‹ Histoire des insectesChapitre 46 sur 68 · II · texte numérisé non relu

II

Gre. 12. sPARM\NNiE. Cast.

Gre. 13. /ECOSTMETA *. Dcj.

Gre. \'k. ANOxiA. Cast.

Gre. 15. ENcmnus. Melly.

Gre. 16. ENCYA *. Dej.

Gre 17. leucohiolis *, Dej.

Gie. 18. ANCYLONYCHA*. DCJ

Gre. 19. adorète. Eschs.

Gre. 20. pachycère. Giier.

Gre. 21. ANisoPLiA. Lep et

Serv.

Gre. 22. popilia. Leach.

nicrs dans les femelles, formant la massue. Crocliets sans dents.

Antennes comme cellesdes hannetons.

Crocliets des tarses offrant quatre fortes dents.

Antennes de dix articles, les trois derniers formant une massue deux fois plus longue que la lige.

Antennes de dix articles, les cinq derniers dans les mâles, et les quatre derniers dans les femelles formant la massue.

Antennes petites , de dix articles. Palpes grêles dépassant la longueur de celle des antennes. Crochets des tarses munis d'une petite épine.

Antennes petites, de dix articles, les trois derniers formant la massue. Lèvre inférieure courte , ti ès-large.

Antennes de onze articles , les trois derniers formant une massue plus longue que la tige. Lèvre inférieure presque carrée.

.Antennes de neuf articles, les trois derniers formant une petite massue.

Lèvre inférieure large et un peu avancée en pointe.

Antennes de neuf articles. Crochets des tarses inégaux, l'un simple, court, l'autre bifide et allongé.

Antennes de neuf ai ticles. Chaperon large et arrondi. Crochets des tarses égaux et bifides.

Antennes de neuf articles, les trois derniers formant la massue. Crochets des tarses jiostérieurs inermes.

Antennes de neuf articles. St('rnum

Gre. 2J. STRiGiDiA*. Dej.

prolongé en lame comprimée. Tarses courts et épais. Les crocliets simples.

Sternum un peu avancé. Chaperon rétréci , ou peu relevé et légèrement bifide. Mandibules divisées en deux grandes dents.

Gre. 24. euchlora. M. Zeay.Antennesdeneufarticles. Lestroisderniers en massue. Sternum sans saillie.

Ciiaperon large. Mandibules obtuses, faiblement dentées.

Gre. 25. areoda. Leach- Palpes ayant le dernier article grand ovale. Sternum prolongé en pointe.

Antennes de dix articles. Mâchoires munies de fortes dents.

Gre. 26. AMBLYïÈRE. M. Z.e«?/. Palpes à dernier article grand ovalaire. Sternum peu avancé. Antennes de dix articles. Mâchoires obtuses.

Mandibules entièrement cornées. Lèvre inlérieure très-large, présentant une avance médiane tronquée.

Antennes de neuf articles. Crochets des tarses égaux et bifides. Mésosternum sans saillie.

Antennes de neuf articles Crochets de tarses simples et égaux. Mésosternum sans saillie.

Antennes de dix articles. Tarses antérieurs très-dilatés. Leurs crochets inégaux , l'un entier, l'autre bifide.

Antennes de neuf articles. Tarses antérieurs non dilatés. Leurs crochets inégaux l'un simple, l'autre bifide.

Dcj. Antennes de dix articles. Crochets des tarses simples, inégaux. Mésosternum prolongé en pointe obtuse.

Pattes postérieures grêles.

Gpe. 4^ ANOPLOGNATHI TES.

Genre 1. apogonia. Kirb.

Gre. 2. I.ECCOTHYRÉE.M.

Leay.

Gre. 3. bolax. Fisch.

Gre 4. geniates. Kirby.

Gre. 5. platïcoeua

Gre. 6. AMOPLOGMATHE.ieac/i. Antennes de dix articles. Crochets {Repsimus. L. M.) des tarses simples, inégaux. Mésos-

ternnm prolongé en iwinle aiguë.

Pattes postérieures très-épaisses.

Gre 7. brachystkrne, Guer. Antennes de dix articles. Crocliets des tarses simples, un peu inégaux.

Mésosternum sans saillie.

Fana. 4. scarabéides. Mandibules entièrement cornées et saillantes. Mâchoires également de consistance cornée.

Groupe 1. RUTÉLITES. Labre visible. Mandibules découvertes à l'extrémité.

Gre 1. PHOENOMEiiis. Hope. Antennes de dix articles. Cuisses (Eîipyga. Manner.) postérieures très-renflées. Extrémité du mésosternum atteignant la base des pattes antérieures.

Gre. 2. dorystiictus *. Doj. Chaperon entier. Mésosternum trèsavancé en pointe épaisse et recourbée.

Gre. '.\. coLOBosTERNUs *. Chaperon très-large. Mésosternum à Blanch.{Brachyslernus. Dcj .)[>eme saillant. Ecusson triangulaire. Gre. 4. RUTEL\. Za/r. Chaperon étroit, peu échancré. Mé-

sosternum très-peu prolongé. Ecusson triangulaire, médiocre.

Gre. 5. pi^LioNOTA. .17. Lca?/. Chaperon arrondi. Écusson semi-circulaire. Mésosternum peu avancé.

Gre. 6. nÉTÉRosTERNE. Dj(p. Chaperon circulaire. Métasternum très-renflé, offrant une forte pointe à l'insertion des pattes.

Gre. 7. CHRYSOPiioRA. La/r. Chaperon arrondi. Pattes postérieures très-renflées, avec les jambes terminées par une grosse épine crochue.

Mésosternum très-court. Lèvre inférieure ayant deux petites dents dans son échancrure. Gre. 8. CHLOROTA *. Dcj. Chaperon entier. Mésosternum assez

avancé. Écusson presque semi-circulaire et assez grand.

Gre. 9. MACRASPis. M. Zeay. Chaperon entier. Pointe sternale longue. Écusson triangulaire très-grand.

Mâchoires multidentées.

Gre. lO.CHASMODiA.M. tc««/.Chaperon fendu. Pointe sternale longue. Écusson triangulaire très-grand.

Mâchoires bidentées.

Gre. 1 1 . OMÉTis. Lair. Pièce axillaire visible, comme dans les Cétoniites. Antennes de dix articles.

Gre. 12. CNÉMiDA. Kirby. Pièce axillaire visible. Antennes de neuf articles.

Gre. 13. PARASTASiA. Chaperon étroit, un peu relevé, plus

Westw.Cœiidia. (Dej.) ou moins bifide. Mésosternum trèspeu avancé. Écusson en triangle trèsélargi, presque semicirculaire.

Gpe. î.CYCLOCÉPHALlTES.Labre et mandibules cachés.

Genre 1 . cyclocéphala. Za^r.Prothorax peu échancré. Tarses seulement ciliés, à crochets moyens. Corps oblong.

Gre. 2. TRiCHOPS *. Manner. Prothorax presque droit. Corps ovale. Antennes à massue épaisse , de trois articles imbriqués. Crocliets des tarses longs.

Gre. 3. uexodos. Oliv. Prothorax fortement échancré en avant. Antennes à massue petite. Tarses grands , très-épineux. Corps presque orbiculaire.

Groupe 3. CALOCNÈMITES. Mandibules un peu découvertes. Pat- -tes postérieures très-épaisses.

Genre I. achloa. Erich. Antennes de neuf articles. Massue da trois, presque aussi longue que la tige. Chaperon arrondi, légèrement relevé.

Les articles des tarses presque égaux entre eux.

Gre 2. noptoPE. ÎMp. de rr;.s/. Antennes de neuf articles. La massue

Gre. 3. ELAPnocÉRA. Gêné.

Gre. 4. pachype. Latr.

Gre 5. calocnémis.

Lap. de Cast.

Gre. 6. coPTOiiniNE. Hope.

Groupe 4°. SCARABÉITES.

Gre 1". HÉTÉRONYCHUS*. Dej

Gre. 2. DA8YGNATHE. M. L.

Gre. 3. PENTODON. liirby.

Gre. 4. SCARABÉE. Lin.

Gre. 5. AGACÉPHALA. Lut.

de trois , et assez petite. Chaperon arrondi . Le dernier article des tarses aussi long que les quatre précédents réunis.

Antennes de dix articles. Massue de sept. Front incliné. Chaperon un peu relevé.

Antennes de huit articles dajis les niûies , dont les cinq derniers formant la massue. Femelles aptères. Chaperon un peu incliné et creusé.

Antennes de huit articles. La massue de trois. Chaperon inclmé. La tête comme tronquée.

Antennes de dix articles. La massue de trois. Tète profondément échancrée.

Labre caché. Mandibules découvertes. Tête et corselet souvent cornus , au moins dans les mâles. Pattes postérieures sans renflement.

■ Lèvre inférieure allongée, un peu voûtée, sans échancrure à l'extrémité. Mâchoires dentées.

Lèvre inférieure, amincie à son extrémité , légèrement fendue avec les angles pointus. Mâchoires dépourvues de dents.

Lèvre inférieure tronquée. Mâchoires dentées.

Lèvre inférieure conique, très-ciliée , surtout à l'extrémité. Mâchoires dentées. Tarses inermes.

Lèvre inférieure conique , très-ciliée.

Mâchoires dépourvues de dents. Pattes antérieures beaucoup plus longues que les antres dans les mâles.

DES liN SECTES.

Gre. 6. OKVCTES. IU'kj.

Gre. 7. ORYCTOMORPHE. Guer

Gre. 8. TRioNYCHE*. De).

Gre. 9. ACERE *. Dej.

Gre. 10, PHiLEURE. Latr.

Gre. 11. ORPHNus. M. Leay.

Gre. 12. iEGimuM *. De;.

Fam. 5. gèotrupides.

Groupe. I. ATm^RÉITpS.

Gre. 1. ELEPHASTOME.

M. Leay.

Gre. 2. athyrée. M. Leay.

Lovre inférieure conique, ciliée, obtuse à l'extréinité. Antennes à massue petite. Mâchoires dépourvues de dents.

.Lèvre inférieure petite, conique. Antennes à massue plus longue que la tige. L'un des crochets des larses dentés.

Lèvre inférieure extrêmement large, presque orbiculaire. Antennes à premier article dilaté à l'angle interne.

Lèvre inférieure à bords latéraux droits et terminée en pointe tronquée et creusée au milieu. Dernier article des palpes maxillaires très-grand, renflé graduellement vers l'extrémité.

Lèvre inférieure à bords parallèles , voûtée au milieu et un peu échancrée à l'extrémité.

Lèvre inférieure plane, arrondie à l'extrémité. Mâchoires dépourvues de dents.

Lèvre inférieure plane, arrondie à l'extrémité. Mâchoires dentées.

Antennes souvent de onze aiticles.

Languette avancée. Mandibules et mâchoires de consistance cornée, mais peu solide.

Second article des antennes plus long que le suivant. Menton sans échancrure.

Chaperon dilaté de chaque coté et prolongé au milieu en une longue lame fourchue à l'extrémité. Palpes maxillaires très-longs.

Mandibules bidentées. Antennes ayant leurs trois derniers articles en massue

spliérique, très-grosse. Chaperon sans prolongement.

Gre. 3. bolbocéuas. Kirby. Antennes de onze articles à massue très-grande. Mandibules inégales, l'une simple, l'autre bidentée à l'extrémité.

Gre. 4. ocaoDÉE. La(r. Antennes de dix articles, les trois der-

niers formant une massue globuleuse. Mandibules inégales , l'une simple, l'autre bidentée.

Gre. 5. HYBosoRE.3/rtc. Lt'«y. Antennes de onze articles, avec les trois derniers formant une massue arrondie. Mandibules terminées en pointe recourbée.

Gre. 6. GÉOBiE. Brull. Antennes de dix articles. Mandibules

dentées.

Groupe. 2. GÉOTRUPITES. Second article des antennes plus court que le suivant. Menton échancré.

Gre. 1. cÉOTRUPES. Latr. Les trois dei niers articles des antennes en massue feuilletée.

Gre. 2. léthrus. Fabr. La massue des antennes en cône ren-

versé, à articles emboilés les uns dans les autres.

Groupe.3. TROGITES. Lèvre inférieure cachée, peu distincfe,

point échancrée. Antennes de dix articles.

Genre 1. tro\. Fabr. Pattes fortes , point comprimées.

Gre.2.A.GANTH0CÈRE M. Zeaj/. Pattes larges, très-comprimées. Groupe. 4. ^.GIALITES. Lèvre inférieure bifide. Antennes de neuf articles.

Genre 1. .EorALiA. Latr. Jambes postérieures terminées [)ar deux fortes pointes.

Fam. 6. EUCaïKiDES. Lèvres supérieure et inférieure bien

développées. Mandibules très-courtes, dépourvues de pointes. IMàchoires surmontées d'une longue brosse. Pal-

Gre. 1. EuciiiKE. Kïrbij.

Gre. 2. PKOPOMVCRE ?icwni.

Fam. 7. cotmiDEs.

Gpe. 1. APHOUIIÏES.

Genre t. achodie. lUhj.

Gre. 2. psammodie. Gyll.

Gre. 3. oxYOME. Eschs.

Groupe 2. OMITITES.

Genre I. EtRYSTERiNE.W«//rt

Gre. 2. oniticelle. £«7/-.

Gre. 3. onitis. Fab.

Gpe. 2 COPRITKS

tes antérieures extrêmement longues dans les mâles.

Jambes antérieures des mâles mnliques extérieurement. Galette des mâchoires fortement quadridentée.

.Jambes antérieures des mâles dentées extérieurement. Galettedes màclioires faiblement tridentée.

Antennes de neuf articles , rarement de huit. Labre et mandibules cachés entièrement , membraneux.

Pattes insérées à égale distance les luies des autres. "Écusson très • distinct. Chaperon entier. Palpes filiformes.

Mâchoires sans lobe corné au côté interne.

diaperon entier. Palpes ayant leur dernier article plus épais. Mâchoires ayant leur lobe interne corné et divisé en deux dents.

Chaperon échancré.

Écusson visible. Pattes postérieures courtes, épaisses. Les intermédiaires trèsécartées à leur base. Tôle souvent tuherculée.

Corps parallèle applati. Anlennes de neuf articles , à massue infundibuliforme.

Antennes de neuf articles à massue feuilletée.

Antennes de 9 articles à massue infundibulilorme. Corps massif, ramassé.

Écusson caché. Pattes postérieures courtes, épaisses. Les intermédiaires très-écartées à leur base. Tète ordinairement cornue.

Gre. 1. ONTHOPHAGE. /.rt/r.

Gre. 2. coi'Ris. Geoff.

Gre. 3. piunée. M. Leay.

Gre. 4.ÉmcoTARSE. Cast.

Gre. 5. ch^eridie. Lep. et Serv.

Gpe. 3. ATEUCHITES.

Genre 1 . coprodas * . Dej.

Gre. 2. canthoh. Hqfjm.

Gre. 3. scatonome. Erichs.

Gre. 4. ÉPiLissE *. Dej.

Gre. 5. HYBOMA. Lep. et Serv.

Gre. 7. SISYPHE. Lalr.

Gre. 8. gtmnopleuue. fllig

Antennes à massue feuilletée. Tarses pourvus de petits crochets.

Tète arrondie en avant. Les trois derniers articles des antennes en massue allongés. Tarses munis de crochets.

Antennes à massue infundibuliforine.

Tarses sans crochets.

Antennes à massue infundibuliforme.

Tarses postérieurs et intermédiaires à articles élargis dépourvus de crochets.

Antennes ayant leurs trois derniers articles en massue épaisse. Chaperon échancré et bidenté. Tarses muuis de crochets.

Écusson caché. Pattes postérieures allongées , peu ou point renflées. Tête rautique dans les deux sexes. Pattes intermédiaires écartées à leur base.

Cliaperon tiès-large à peine échancré.

Corps très-convexe.

Chaperon bidenté. Tarses antérieurs plus petits que les autres.

Chaperon échancré. Tarses antérieurs plus petits que les autres.

Chaperon bidenté. Pattes antérieures pourvues de tarses très-petits, les jambes postérieures élargies à l'extrémité.

Élytres sinuées latéralement. Pattes très-longues. Tarses antérieurs trèspetits.

Antennes seulement de huit articles.

Pattes très longues , surtout les postélieures.

Corps déprimé. Chaperon bidenté. Élytres échancrées derrière les angles humoraux. Antejuies de neuf articles.

Gre. 9. MEGATHOPA. Esch. Chaperon quadrilobé. Tarses antérieurs très-petils.

Gre. 10. ATEUciius. Weber. Corps déprimé. Chaperon à six dents. Tarses antérieurs nuls. Antennes de neuf articles. Élytres sans échancrurc.

Gre. 11. PACHYSOME. M. Lemj. Cliaperon bilobé, offrant quatre dentelures. Sternum sans saillie. Un seul appendice aux jambes intermédiaires.

Gre. 12. ciRCELLiUM. Lalr. Pattes antérieures dépourvues de tarses. Ceux des autres jambes munis de crochets ; les jambes intermédiaires offrant deux épines.

Gre. 13. MNEMATiuM. M.Leaij. Pattes antérieures dépourvues de tarses. Les jambes intermédiaires ayant une seule épine. Chaperon à six dents.

Gre. 14. anomiopsis. TFes^w.Pattes antérieures dépourvues de tar- {EucraniumDej.) ses; ceux des autres sans crochets.

Deux appendices aux jambes intermédiaires spatuliformes.

Gre. lô.GLYPHiDERUs. FTes^w. Pattes intérieures dépourvues de tarses, ceux des autres sans crochets.

Deux appendices aux jambes intermédiaires spiniformes.

Gre. 16. MENTOPHiLE Cast. Toutes les pattes munies d'un tarse. Corselet échancré de chaque côté postérieiu-ement. Chaperon très-large offrant deux fortes dents.

Gre. 17. coprobcus. Rciche. Toutes les pattes munies d'un tarse. Corselet arrondi sans écliancrure. Chaperon très-large offrant deux grandes dents.

Fam. 8. PASSAUDES , Antennes arquées. Labre grand, dé-

couvert. Prothorax séparé du reste du corps par un pédicule assez long.

Gpe 1 . CHIRONITES. Jambes antérieures digitées. Corps cy-

lindrique.

Genre 1. chiron. M. Leay.

22G Groupe 2. PASSALITES.

Gre. 1. i>\ssALE. Fubr.

Fam. 9. LUCANIDES.

Groiii)e 1 . ^SALITES.

Gre. 1. ^sALE. Fahr.

Gre. 2. codocf.ua. Eschs.

Groupe 2. SYNDÉSITES.

Gre. 1. siNODENDRON. jFa&r.

Gre. 2. rsiLODON. Perty.

Gre. 3. syndèse. M. Leay.

Gre. 4. NiciDiE. M. Lemi.

Gre. 5. xiPHODONTF. Weslw (Cephax. Lap. de Cast).

Gre. 6. l'iGDLus. M. Leay.

Groupe 3. LUCANITES.

Gre. 1. LUCANE. Scopoli.

Pattes fortes, lee antérieures dentées.

Corps très-aplati.

Antennes assez longues, toujours de dix articles, terminées par des articles en feuillets disposés perpendiculairement à la tige.

Corps presque orbiculaire. Métasternum avancé entre les pattes intermédiaires.

Antennes à massue lamellée de trois articles.

Antennes à massue de quatre articles.

Antennes plus courtes que le corselet.

Corps cylindrique. Languette très-petite. Métasternum sans saillie.

Jambes antérieures dentées. Antennes à massue de trois articles.

Cuisses antérieures très - grandes.

Jambes irrégulièrement dentées.

Les sept derniers articles des antennes formant une massue lamellée.

Yeux divisés par les bords de la tète. »Iandibules relevées en pointe de chaque côté. Massue des antennes de trois articles.

Yeux semi-divisés par les bords de la tête. Massue des antennes de trois articles.

Yeux divisés par les bords de la tète. Tête carrée. Mandibules sans pointe.

Antennes plus longues que le corselet Cori)s plus ou moins aplati.

Massue des antennes formée par les quatre derniers articles. Mandibules très-grandes dans les mâles. Galette dos mâchoires très-grêle.

Gre. 2. iiéxapiivllk. .Mal- Massue des antennes formée par les sant. six derniers articles.

Gre. 3. platycèue. Gyll. Massue des antennes formée par les quatre derniers articles. Galette des mâchoires courte. Prosternum formant une lame saillante entre les pattes.

Gre.4.cÉRi]C[ius.i)/ac-Zeaf/. Massue des antennes formée par les trois derniers articles. Prosternum plus étroit.

Groupe 4. LAMPRIMITES. Antennes plus courtes que le corselet. Languette bilobée très-saillante.

Mandibules très-grandes dans les mâles, un peu recourbées inférieurement et munies en dessous d'un prolongement aigu. Massue des antennes de six articles. Mandibules plus longues que la tête cliez les mâles, courtes dans les femelles, dentées en scie au côté interne; les six derniers articles des antennes formant une massue allongée, pectince.

Mandibules des mâles, très-longues, arquées et dentées en scie au côté interne. Massue des antennes formée par les trois derniers articles.

Mandibules plus longues que la tête en forme de lames verticales , anguleuses et velues intérieurement. Jambes antérieures élargies offrant quelquefois une palette chez les mâles.

Mandibules en forme de lames un |>eu anguleuses et dentées. Jambes antérieures grêles sans palette.

La première famille de la grande tribu des Scarabéiens est celle des CÉTONiiDES, l'unedes plus remarquables parmi

Gre. 1. CHIASOGNATHE.

Sleph.

Gre. 2. SPUOENOGNATRE.

Buquet.

Gre. 2. PHOLiDOTE. Mac.

Lcaij.

Gre. 4. lampkuia. Latr.

Gre. 5. rhyssonote.

Leay.

Mac.

tous les Coléoptères pour la beauté des insectes qui la composent. Les uns ont des couleurs métalliques des plus brillantes, les autres ont des nuances variées et veloutées. Les larves de ces Coléoptères vivent en général dans les bois pourris ; les insectes parfaits fréquentent les fleurs pendant la plus grande ardeur du soleil. Ils paraissent se nourrir exclusivement de leurs pétales ; ce qui explique l'état membraneux ou presque rudimentiquc de leurs mandibules qui n'ont à triturer aucun corps dur. Les Cétoniides sont nombreuses en espèces ; déjà l'on en a décrit plus de six cents espèces. La quantité des genres créés dans ces derniers temps pour recevoir toutes ces espèces est très-considérable ', Nous nous sommes contentés dans notre tableau d'énumérer ceux qui reposent sur des caractères tranchés, tandis que nous reléguons dans la catégorie des sous-genres , ou des divisions de genres , tous ceux qui ne reposent que sur de trop faibles caractères.

On admet généralement deux groupes principaux dans la famille des Cétoniides : ce sont les Cétoniites et les Trichiites. Les premiers sont les plus nombreux ; on les reconnaît surtout à la présence d'une pièce axillaire trèsapparente derrière les angles postérieurs du corselet.

Le genre Cétoine ( Cetonia ) est le type du groupe ; il renferme une longue série d'espèces, parmi lesquelles il existe beaucoup de sous-genres, difficiles à limiter à cause du peu d'importance de leurs caractères.

Nous rattachons même aux vraies Cétoines les Schizorhines , qui se reconnaissent à leur chaperon bilobé et les Diplognathes dont les mâchoires sont un peu plus fortement dentées que dans la plupart des autres Cétoines. La

' Foy. Burmeisler Handbucli der Entomologie, t 3.

prise en considération de quelques autres modifications dans divers organes a motivé, pour les entomologistes, de nouvelles divisions dont la valeur est plus que médiocre.

Parmi les Cétoines nous citerons eu première ligne la Cétoine dorée ( Cetonia auraia, pi. 1, fig. I .) C'estle typedu genre; c'est aussi l'espèce la plus commune dans toute l'Europe, même dans l'Asie mineure et le nord de l'Afrique.

Pendant les mois de mai et de juin de chaque année nous voyons cet insecte qui est d'une belle couleur vert-dorée avec de petites lignes irrégulières, transversales et blanchâtres sur les élytres, fréquentant les fleurs de Pivoine et surtout les roses.

La larve de cette Cétoine (pi. 1, fig. 2) ressemble beaucoup à celle des Hannetons, mais les antennes et les pattes sont plus courtes; la tète est plus petite et le dernier anneau du corps supporte une petite pointe. On trouve ces larves dans la terre souvent dans les fourmilières ; nous en avons rencontré également, dans de vieux arbres , où elles s'étaient logées dans des cavités formées auparavant par d'autres larves appartenant ordinairement à des Cerambyciens.

Quand ces larves ont acquis tout leur développement, elles se construisent une coque parfaitement ovalaire ( pi. 7, fig. 3. ) dans laquelle elles subissent leur transformation en nymphe.

Cette coque est composée de parcelles des détritus, qui entourent la larve et d'un peu de matière soyeuse et agglutinante qu'elle a la propriété de sécréter.

Plusieurs entomologistes ont découvert la larve de la Cétoine dorée dans des fourmilières; mais ce qui est plus singulier, c'est que la larve de la Cétoine fastueuse (C. fasiuosa,Yî\b\\) la plus magnifique espèce de France,

2j0 histoire

selon des observations recueillies par M. Ratzeburg , se trouve dans les nids d'Abeilles sauvages.

Nous avons vu la coque de cette Cétoine; elle est plus grosse que celle de la C. dorée; mais du reste elle est tout à fait analogue. On trouve encore en France plusieurs Cétoines, entreautres deux espèces très-communes dans toute l'Europe, la Cétoine piquetée {C stictica) noire, pointillée de blanc, et la Cétoine hérissée [C. hirta), couverte de longs poils blancs ou jaunâtres. Ces espèces sont rangées maintenant par quelques auteurs dans des sous-genres particuliers. La dernière a des mâchoires dentées ; elle se jette sur beaucoup de fleurs ; mais on dit qu'elle recherche beaucoup celles des abricotiers.

On assure que des Cétoines du cap de Bonne-Espérance fréquentent les bouses de vaches desséchées [C.pubescens et carnifex (s-g. Liplognatha) , de même que les Rhyziphlées etRhinocœtes [C. cornuta, Fabr.) ; ce fait est d'autant plus singulier qu'il est contraire aux habitudes delà plupart des espèces de cette famille. Nous n'avons rien à dire de particulier sur une longue série de genres appartenant à la famille des Cétoniides.

On connaît une seule espèce de Madagascar du genre Pogonotarse (Po^o/îo<a/\s?<s), remarquable par ses jara-= bes comprimées et les longs poils de ses tarses.

Les Genres Érirhipes,Chilolobes, Amphi stores reposent sur quelques Cétoniites exotiques ; les Amphistoros connus habitent tous la côte occidentale d'Afrique.

Les Hétérorhincs [Ileterorhina ] sont de jolis Cétoniites dont l'éclat des couleurs est admirable ; la plupart proviennent des Indes orientales.

Les Plésiorhines et les Rhomborhincs habitent les ré° gions chaudes de l'Afrique et de l'Asie. Les Bothrorhines,

três-reraarquables par la conformation de la tête des mâles, vivent dans l'île de Madagascar.

Les Hypsélogénies sont de l'Afrique australe.

La seule espèce connue du genre Narycie, fort singulière par sa tête, qui porte chez le mâle de grosses cornes parallèles, provient des Indes orientales.

Le Dicranocéphale est un insecte dont la tête est conformée à peu près de la même manière et qui a des tarses immensément longs, surtout les antérieurs; il habite leNépaul .

LesMyctéristesont été trouvés aux îles Philippines et à Java. ( M. rhyriophijllu^ j\Yie([m. )

Les Dicranorhines , Mécynorhines et Goliaths sont les plus splendides insectes que l'on puisse voir ; tous ont un :■ tête qui porte chez les mâles des cornes plus ou moins singulières , mais généralement bifides, soit dès la base, soit à l'extrémité. Tous ces Cétoniites habitent la côte occidentale d'Afrique.

Le type du premier de ces genres, le D. brillant (D. wicans ) insecte du Sénégal, est d'un beau vert d'éméraude éclatant. Les vrais Goliaths, dont la lougeur atteint de quatre à six pouces, comptent parmi les géants dans toute ia classe des insectes. Leurs couleurs sont généralement d'un blanc ou d'un jaune mat avec des bandes ou des taches d'un noir velouté. On les trouve au cap Palmas, à la Côte-d'or, à la Côte-des-graines, dans les îles de Fernando-po, du Prince, etc.

Les Gymnétis, bien rcconnaissables à leur corselet qui recouvre l'écusson, sont presque tous Américains ; ils se tiennent ordinairement sur les feuilles des arbres.

Les Agestrates, Lomaptêres, Macronotes se rencontrent dans le sud de l'Asie et dans les archipels du Grand- Océan Pacifique.

Les Micropeltes et les Doryscèles proviennent de Madagascar ainsi que les Stenotarsia qui par leur aspect général ressemblent à certains Trichies.

LesMacromas, Crémastochiles, Genuchus, Scaptobies ont tous des mâchoires dentées ; la plupart vivent en Afrique; quelques-uns en Asie et en Amérique.

Les Trichiites constituent le deuxième groupe de la famille des Cétoniides. Quoique bien moins nombreux en espèces que le précédent, les Trichiites sont répandus dans toutes les régions du monde. Le genre Valge, [Valgus hemiptenis, Scriba), a pour type uneespèce commune en Europe; elle est noirâtre et longue seulement de deux à trois lignes.

La femelle porte une longue tarière parfaitement droite; ce qui lui permet de déposer ses œufs dans des bois fendillés. Cet insecte se trouve fréquemment à terre pendant la belle saison; il marche avec difficulté; sa larve se trouve dans l'intérieur de divers arbres.

Les vraies Trichies (Tnc/i^Ms) ne sont pas rares. On trouve abondamment chez nous la Trichie à bandes ( T. Jasciatus, Fabr.) (pi. 7, fig. 4) , qui est noire et couverte d'un duvet cendré, avec les élytres jaunes , ornées de trois bandes transversales noires, interrompues à la suture. Ce Coléoptère se trouve eu masse sur les roses de tous nos jardins, pendant les mois de juin et de juillet.

Sa larve (pi. 7, fig. 5) ressemble beaucoup à celle delà Cétoine dorée. Nous devons à une personne attachée au Muséum d'histoire naturelle de Paris, M. D. Boulard, une observation intéressante sur les habitudes de cette Trichie dont la larve vit dans le bois. Un petit pont en bois était construit depuis long temps dans le jardin d'une campagne, située à quelques lieues de Paris. Le bois de ce pont pa-

raissait extérieurement dans un parfait état de conservation. Rien au deliors n'aurait pu faire craindre le brisement des poutres de cliêne. Cependant, plusieurs d'entre elles vinrent à se rompre ; M. Boulard ne fut pas peu surpris de voir ce bois creusé jusqu'à la superficie, où il n'existait plus qu'une feuille de bois extrêmement mince. Tout l'intérieur de ce bois, disons-nous, était labouré en tous sens, (pi. 7, fig. 7), et les auteurs de ce dégât se trouvaient encore aux différentes périodes de leur existence.

C'était la Trichie à bandes, à l'état de larve, de nymphe (pi. 7, fig. 6) et d'insecte parfait.

Nous connaissons une seule espèce du genre Chromoptilie ; elle est de Madagascar et se fait remarquer par les longs poils qui garnissent ses pattes postérieures. Les Agénies,Stripsifers, Platygénies sont des insectes de l'Afrique australe et occidentale. Les derniers ont un corps extrêmement aplati ; ils habitent le Congo. Le type du genre a été appelée la Platygéniedu Zaïre , {Platygenia z-airica ).

Les Gnorimes se réduisent à quelques espèces européennes. Le type du genre, le Gnorime noble ( G. nobilis], d'un beau vert, avec quelques points blancs, se trouve assez fréquemment dans notre pays.

Sa larve, décrite par Rœ sel et très-semblable à celle de la Trichie à bandes, vit dans les bois pourris de divers arbres.

On connaît quatre espèces du genre Eremita ; l'une est d'Europe, les autres sont de l'Amérique boréale. L'Osinoderme hermite, {0. eremita)^ gros insecte d'un brun lie de vin se trouve dans une grande partie de l'Europe. Il paraît qu'autrefois il était commun aux environs de Paris; mais aujourd'hui il ne se trouve guère plus près que Fontainebleau. Cependant il y a quelques années un de nos amis

en trouva un à Villiers-le-liel. Sa larve, au rapportée M. Ratzeburg, a été trouvée en grande quantité , pendant l'été, dans les fruits pourris du hêtre.

Les Yncas sont de beaux insectes de l'Amérique dont les mâles ont une tête bicornue Ils volent pendant le jour autour des grands arbres, sur lesquels ils vivent.

La seconde famille de la tribu des Scarabéieus, celle des Amphico-mides, est divisée en trois groupes, les IcHNOSTOMiTES, Ics Pachycnémites et Ics Amphicomi- TES. Les premiers sont des insectes de l'Afrique méridionale qui constituent principalement le genre Ichnestoma. Ils sont remarquables par la forme de leur tête , qui est très-prolongée et sinuée a l'extrémité au moins dans les mâles ; car le corps des femelles est gros et massif. Plusieurs auteurs les ont placés parmi les Cétouiites ; mais il est positif que leurs affinités sont beaucoup plus grandes avec les genres du groupe suivant.

Les Pachycnémites sont en général assez petits ou de moyenne taille. Ils sont propres à l'ancien continent, et le plus grand nombre d'entre eux habitent l'Afrique australe. Les principaux genres qui se rattachent à ce groupe sont les Anisonyx. Tous ceux connus ont été recueillis . au cap de Bonne-Espérance ; on les rencontre assez abondamment sur les fleurs; ils volent avec agilité; leur corps est un peu déprimé et très-velu.

Les Pachycnèmes, les Lépitrix, les Eriesthis habitent la môme région. Les premiers ont les pattes postérieures très-renflées.

Les Cratoscelis et les Lichnies habitent lu côte du Chili ; les premiers ont un corps noir ou bleuâtre, velu, très-ramassé. Les seconds, qui sont beaucoup plus petits, sont très-remarquables par leur labre avancé, leur tête

élargie, leurs antennes , dont la massue est très-grande dans les mâles.

Les Amphicomites sont communs dans l'Europe méridionale et en Orient : cependant rien n'est encore connu sur leurs métamorphoses. On les trouve quelquefois en grande quantité sur diverses fleurs ; dans certaines localités ils abondent même pendant tout le printemps.

Le genre Amphicoma est le principal du groupe. On en connaît actuellement une vingtaine d'espèces que l'on rencontre dans la Grèce et dans toute l'Asie mineure. Toutes les Amphicomes ont des couleurs vives et variées, et leur corps est couvert de longs poils, principalement leur corselet; ce qui offre l'aspect d'une sorte de chevehn-e. De là le nom d'Amphicorae donné à ces insectes pour indiquer cette particularité.

LePsilodemamelis {P,melis^ Fab.), dont lecorps est allongé, de couleur cuivreuse avec le corselet garni de poils jaunes et les élytres bleuâtres revêtues d'une pubescence cendrée, est extrêmement commun dans toute la Barbarie ; c'est-aussi le type du genre.

On connaît seulement deux espèces du genre Anthipna ; elles se trouvent en Italie.

L' Anthipna de Carcel [Anthipna Carcelii, Lap.) est un insecte d'un beau vert à reflet cui^vreux.

Les Glaphyres se rapprochent beaucoup des Amphicomes : cependant les cuisses postérieures très-renflées , surtoutdans les mâles, leur donnent un aspect particulier. Les Glaphyres sont généralement d'une couleur métallique bleue ou verte. Le Gl.dela serratule [Gl.serratulœ ,LqX.) est commun en Barbarie.

Notre troisième famille de la tribu des Scarabéiens, les MÉLOLOiNTHiDES, cst l'uue dcs plus Hombrcuscs et des

236 HISTOIBE

plus hétérogènes; on peut la diviser en quatre groupes. Le premier est celui des Hopliites.

Leprincipalgenredu groupe est celui des Hoplies; la plupart son répandues dans le midi de l'Europe. Les Hoplies ont des couleurs vives, dues à la présence de petites écailles que l'on pourrait comparer à celles des ailes des papillons.

Nous devons citer comme type du genre , l'Hoplie farineuse {H. farmosa, Fab.) très-commune dans toute la France méridionale et s'étendant vers le nord jusqu'aux environs d'Orléans ; elle est entièrement couverte en dessus de petites écailles d'un beau bleu d'azur et en dessous d'une belle couleur argentée. Le mâle seul est si brillant; • la femelle est brunâtre et beaucoup plus rare.

Cet insecte comme tous ceux du même genre fréquente les fleurs.

C'est vers le mois de juin qu'on rencontre les Hoplies. . On n'a encore signalé qu'une seule espèce d'Hypéris {H. Eversmanni, Fald.) provenant de la Sibérie.

Les Décamères ne diffèrent absolument des Hoplies que par leurs antennes. Le type du genre est la (Z>. put' venUenta, Fabr.; argentea, 0\\\ .) ^ qui est assez commune dans plusieurs parties de la France.

Les Hoploscélis sont remarquables par leurs pattes postérieures extrêmement épaisses et par la présence d'une pièce axillaire visible aux angles huméraux des élj'tres. Nous en connaissons deux espèces du cap de Bonne Espérance '.

Les Monochèles diffèrent très-peu des Hoplies ; on les trouve dans l'Afrique méridionale.

l\ en est de même chez les Dichêles et les Chasuiès.

■ Se crassipes, O/à-., etc.

Ces insectes sont un peu plus petits que les précédents; mais tous en général paraissent abondants dans l'Afrique méridionale.

Les autres espèces d'Hopliites propres à l'Europe constituent un genre particulier que l'on désigne sous le nom de Chasmatoptère. Ces Melolonthides sont velus comme tous les insectes du même groupe. On les rencontre dans l'Europe méridionale, principalement en Espagne.

Le second groupe des Melolonthides est celui des Omalopliites ; il diffère peu du suivant ; mais cependant la petitesse des mandibules et l'avortement presque total du labre permet de l'en distinguer.

Les Lepisies proviennent de l'Afrique australe et ressemblent beaucoup à nos Hoplies. [L. rupicola^Fahv. )

Les Dicranies et les Monocranies sont des coléoptères du Brésil très-lisses et brillants, généralement de couleur noire ou brun-rougeâtre.

Les Dasyes et les Isonyques [homjchus) sont des insectes du Brésil d'assez petite taille.

Les Céraspis habitent le même pays.

Aucune observation n'a encore été faite sur la vie de ces Melolonthides.

Le Hyménoplies sont de petits coléoptères de l'Europe méridionale, à élytres sillonnées. Le type du genre [H. chevrolatii , Miils.) se trouve assez communément aux environs de Lyon.

Les Sériques [Serica] sont répandues en Europe et dans quelques autres régions. Ces insectes sont d'assez petite taille, offrant ordinairement des reflets changeants : on les trouve sur les végétaux ; ils sont agiles et volent avec une grande facilité.

Le type du genre est la Sérique brune (S. brunnea), qui

238 nisroir.E

habite toute la France ; on a trouvé sa larve dans de la mousse au pied des pins.

Les Omaloplies ayant pour type l'O. soyeuse [0. holosericea, Scop. ) et les Brachyphyiies, (type B. ruricola, Fabr.) sont très- voisins des Sériques.

Les Triodontes de Mulsant ne forment pour nous qu'une division dans le genre Omaloplia.

Le genre Trochale (Trochalus) renferme des espèces exotiques, la plupart africaines, dont le corps est convexe et presque rond comme une boule.

Les genres Li^tronyx et Séricoïdes ne renferment actuellement l'un et l'autre qu'une seule espèce de Magellan.

Les Bipbyllocères, les Liparètres et les Macrotops sont de petits Omalopliites de l'Australie. Il en est de même des Diphucéphales : ceux-ci sont de jolis insectes, ordinairement de couleur verte métallique, avec des ponctuations plus ou moins fortes.

On a décrit une douzaine d'espèces de ce genre.

Les Macrodactyles se reconnaissent bien facilement a leur corps lona, et étroit, et à leurs longues pattes postérieures. Tous habitent l'Amérique ; ils volent avec agilité et se posent sur les fleurs.

Les Ancistrosomes ont une taille supérieure à celle des autres espèces appartenant au groupe des Omalopliites; elle égale au moins celle de notre Hanneton commun. On n'en connaissait jusqu'à présent qu'une seule espèce du Pérou, où elle vit sur des mimosas; mais on vient d'en découvrir une nouvelle espèce dans l'ouest de la Colombie ( 1 ) .

Le Groupe des Mélolo?jthites a pour genre-type le genreHanneton [Melolontha, Lin.). On y rattache plusieurs espèces; mais la plus commune dans une grande partie

(Il Voy. Guûrin, Rev. ZooL soc. cuv.

DES liNSECIKS. 239

de l'Europe est le Hanneton commun [Melolontha vidgaris, Lin.), insecte bien connu de tout le monde, trop connu des cultivateurs. On sait que, dans certaines années , cette espèce se trouve par myriades, et dévore les feuilles de beaucoup d'arbres, principalement celles des ormes. Nous voyons alors les enfants s'emparer de ces insectes pour servir à leurs jeux; c'est un usage qui paraît très-répandu depuis des siècles.

L'habitude de martyriser les Hannetons, en leur mettant un û\ à la patte, date d'une époque reculée; car Aristophane nous apprend que ce divertissement n'était pas inconnu des enfants de la Grèce. Il est à peu près certain aussi que par le nom de Mélolonthe les anciensdésignaient aussi les insectes qui portent aujourd'hui ce nom dans la science.

Les Hannetons peuvent être considérés comme un véritable fléau, quand ilssont à l'état d'insecte parfait, -mais c'est peu de chose que les dégâts qu'ils occasionnent alors , comparativement à ceux qui sont causés par sa larve, désignée par tous les cultivateurs sous le nom de Ver blanc.

Quand la saison est chaude, dès la fin d'avril on voit paraître les Hannetons ; mais toujours c'est en mai qu'ils se montrent en grande quantité; on les trouve jusqu'en juin. Ils se tiennent pendant tout le jour sur les feuilles des arbres ; et, bien qu'ils semblent rechercher davantage l'orme dans notre pays, ils rongent également les feuilles des chênes, des hêtres, des peupliers, des bouleaux, etc.

Les Hannetons paraissent craindre singulièrement la chaleur du jour et l'ardeur des rayons du soleil ; car ils se tiennent presque constamment accrochés à la partie inférieure des feuilles; c'est seulement le matin, de bonne heure, et particulièrement le soir, au coucher du soleil, qu'ils prennent leur essor.

Ils volent à ce moment avec rapidité en faisant entendre un bruit monotone produit par le frottement de leurs ailes. On sait que les Hannetons se dirigent mal en volant, et que souvent ils vont se cogner contre des corps qui ont échappé à leur vue. On sait aussi que ces insectes ne peuvent pas prendre leur vol spontanémement, comme le font d'autres Coléoptères et particulièrement les Diptères et les Hyménoptères.

Leur corps est trop lourd, et leurs ailes nesontpas assez puissantes pour l'enlever facilement.

Avant de prendre son essor le Hanneton agite ses ailes pendant plusieurs minutes et gonfle son abdomen de manière à faire pénétrer dans ses stigmates ia plus grande quantité d'air possible. Les enfants qui connaissent parfaitement cette particularité, disent que le Hanneton compte ses écus et répètent la chanson, Hanneton vole, vole, qui s'est conservé depuis une série de générations.

Dans certaines années, les Hannetons se montrent en quantité si prodigieuse, quils dévastent toute la végétation des localités, où on les rencontre si abondamment. On rapporte que dans les environs de Blois, quatorze mille de ces insectes furent recueillis par des enfants en quelques jours. Il arrive parfois qu'ils émigrent d'un canton dans un autre, quand ils ont dévasté toutes les feuilles et qu'ils ne trouvent plus de nourriture.

H y a quelques années divers journaux rapportèrent que, sur une de nos grandes routes, une diligence rencontra à la lin du jour, une légion de Hannetons, qui s'abattirent sur les chevaux , sur toutes les parties de la voiture, et arrêtèrent sa marche pendant quelques instants.

Vers la fin de mai l'accouplement a lieu chez les Hannetons; on les trouve alors sous les feuilles , attachés l'un à l'autre pendant des journées entières.

DES INSECTES. 24 l

QuanJ les femelles sont fécondées, elles s'enfoncent dans les terres légères; elles recherchent particulièrement celles qui sont fréquemment remuées par la charrue.

Elles déposent leurs œufs ; et quatre, cinq , ou six semaines après, les petites larves éclosent; toutes les racines leur servent de nourriture; c'est pour cette raison qu'elles sont si nuisibles dans toutes les terres cultivées.

Les larves de Hannetons ou Vers blancs sont d'assez grosses larves, contournées en demi cercle comme toutes les larves de Scarabéieus ; seulement leurs pattes sont plus longues que dans la plupart des espèces de cette tribu. Toute la surface de leur corps est d'un blanc sale , pointillée. Sur la partie médiane du corps, on aperçoit le vaisseau dorsal, dont les mouvements se distinguent parfaitement sous la peau qui est assez transparente. La partie postérieure du corps paraît noirâtre comme chez la plupart des larves de Scarabéiens ; ce qui est dû à la colo^ ration des matières renfermées dans les voies digestives. Sur les parties latérales de chaque anneau, en exceptant les deuxième et troisième ainsi que le dernier, on voit un stigmate, rendu très-visible par le bord corné qui l'entoure ; sa couleur rouge tranche parfaitement sur la teinte générale blanchâtre de la larve. La tête et les parties de la bouche ont une nuance rougeâtre; les mandibules seules sont noires à l'extrémité.

Le Hanneton ne passe guère plus d'un mois à l'état d'insecte parfait; mais en revanche la durée de sou existence comme larve est fort longue.

Ainsi de l'œuf pondu au mois de juin, il éclot une larve au mois de juillet; celle-ci va commencer à s'accroître pendant les six derniers mois de l'année et pendant les deux années suivantes tout entières. Plusieurs change-

menls de peau ont lieu pendant cet espace de temps , comme chez toutes les larves d'insectes. Nous venons de dire qu'à la fin de la troisième année de son existence le Ver blanc avait pris tout son accroissement. Il se forme alors dans la terre une loge ovalaire dont les parois sont assujetties au moyen d'une bave sécrétée par l'animal.

Il se transforme bientôt en nymphe. Celle-ci est d'une couleur pâle jaune roussâtre uniforme, avec deux petites pointes à l'extrémité du corps.

La durée de la vie de nymphe est d'environ six semaines. L'insecte parfait éclot ainsi au printemps, trois années entières après ceux qui lui ont donné le jour.

Voilà ce qui explique pourquoi les Hannetons ne se voient pas en aussi grand nombre chaque année ; car, lorsque ces insectes ont paru en grande quantité, ce n'est qu'au bout de trois ans qu'on doit s'attendre à revoir leur progéniture ennombre proportionné. Dans les années intermédiaires, ils ne sont jamais très-abondants, et la même régularité dans les apparitions de Hannetons s'observe constamment.

Les terres meubles , les terres fraîchement retournées, avons nous dit, sont surtout favorables à la multiplication de ces insectes. Les femelles pénétreraient difiîcilement dans la terre dure et compacte , et leurs larves ne pourraient s'y pratiquer des chemins pour atteindre les racines dont ellesont besoin pour leur nourriture. Aussi, onne trouve jamais de Hannetons dans les bois , mais seulement sur la lisière.. La culture a donc favorisé la multiplication de cet insecte, rien n'est plus évident, comme l'ont déjà démontré plusieurs observations. Le cultivateur en labourant son champ découvre une infinité de Vers blancs sous les mottes de terres soulevées par la charrue. On peut alors en détruire beaucoup , en les recueillant et les tuant ensuite :

mais le plus grand nombre échappe, parce qu'ils sont enfoncés plus profondément.

Au contraire on ne rencontre jamais de Vers blancs dans les terres que l'on défriche. Ceci prouve que les Hannetons devaient être lufiniment plus rares il y a seulement quelques siècles.

Depuis longtemps on recherche les moyens de détruire le Hanneton et sa larve le Ver blanc. On a proposé bien des moyens injaillibles, qui n'ont amené aucun résultat. Ou a offert des prix pour l'anéantissement de ce redoutable insecte. Le mal n'a pas diminué.

Sans doute il ne faut pas se tenir pour battu. La présence du Hanneton est un fléau ; M. Ratzeburg le signale comme l'insecte qui doit attirer surtout l'attention des cultivateurs. Seulement les moyens les plus simples sont peut-être les meilleurs. H faut plus compter sur la maind'œuvre que sur des substances destructives, dont l'emploi est presque toujours impossible. W reste alors à étudier quelle est l'époque la plus favorable pour entreprendre cette destruction. Quant à présent, vu les difficultés qui s'opposent à la recherche des larves, il nous semble que c'est à l'état d'insecte parfait qu'il serait plus aisé de les anéantir. Rien n'est plus facile que de récolter ces insectes avant la ponte de leurs œufs. Des enfants même très-jeunes peuvent être employés pour un tel travail. Seulement il serait d'absolue nécessité que la chasse fût entreprise à la fois de toutes parts. Une loi seule serait assez puissante pour convaincre tous les cultivateurs au bout de peu d'années, qu'une telle peine ne serait pas perdue.

Des essais ont été tentés , dans le but d'utiliser les Hannetons ; on a réussi en les faisant bouillir à en obtenir de

l'huile qui aurait servi à graisser les roues des voitures , et à quelques autres usages. Malheureusement il est probable que le rapport n'était pas assez considérable, car il ne paraît pas qu'on ait donné suite à cette industrie; Ce qui est réellement fâcheux ; car en tirant un parti avantageux de ces insectes pendant quelques années, on en aurait bientôt débarrassé l'agriculture.

On trouve encore en Europe, outre le Hanneton commun, plusieurs autres espèces du même genre; mais elles sont peu répandues , et nous n'avons guère à souffrir de leurs ravages.

Nous devons mentionner cependant le Hanneton du Châtaigner [Melolontha hippocasiani, Fabr.) très-voisin de l'espèce commune , dont il diffère surtout par ses pattes de couleur noire. Son genre de vie paraît le même,

Et le Hanneton Foulon [Melolontha FuUo, Lin.), qui habite toutes les côtes de la Méditerranée et quelques parties du littoral de l'Océan . Ce qu'il y a de si nguller , c'est que cette espèce ne se trouve jamais à une grande distance de la mer. On la rencontre dans le midi de la France, et nous l'avons prise abondamment dans les dunes de Dunkerque à la fm de juillet et au commencement d'août. Elle ronge les feuilles des arbres, comme notre Hanneton commun. Le soir elle vole en produisant un bourdonnement très fort. Cet insecte produit une stridulation très-aigue par le frottement de la base de l'abdomen contre le métathorax. Dans quelques parties de l'Allemagne il a parfois occasionné des dégâts dans certaines localités.

On distingue sous le nom de Sparmannia [Leoceta, Dej.) des Mélolonlhites du cap de Bonne- Espérance très-remarquables par les longs poils qui couvrent leur corselet et qui ressemblent ainsi à une sorte de crinière.

Les yEgosthètes, très-semblables aux précédents, et caractérisés d'après la conformation des antennes , sont du cap de Bonne-Espérance.

Les Anoxies [Catalans^ Dej.) diffèrent également trèspeu des vrais Hannetons; on en connaît quelques espèces européennes.

Les Encirres [Encirras] sont de grands Hannetons propres aux Indes orientales et fort singuliers par la grande dimension de leurs palpes. On en a décrit deux espèces ' .

Les Leucopholis, assez semblables aux Encirres, quant à l'aspect général, s'en éloignent par la dimension des palpes : comme les Encya ils habitent les Indes orientales et quelques points de l'Afrique, entre autres l'ile de Madagascar. Le type du genre Aucylonycha [ki^ubera, Dej.) provient de l'île de Java.

Les kvc\^h.\md\\ows [Amphimallon] ressemblent infi niment à nos vrais Hannetons, si l'on en excepte la taille qui est notablement moindre ; l'aspect est entièrement le même. Mais les premiers n'ont que trois feuillets à la massue des antennes, tandis que les autres en ont de cinq à sept.

Quoi qu'il en soit, les Amphimallons constituent un genre plus nombreux en espèces ; car l'Europe entière en compte une quarantaine. Sur ce nombre cinq ou six sont très-répandues dans notre pays. Nous citerons entre autres l'Amphimallon d'automne [A. solstitialis, Fabr.), insecte long de huit à neuf lignes qu'on trouve très-communément dans une grande partie de l'Europe; il vole le soir comme la plupart des Mélolonthites; il dévore les feuilles de beaucoup d'arbres comme les ormes, les peupliers, les

• Voy. Guer. Mag. deZool. el Transact of Ihe.ent. soc.

246 htsaOike

saules, les hôtres, même les pins au rapport cie M.Ratzrburg.

Les lUiizotrogues [Rhizotrogus) diffèrent fort peu des précédents -, nos collections en renferment plusieurs espèces indigènes ; la plus commune est le R. du printemps. [R. œstivus, 01 iv.)

On a décrit deux espèces du genre ïanyproctus ; elles ont été recueillies en Perse.

Les Pseudosérica et Philochlœnia constituent deux genres nombreux de Melolonthites, de taille médiocre, habitant tous l'Amérique méridionale. Les petites variations de formes que l'on observe chez ces insectes peuvent permettre d'eu former des divisions secondaires, mais non pas des genres, comme paraissent le penser plusieurs entomologistes.

Les Rhiuaspis se reconnaissent facilement, au moins les mâles, à leur chaperon avancé et tronqué à l'extrémité; ils proviennent de l'Amérique méridionale.

Les Liogénys et les Plectris sont également propres à l'Amérique méridionale.

Les Adorètes [Adorelus] et les Schizonycha habitent, la plupart, les Indes orientales et les parties les plus chaudes de l'Afrique. On eu a cependant décrit une espèce de la Russie méridionale.

Les Heteronyx habitent la Nouvelle-Hollande.

Les Anisoplies constituent un genre assez nombreux en espèces, la plupart sont européennes. On trouve trèsabondamment aux environs de Paris pendant toute la belle saison, l'A. des Jardins {A.horiicola. Fabr.),qui est long de huit à dix millimètres, d'un vert-cuivré foncé avec les élytres striées et d'un brun vif.

Ce Mélolonthide occasionne quelquefois des dégâts cou-

nES INSECTES. 247

sidérables en mangeant les feuilles de diverses plantes. 11 a été souvent un fléau dans des jardins.

D'après des observations recueillies par M. Ratzeburg sa larve mange les racines des pins. On assure qu'elle dévore aussi celles de certaines espèces de choux ; il est probable au reste qu'elle vit aux dépens des racines d'un grand nombre de plantes.

Les Popilies sont de jolis petits insectes lisses et brillants ornés de couleurs vives et variées ; ils habitent l'Afrique et le sud de l'Asie.

Les Strigidies sont Américains ' .

On a décrit une seule espèce brésilienne de Pachycerus.

Les Euchlores sont de beaux coléoptères revêtus de couleurs métalliques très-éclatantes ; la plupart sont verts avec des reflets plus ou moins dorés. Nous en connaissons une quantité considérable d'espèces répandues dans les diverses régions du globe. Des entomologistes ont établit plusieurs genres auxquels nous n'attachons qu'une valeur secondaire ' .

Quelques espèces sont européennes. De ce nombre est l'Euchlore de la vigne [E. Vitis, Fabr.), insecte long de sept à huit lignes , d'un beau vert métallique bordé de jaunâtre avec les élytres profondément sillonnées ; il cause parfois des ravages assez étendus dans nos vignobles.

Les Aréodas sont de beaux insectes de l'Amérique, les Amblytères sont de la Nouvelle-Hollande.

Notre quatrième et dernier groupe, celui des Anopolo-

■ Nous en avons représeolé une espèce (Voy. d'Orb.) sous le nom d'Ebenina.

^ Mimcla, Kirb)'. Jprostcrna, Hope. Anomahi, Meg. Spllola, Dej.

GNATHiTEs est composé seulement de quelques genres, dont toutes les espèces sont étrangères à l'Europe. Les Brachysternes ont été trouvés au Chili et à la Nouvelle-Hollande. (S. -genres Epichrysus , AYhite et Anoplostcnms, Guer.)

Les Bolax, les Leucothyrées , les Geniates et les Platycœlies sont des Mélolonthides de l'Amérique méridionale.

Les Apogonies au contraire sont des régions chaudes de l'ancien continent, particulièrement des Indes orientales et du Sénégal.

Enfin les Rcpsimes et les Anoplognathes, insectes de la Nouvelle-Hollande sont revêtus, les derniers surtout, des couleurs les plus éclatantes. Il est à regretter que leurs mœurs soient ignorées. Le type du genre, l'Anoplognathe de Latreille {A. Latreillei, Sch.) est long d'environ quinze lignes et d'une couleur verte métallique à reflets dorés et d'un rouge de feu.

Les ScAEABEiDEs Constituent la quatrième famille de la tribu des Scarabéiens. On peut la diviser en quatre groupes: lesRuTÉLiTES, les Gvclocéphalites, les Calocxémites

et les SCARAEÉITES.

Les premiers sont de magnifiques insectes répandus dans les régions chaudes du globe, principalement de l'Amérique. Les Pélidnotes sont tous de l'Amérique méridionale ; un seul se trouve assez communément aux Etats- Unis. On rencontre ces coléoptères sur les feuilles et sur les fleurs.

Les Rutèles se trouvent de la même manière et dans les mêmes régions; elles sont généralement d'une taille un peu moindre; mais leurs couleurs sont infiniment plus variées.

Les espèces connues du genre Phœnoméris proviennent de l'intérieur de l'Afrique.

Le genre Hétérosterne, fondé sur une espèce du Mexique , a entièrement la forme et même l'aspect de certains Buprestides. (Genre Sternocera.)

Les Chrysophores sont de splendides Scarabéides de l'Améi ique méridionale. Les mâles ont des pattes postérieures très-grandes, qui paraissent propres au saut ; les cuisses sont très-renflées et les jambes sont arquées. On a nommé le type du genre le Ghrysophore-cbrysochlore ; il est d'un beau vert doré, avec les élytres criblées de gros points enfoncés. II habite Ici Colombie et le Haut-Pérou.

Les Colobosternes, les Chlorott^s, les Dorysthètes, les ]\ïacraspis et les Chasmodies sont de beaux insectes d'Amérique lisses et brillants, qui le matin voientsur les feuilles, et pendant la chaleur du jour, volent autour des arbres en faisant entendre un bruit assez fort. Les Ométis aussi bien que les Cnémides sont Américains et fort reconnaissables à la pièce axillaire que Ifurs élytres laissent à découvert. Les Parastasies habitent les Indes orientales etl'Océanie'.

LesCYCLOGÉPHALrTES sont des Scarabéidcs de moyenne taille, de couleur sombre, ordinairement assez aplatis.

Le genre Cyclocéphala , le principal du groupe, renferme une quantité considérable d'espèces de l'Amérique du sud ; on les trouve abondamment sur les fleurs; elles volent autour des arbres vers le soir, mais souvent pendant le jour elles se cachent au pied des arbres.

Les Trichops sont de petits Cyclocéplialites américains.

Le genre Héxodon est l'un des plus remarquables de

toute la tribu des Scarabéiens. La forme sphérique, lesjara-

' Foy. Weatwood, Ann. of nat Iiist.

250 HISTOIKE

bes toutes garnies d'épines des Héxodons leurdonnent un aspect fort étrange. On en trouve une espèce très-communément dans l'île de Madagascar ; elle se tient à terre dans les endroits sablonneux.

Les Calocnémites constituent un petit groupe ayant degrandes affînitésavec celui desScarabéites, mais offrant néanmoins quelque traits de ressemblance avec certains Mélolonthites. M. Erichson nous a fait connaître deux espèces d'Achloa de l'Afrique orientale.

Les Pachypes [Pachypus) sont de singuliers Mélolonthites, que l'on trouve dans quelques parties de l'Europe méridionale et dans le nord de l'Afrique. Ces insectes habitent les endroits sablonneux ou rocailleux. Les femelles sont aptères, n'ayant que des rudiments d'ailes imperceptibles ; les mâles se font remarquer par leur corselet profondément excavé et portant une petite corne en avant.

Le type du genre F'oplope [Hoplopns atriplicis, Fab.) se rencontre en Barbarie.

On trouve dans le même pays aussi bien qu'eu Espagne, en Sicile, en Sardaigne^ plusieurs espèces d'Éiapbocéra.

Les Calocnémis paraissent plus dispersés. Le type du genre {C. L('trcUlei,Lap. de Cast.) habite l'Europe méridionale et la Barbarie.

Les Coplorhines, bien reconnaissabies à leur tête échancrée, sont propres aux régions chaudes de l'ancien continent et principaiemeut de l'Afrique.

Les ScARABÉiTEs, uotrc quatrième et dernier groupe de cette famille, renferment les Coléoptères les plus remarquables par leur grande dimension, etpar leurs formes bizarres. On reconnaît facilement ces insectes , aux cornes et aux protubérances qui existent sur la tête et le corselet, au moins chez les maies.

Les Scarabéites sont répandus dans presque toutes les régions du monde; mais ils deviennent cependant beaucoup moins abondants dans les parties froides du globe.

Les genres qui se rattacbent à ce groupe ne sont réellement pas fort nombreux ; mais, dans ces derniers temps, on en a formé de nouveaux, parmi les vrais Scarabées. En général ils ne doivent certainement être considérés que comme des divisions de genres ou tout au plus comme des sous-genres. *

Les Heteronychus sont en général propres à l'Afrique; les Dasygnatbes à la Nouvelle-Hollande.

Les Phileures qui se rapprochent aussi des Cyclocéphalites, appartiennent la plupart à l'Amérique : ils creusent le pied des vieux arbres; rarement ils volent pendant le jour.

Les Trionychus sont africains et les Acérés habitent le Brésil , les uns et les autres ont un corps long et aplati.

Les Oryctes diffèrent peu des vrais scarabées; nous en avons une espèce très-commune dans la plus grande partie de l'Europe. C'est l'O. Nasicorne [0. nasicornù) ( pi. 7, fig. 8), long de douze à quinze lignes entièrement d'un brun marron , parfaitement lisse, avec le chaperon prolongé en pointe, la tête échafncrée antérieurement, aj'anten arrière une carène tridentée. Cet insecte se trouve parfois trèscommunément dans certaines localités. Sa larve (pl.7,fig,9), qui est un gros vers blanchâtre, plus gros que celui du Hanneton, avec les pattes moins longues, vit à l'état dénature dans de vieux troncs pourris, ou sous des bois entièrement décomposés ; mais elle vit aussi parfaitement dans la tannée que l'on emploie dans les serres chaudes et dans les couches. C'est ainsi qu'on en trouve constamment par centaines dans les serres du Jardin des Plantes.

La durée de l'existence de rOrycte à l'état de larve paraît être, comme pour le Hanneton, de prt;s de trois ans.

Lorsque cette larve a acquis tout son accroissement , elle se forme une loge ovoïde , dont elle solidifie les parois au moyen de la bave qu'elle dégorge par la bouche. Sa transformation en nymphe ne tarde pas à s'effectuer , et, quatre à six semaines plus tard, on voit paraître l'insecte parfait.

La nymphe (pi. 7, fig. 10) est entièrement d'un jaunâtre pâle , sale.

l,es Orphnus, assez voisins des Oryctes, sont de plus petite taille ; les espèces connues sont toutes des Indes orientales, ou des parties les plus chaudes de l'Afrique. Les Oryctomorphes , au contraire, habitent le Chili.

Nous ne connaissons presque rien sur les habitudes des vrais Scarabées, dont une douzaine d'espèces sont les géants de l'ordre des Coléoptères ; ils sonttous Américains.; les seconds sont répandus dans diverses régions du globe. Le type du genre est le Scarabée hercule [Scarabœus hercules , Lin.), grand insecte bien connu de tout le m.onde, dont le mâle est d'un beau noir d'ebène, avec les élytres d"un gris olivacé, et parsemées de taches noires; le corselet étant prolongé en une corne presque aussi longue que le corps, et recourbée à l'extrémité ; la tète offrant également une longue corne relevée, bidentée à la base, et unidentée à l'extrémité.

Ce superbe insecte n'est pas rare dans quelques-unes des Antilles, comme la Martinique, la Guadeloupe particulièrement. On prétend qu'il se tient sur les troncs d'arbres, et qu'il y est attiré par la substance mucilagineùse qui coule des arbres meurtris [sapium aucuparium) ; sa larve vit dans le bois pourri.

On a trouvé le Scarabée Tytius de l'Amérique du Nord dans un tronc de cerisier abattu par le vent. Nous trouvons dans le midi de la France une espèce du genre Pentodon, c'est le Scarabée ponctué (.S^. monodon)^ qui est noirâtre, avec les élytres fortement ponctuées. Ses métamorphoses et sou genre de vie n'ont pas encore été étudiés.

Les Agacéphales, très peu distincts des vrais Scarabées, se trouvent seulement dans l'Amérique méridionale.

Les /Egidium sont de petite taille, et répandusdans les mêmes régions.

Les GÉOTRUPTDEs forment notre cinquième famille de la grande tribu des Scarabéiens ; on la divise en quatre groupes : les Athyréites, les Géotrupites, les Trogi- TEs et les tEgialites.

Les premiers se composent d'un petit nombre de genres, auxquels se rattachent peu d'espèces; ce sont les Athyrées {Afhy relis), presque tous Américains, qui fréquentent les bouses et les bois pourris. On ne connaît qu'une seule espèce de la Nouvelle-Hollande, du singulier genreÉléphastome.

Les Bolbocéras paraissent vivre de la même manière que les Athyrées; les habitudes de tous ces insectes nous sont très-peu connues; leurs métamorphoses sont encore ignorées.

Les collections entomologiques renferment de vingt à trente espèces de ce genre : elles paraissent généralement assez rares; l'une d'elles se trouve dans notre pays, c'est le B. mobilicorne (/?. mobilicornis) , insecte long de quatre lignes, d'un brun plus ou moins foncé, avec la tête munied'une corne et le corselet quadrituberculé; mais il est fort difficile de la rencontrer. Quelques personnes ont

prétendu que les Crapauds et les Grenouilles recherchaient cet insecte pour en faire leur nourriture ; elles assuraient qu'il était facile de l'obtenir en éventrant des Crapauds et des Grenouilles. INous avons tenté nous-mêmes cette expérience ; et divers entomologistes qui l'ont également tentée n'ont obtenu aucun résultat.

Les Ochodées diffèrent peu des Bolbocéras : on en trouve une espèce en Autriche et en Hongrie. On prétend que plusieurs espèces d'Hybosores fréquentent les excréments humains. Le type du genre TH. laboureur {Hijbosorus arator) habite la France méridionale. Les Géobies ( Geobius) se trouvent aussi dans l'Europe méridionale et la Barbarie.

Le groupe des Géotrupites a pour genre principal les Géotrupes.Ge sont des insectes en général presque aussi gros que nos Hannetons communs. On les rencontre abondamment dans toute l'Europe, et quelques espèces habitent aussi l'Amérique du nord. Ces insectes vivent dans les bouses, et s'enfoncent même souvent dans les excréments humains ; ils font des trous dans la terre; de là le nom de Géotrupe, qui indique l'action de fouiller la terre. Les Géotrupes volent particulièrement le soir; pendant les belles soirées d'été on entend le bourdonnement qu'ils produisent eu volant, et c'est toujours dans le voisinage des fumiers ou de quelques matières excrémentitielles.

Le Géotrupe stercoraire [G. slercorarius) est très-commun dans notre pays, il est long de neuf à dix lignes, d'une couleur brillante, variant du noir au vert, au bleuâtre, au violacé; avec lesélytres fortement striées.

M. Westwood regarde les Géotrupes comme très-utiles dans la nature, parce qu'ils diminuent la quantité de matières excrémentitielles, en en faisant leur nourriture, et ensuite en la dissémiuantdaus la terre par les trous qu'ils

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forment. — Nous rapportons encore à ce groupe les Lethrus, genre très-singulier par la conformation des antennes, qui ne sont pas lamellees comme chez presque tous les autres Scarabéiens.

Les espèces connues de Lethrus se trouvent dans la Hongrie, la Russie méridionale, la Sibérie, etc.

Ils creusent la terre, nous rapporte M. Fischer, et causent de grands dégâts en dévorant les jeunes bourgeons delà vigne sur laquelle ils vivent. Chaque trou est habité par deux individus; et, au moment de l'accouplement, des combats violents ont lieu entre les mâles au bord de leur denieure.

• De telles habitudes nous paraissent d'autant plus singulières, qu'elles sont essentiellement différentes de celles de tous les Scarabéiens, dont les Lethrus se rapprochent le plus. Aussi serait-il à désirer que de nouvelles observations fussent faites sur le genre de vie propre à ces insectes.

Les Trogites habitent les endroits chauds et arides , particulièrement les Trox, le genre principal du gi'oupe. Ces Trox ont été peu étudiés dans leurs habitudes; cependant on les trouve dans presque toutes les partiesdu monde. Ces insectes sont de moyenne grosseur, la plupart de couleur cendrée et couverts d'aspérités ; on les rencontre dans les cadavres desséchés, et, dit-onaussi, dans les bois qui tombent en décomposition. Il n'est pas rare non plus de les voir marcher à terre dans les endroits secs et arides; ils volent aussi pendant la chaleur du soleil.

On connaît plusieurs Trox , propres à l'Europe ; de ce nombre est le T. des sables (7'. sabulosiis. Lin.), le plus commun du genre et l'espèce type. Cet insecte est long de quatre lignes, d'un noir cendré, avec les élytres striées , offrant des intervalles plus élevés, et garnis de petites

touffes de poils. On prend souvent cette espèce sous des cadavres d'animaux.

M. Waterhouse a fait connaître la larve et la nymphe d'une autre espèce de notre pa3's [Trox arenarius). La larve est blanchâtre, avec la tête d'un brun obscur.

Les Acanthocères [Acanthocerus] sont de petits insectes d'Amérique; quelques-uns cependant ont été recueillis à Madagascar et dans quelques autres parties de l'Afrique. Au rapport des voyageurs, ils fréquentent les fleurs : on les trouve aussi dans les bois pourris.

Le groupe des JEgialites est fondé essentiellement sur le genre vîlgialia, dont nous ne connaissons encore que deux espèces. Le type est VjE. globuleuse {,£. ylobosa)^ pe-. tit insecte long de deux lignes, d'un brun marron foncé, avec les élytres striées, qui habite le nord de l'Europe: on assure qu'on le trouve dans les endroits sablonneux du nord de la France. On le rencontre aussi sur les bords de la mer-, ]\L Mac Leay en a induit qu'il vivait probablement avec les Psammodies sur des détritus marins.

La sixième famille des Scarabéiens , les Elchiuides, lenferme des insectes bien remarquables par les parties de leur bouche, et par le grand développement des jambes antérieures des mâles.

Deux genres seuls s'y rattachent; l'un, Euchire [Euchirus)^ comprend actuellement deux espèces des Indes orientales ou des Moluques, dont le type est le Scarabseus longimanus des auteurs ; l'autre (Propomacrus) , une seule espèce d'Orient, figurée dans l'ouvrage de Pallas '

LesCoPEiDEsforment une septième famille dans la tribu

' VàW Icon. iiiïect.

des Scarabéiens ; ces insectes vivent dans les matières cxcrémentitielles.

Ils peuvent être subdivisés en quatre groupes : les ApHODiiTEs : les Onitites, les Coprites et les Ateu-

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