomen, six séries longitudinales de mamelons coniques, surmontés d’une soie spiniforme ; deux mamelons semblables à l'extrémité.
INSECTE PARFAIT
Longueur 6 à 7 1/2 millim. D'un noirâtre luisant ; rostre
nuancé de ferrugineux, grêle, cylindrique et à peine ponc-
tué, ayant les cavités antennaires tout à fait à la base, contre les yeux ; deux fossettes, l’une entre les antennes, l’autre sur le front qui est ponctué; antennes d’un brun ferrugi-
neux, leur extrémité revêtue de poils roux. Prothorax annu-
lairement sillonné près du bord antérieur, peu convexe, couvert de gros points plus serrés sur les côtés et en dessous que sur la face dorsale, où l’on remarque ordinairement un espace médian lisse; écusson lisse; élytres subruguleuses
postérieurement, marquées de stries fortement ponctuées,
dont les intervalles ont une ou deux séries de points ; dessous du corps parsemé de petits poils roussâtres et assez fortement ponctué ; les trois derniers segments de l’abdomen transversalement canaliculés à la base. Femelle.
du Pin maritime. 333
Le mâle diffère par son rostre qui est plus court, large, subdéprimé, assez fortement et densément ponctué, un peu dilaté aux deux tiers de sa longueur, où se trouvent les cavités antennaires, sensiblement en avant des yeux.
Le Mesites pallidipennis ‘est, lui aussi, parasite du pin maritime; mais il ne l'attaque que dans des conditions toutes particulières : il lui faut absolument du bois profondément pénétré de l’eau de mer et souvent baigné par elle. Ces conditions se rencontrent fréquemment à la Teste, sur les bords du bassin d'Arcachon. On trouve là, parmi les masses de Zostera rejetées par les flots, des souches et des troncs morts depuis longtemps, qui, après avoir séjourné dans la mer, ont été jetés sur le rivage, et que les marées atteignent ou recouvrent fréquemment. C’est dans ces débris ramollis par l’eau et par un commencement de décomposition, et ordinairement dépourvus d’écorce, que le Mesites aime à pondre ; c’est là aussi qu'au mois de juillet on trouve abondamment la larve, la nymphe et l’insecte parfait. La larve creuse dans l’épaisseur du bois, verticalement et transversalement, des galeries cylindriques semblables à celles des Tarets, et dont le diamètre atteint jusqu’à deux millimètres. A ces dimensions près, elles ont des rapports avec celles des Rhyncolus ; mais elles sont pourtant moins sinueuses et moins ramifiées .
La larve accomplit toutes ses évolutions dans dix ou onze mois, et sa métamorphose en nymphe a lieu dans la galerie, sans aucun préparatif, comme pour les Rhyncolus.
MAGDALINUS (Rhynchænus) CARBONARIUS Fabr.
Longueur 9 millim. Charnue, molle, courbée en arc; thorax plus épais que l'abdomen.
| 334 E. PERRIS. — Însectes
Tête ayant quelques poils antérieurement; convexe, elliptique, à côtés glabres, très faiblement arrondis; bord antérieur dessinant trois arcs très peu sensibles, d’un brun ferrugineux ; front, jusqu'au tiers antérieurde la tête, d’une couleur ferrugineuse qui va en s’affaiblissant et dessine sur les côtés des taches qui ne dépassent pas la moitié de la tête, et sur la partie médiane deux lignes rapprochées, convergentes, diminuant de largeur jusqu’au vertex où elles se réunissent ; le reste de la tête jaunâtre. Un sillon très peu apparent, partant du vertex et se bifurquant pour se rendre aux angles antérieurs. Dans l'intérieur de la bifurcation, deux petites fossettes arrondies et écartées sur le devant du front, et au-dessus une autre plus grande et très peu profonde, et quelques petites rides transversales. Epistome et labre comme dans les larves de Tomicus et roussâtres; ce dernier presque glabre, portant sur son disque deux soies roussâtres, raides et comme tronquées. A travers les tissus on voit deux filets noirs, rapprochés et parallèles, partant du milieu de l'épistome et s’arrêtant au milieu du labre, où ils sont un peu renflés. J'imagine que ces filets, qui paraissent cornés, servent d'attache aux muscles qui font mouvoir les deux organes qu'ils intéressent. Mandibules ferrugineuses à la base, puis d’un noir ferrugineux et assez Juisant ; à peu près lisses de la base jusqu’au milieu ; le reste couvert de petites rides ondulées dessinant comme des écailles imbriquées. Elles sont terminées par trois dents un peu obtuses. Mâchoires ferrugineuses, avec l'extrémité roussâtre ; lobe étroit, cylindrique, surmonté de très petites soies. Palpes maxillaires de deux articles ferrugineux, dont le premier giobuleux et le second grêle. Menton jaunâtre, très développé, charnu et un peu ballonné comme dans les larves des Tomicus; lèvre roussâtre, circonserite, comme dans ces
‘du Pin maritime. 335
larves, par un trait ferrugineux dessinant un cœur dont la pointe se prolonge un peu en arrière; palpes labiaux roux et de deux articles égaux. A l'extrémité des deux petites lignes blanchâtres qui partent du front pour aboutir près de la base des mandibules, on voit un petit espace blanchâtre : c’est là que sont les antennes qu’on ne peut voir qu’à une très forte loupe et qui m'ont paru formées de deux articles. Derrière les antennes on aperçoit un petit point à peine coloré que, par analogie avec l'espèce suivante, il est permis de prendre pour un ocelle.
Corps blanc, conformé exactement comme celui des larves des Tomicus, c'est-à-dire apode, de douze segments plissés en travers et parsemés de petits poils, avec deux mamelons rétractiles sous chaque segment thoracique, deux bourrelets, dont le supérieur plus saillant, le long de chaque côté de l'abdomen et des spinules sur toute l'étendue du corps, visibles seulement au microscope. Elles sont dirigées eu arrière, sauf sur le dernier segment où elles sont relevées, et sous le thorax elles sont remplacées par un duvet très fin, mais plus long que les spinules.
Stigmates à péritrême roussâtre, circulaire et non interrompu; la première paire, un peu plus grande et un peu plus inférieure que les autres, située sur la ligne qui sépare le prothorax du mésothorax ; les suivants un peu au-delà du
tiers antérieur des huit premiers segments abdominaux, audessus des bourrelets latéraux.
NYMPHE
Blanche; vertex nu; sur chaque côté du prothorax trois poils très fins et écartés, portés sur de tout petits mamelons ; face dorsale de l’abdomen présentant, sur chaque seg-
336 E. PERRIS. — Insectes
ment, six mamelons surmontés de très petites épines roussâtres. Sur le dernier segment la série transversale des mamelons spinigères n'est que de quatre, mais il yen a deux à l'extrémité.
INSECTE PARFAIT
Longueur 4 1/2 à 11 mill. D’un noir profond et opaque. Rostre cylindrique, finement ponctué, régulièrement arqué et aussi long, ou peu s’en faut, que la tête et le prothorax réunis. Massue des antennes revêtue d’un duvet ferrugineux. Tête convexe, assez fortement ponctuée. Prothorax d’une longueur un peu supérieure à sa plus grande largeur ; deux fois plus étroit antérieurement qu’à la base, qui forme deux arcs bien tranchés, avec les angles très saillants et très pointus ; très légèrement étranglé près du sommet; déprimé sur le dos; couvert de gros points très serrés et contigus, surtout sur les côtés, avec une ligne médiane lisse, courte et parfois obsolète. Elytres un peu plus larges que le prothorax ; marquées de stries larges et très profondes, entrecoupées, à de courtes distances, par de petites crêtes transversales qui postérieurement sont remplacées par des points. Intervalles assez fortement et transversalement rugueux. Dessous du corps et pattes densément ponctués, avec un poil très court et un peu épais dans chaque point ; ceux des pattes plus longs.
La femelle du Magdalinus carbonarius pond ses œufs en mai et juin sur les branches mortes des pins, ou sur les parties des jeunes pins morts ou mourants qui ont de un à trois centimètres de diamètre. Elle fait pénétrer son bec de toute sa longueur dans le bois, puis introduisant dans le trou son oviducte, elle y fait glisser un œuf. Dès sa naissance la
du Pin maritime. 337
larve pénètre jusqu'à la moelle, si déjà elle ne s'y trouve, et c’est là qu'elle passera sa vie, car elle se nourrit exclusivement de cette partie du végétal. Il paraît cependant que cette substance ne lui offre pas de grandes ressources alimeniaires , car elle parcourt, avant d’être adulte, le canal médullaire sur une longueur de trente à cinquante centimètres, et ce canal demeure très encombré d’excréments et de débris de la moelle , au point qu'on dirait que la larve s'est bornée à la tritarer et à la pulvériser.
Dès la mi-janvier, et au plus tard à la fin de février, les larves se préparent une loge pour leur métamorphose en nymphe. Si l'insecte parfait se trouvait, à sa naissance, emprisonné dans les parois ligneuses qui ont protégé la vie de la larve, il périrait infailliblement avant de voir le jour, parce qu'il est tout à fait incapable de pratiquer avec son bec, à travers le bois, une ouverture assez grande pour lui livrer passage. La larve, à qui la nature a donné de merveilleux instincts de prévoyance, prend très bien ses mesures pour prévenir un pareil danger. Elle creuse à travers le bois une galerie oblique, tantôt cylindrique, tantôt un peu ventrue , et la poursuit jusqu’à ce qu’elle atteigne l’écorce. Elle seretire alors à la base de cette galerie ou même dans le canal médullaire , la tête tout près de l'entrée de la galerie, et c’est là qu'après quelques jours d’immobilité, elle se change en nymphe. L’insecte parfait n’aura plus, pour prendre son essor, qu’à suivre la galerie et à ronger la cou- Le. che, toujours très mince, d’écorce qui le sépare de la liberté. #: ZS 7
Pissopes (Rhynchœnus) NOTATUS Fabr. pr 2 2 Fig 340-342.
LARVE
De la même forme et de la même taille que celle du
n'a He, He!