CINQUIÈME TRIBU
LES ÉROTYLIENS.
Les Érotyliens, en général, sont des insectes lisses et brillants , dont les formes varient beaucoup , les uns étant presque finéaires, tandis que les autres sont presque complètement orbiculaires. Mais il est vrai dédire que la plupart sont assez convexes et de forme naviculaire.
Presque tous les Érotyliens vivent dans les champignons, où ils opèrent le dépôt de leurs œufs, où vivent leurs larves, où toutes leurs métamorphoses s'effectuent , où enfin demeurent souvent eux-mêmes les insectes parfaits. Cependant ceux-ci quittent fréquemment leur retraite, et on les trouve sur les feuilles, volant dans les bois pendant le jour, et se rassemblant souvent sur les troncs d'arbres abattus.
Les larves de ces coléoptères sont blanchâtres et presque cylindriques.
L'Amérique méridionale est principalement la patrie des Érotyliens. Ces insectes sont très-abondants dans tout le Brésil, la Bolivie, la Guyane, la Colombie, les Antilles et le Mexique. Ils sont peu nombreux aux États-Unis : les espèces européennes sont en petite quantité, et n'appartiennent à aucun des genres dont les espèces sont d'une grande taille. Enfin les Érotyliens paraissent exister en très-faible partie en Afrique, en Asie, et à la Nouvelle- Hollande.
Le nombre des articles des tarses variant de trois a cinq, et ce caractère étant facile à saisir, nous l'emploj^ons avec quelques autres caractères correspondants, pour distinguer nos familles et groupes de la tribu des Érotyliens.
TABLEAU DES DIVISIONS DE LA TRIBU DES ÉROTYLIENS. Fam. 1 . ExnOMVCHiDES, Tons les tarses de trois articles.
Genre I . lycoperdin\. Latr. Antennes assez longues, à peine élargies à l'extrémité. Les derniers articles ovalaires. Mandibules terminées en pointe simple. Cuisses renflées.
Gre. 2. ici'ipoQUE *. Dej. Les trois derniers articles des antennes
Gre. 3. ENUOMYQUE. Paijk.
Gie. 4. DAPSA. Latr.
Gre. 5. aploscelis *. Dej.
Gre. 6. SPHOERODERA.
* Blanch.
Gre. 7. eumorpue. Weber.
plus élargis que les autres. Mandibules bidentées à l'extrémité.
Antennes ayant leurs trois dernière articles très-longs, un peu élargis.
Mandibules bidentées à l'extrémité.
Corps ovalaire.
Antennes ayant leurstrois derniers articles allongés , grêles. Corps oblong Antennes ayant leurs trois derniers articles fortement élargis. Mandibules fortement bidentées. Corselet anguleux, rebordé latéralement.
Antennes ayant leurs trois derniers articles fortement élargis. Corselet étroit, globuleux.
Antennes a trois derniers articles très» dilatés et peu serrés. Mandibules à peine bifides à l'extrémité. Jambes ar-
Gre. 8. AMPHix. Cast. Antennes à trois derniers articles très-
dilatés et serrés. Jambes droites.
Elytres oibiculaires.
Fam. 2. érotylides. Tous les tarses de quatre ou de cinq
articles.
Groupe 1. ÉROTYLITES. Tarses de quatre articles, dontlestrois premiers dilatés. Dernier article des pali)es maxillaires sécuriforme, trèslarge.
Gre. 1 . 0M0E0TÈLE. //o/>e. Antennes grêles, ayant presque la moitié de la longueur du corps, avec les trois derniers articles formant une massue allongée. Corps elliptique.
Gre. 2. BACrs. Hope. Antennes très-grêles , un peu plus
longues que le corselet, terminées insensiblement par une massue formée [lar les derniers articles. Corps ovale. Gre. 3.scAPninoMORpnE./fo/5(?. Antennes grêles, un peu plus longues
Gre. 4. ÉROTYLE. Fab.
Gre. 5. BRACHYSPHOENE.
Lacord .
Gre. 6. MYCOTRÈTE. Lacord.
Gre. 7. .egithe. faôr.
Gre. 8. coccimorphe. Hope.
Gre. 9.TH0NIE. Lacord.
Gre. 10. iscniRE. Lacord.
Gre. 1 1 . AUL\cocHEiLE. Lacord.
Gre. 12. LYBAS. Lacord.
Gre. 13. TRiTOMA./teôr.
Gre. 14. tripla.v. Payk.
Gre. ir>. amblyope. Lacord.
que le corselet, ayant une massue allongée, de quatre articles.
Antennes assez fortes, plus longues que le corselet , les 4 derniers articles formant une massue allongée. Pattes longues.
Antennes généralement assez fortes, et à peine de la longueur du corselet, et à massue allongée. Pattes assez courtes. Corps ovale.
Antennes terminées par une forte massue formée par les 3 ou 4 derniers articles. Corps ovale.
Antennes un peu plus longues que le corselet. Corps hémisphérique ou presque hémisphérique.
Antennes courtes , avec les trois derniers articles en massue. Corps suborbiculaire.
Antennes grêles, plus longues que le corselet. Corps oblong. Pattes longues et grêles. Prothorax très-échancré en avant.
Antennes à massue petite. Dernier article des palpes maxillaires, dilaté en segment de cercle.
Antennes courtes à massue très-large.
Corps ovale.
Antennes courtes à massue serrée, ovalajre. Corps court, très-convexe.
Antennes courtes à massue ovale , à articles serrés. Corps ovale, très-convexe.
Antennes à derniers articles formant une massue plus ou moins serrée.
Corps oblong.
Antennes ayant le 3' article aussi
long que les deux suivants réunis , et les trois derniers formant une massue ovale et serrée. Corps oblong.
Gre. 16. PSÉLAPiiACus. Perch. Antennes ayant leur 3'^ article aussi long que les deux suivants réunis. La massue formée brusquement par les trois derniers articles.
Gre. 17. f.ncaijstes. Xacord.Lobe interne des mâcboires fortement denté. Antennes à massue brusque de trois articles.
Groupe 1. ENGl DITES. Tarses de cinq articles non dilates. Dernier article des palpes peu ou point dilaté.
Gre. t. DApNE. Latr. Dernier article des palpes maxillaires
sécuriforme. Antennes à massue large.
Gre. 2. TRiPLATOMA. fFes^w.Dernier article des palpes maxillaires ovale. Lobe interne des mâchoires inerme.
Gre. 3. EisGis. Payk. Antennes courtes, ayant une massue
comprimée de trois articles. Palpes maxillaires filiformes, à dernier article obtus.
Gre. 4. CRYrTOPHAGE./^erôs^. Antennes moniliformes, avec une massue allongée formée par les trois derniers articles.
Gre.5. ANTUÉROPHAGE. A'«ocA. Antennes très-épaisses, leurs articles s'élargissant vers le sommet, et formant insensiblement la massue.
Gre. 6. THORicTE. Germ. Antennes courtes, de neuf articles à massue globuleuse. Palpes petits et filiformes.
Fam. 3^ IPSIDES. Tarses le plus souvent de quatre arti-
cles, peu ou point dilatés. Palpes filiformes. Corps déprimé.
Groupe 1. IPSITES. Antennes ayant leurs deux ou trois
derniers ai ticles en massue.
Gre. l.LANCURiA. Lad: Antennes à massue large oblongue,
Gre. 2. PROSTOMis. Latr.
Gre. 3. TROGOssiTA. Fabr.
Gre. 4. ips. Fabr- Gre. 5.HEL0TA. Fabr.
Gre. 6. BiTOMA. Herbst.
Gre. 7. LANGELANDIA. ylZ(t^
Gre. 8. némosoma. Desm.
Gre. 9. coLYDiE. Fabr.
Groupe 2. MONOTOMITES.
Gre. 1 . ANOMMATE Wesni.
Gre. 2. CERYLON. Latr.
Gre. 3. SYNCHiTA. Helw.
Gre. 4. rhizophage. Herbst
de trois articles. Corps très-long atténué postérieurement.
Antennes à articles un peu grenus, avec les trois derniers grands. Mandibules plus longues que la tète.
Antennes un peu grenues, avec les trois derniers articles grands, un peu en dents de scie. Mandibules courtes.
Antennes à massue ovalaire de trois ai ticles. Corps large, aplati. Tarses de cinq articles.
Antennes à massue épaisse et comprimée, de trois articles. Corps oblong , déprimé. Tarses de cinq articles.
Corps allongé. Massue des antennes de deux articles.
. Corps allongé, très-déprimé. Massue des antennes de deux articles. Yeux nuls.
Anteanes ayant leur T article aussi court que les suivants ; la massue allongée de trois articles. Corps linéaire. Antennes ayant leur T article aussi long que le premier, la massue perfoliée de 3 articles. Corps linéaire.
Antemies ayant leur 10° article en bouton.
Yeux nuls ou oblitérés. Antennes de dix articles, à massue globuleuse d'un seul article.
Tête avancée eu triangle. Tarses de quatre articles.
Tête nullement avancée. Tarses de 4 articles.
Tête avancée en triangle Tarses de cinq articles.
316 HISTOIBE
Gie. 3- MONOTOME. Herbst. Anteime%à dixième article en bouton. Tète aussi large que le corselet, et séparée par un étranglement.
Nous admettons trois familles distinctes dans la tribu desÉrotyliens : ce sont les EiNdomychides, les Ékotvlides et les Ipsides. La première est composée d'insectes dont les tarses n'offrent que trois articles distincts. Elle comprend quelques genres, dont presque toutes les espèces sont exotiques, et dont nous ignorons à peu près complètement toutes les habitudes. Cependant nous possédons dans notre pays deux représentants de la famille des Endomychides. L'un d'eux appartient au genre Lycoperdine [Ltjcoperdina Bovistce Fabr. ). C'est un petit coléoptère ayant deux lignes de longueur, entièrement d'un brun noirâtre, luisant et lisse, avec les antennes et les pattes rougeâtres , que l'on trouve parfois en grand nombre dans les champignons connus vulgairement sous le nom de Yesse-hup {Ltjcoperdon Bovista). Les premiers états de cet insecte ne sont pas encore connus.
VEndomyche\ernrMou{EndomychuscoccineusFabr.)^ joli coléoptère long de trois lignes, d'un beau rouge vermillon très-vif et très- brillant, ayant sur la tète une ligne médiane, sur le corselet deux grandes taches, la poitrine et les pattes noires, est le type du genre.
On trouve l'Endomyche vermillon dans la plus grande partie de l'Europe : il est généralement peu commun. Cependant quand on découvre quelques bolets habités par cet insecte, on en prend toujours une assez grande quantité.
Les entomologistes anglais ont décrit et figuré la larve de cet Endomyche. D'après M. Westv/ood, elle est aplatie et large comme les larves des Silphes; tous les anneaux du corps sont réfléchis et prolongés en forme de dents
de chaque côté. Les aiîtenoes sont courtes et filiformes.
Les Epipoques [Epipocus] ^ qui ressemblent beaucoup aux Lycoperdines, sont américains, ainsi que la plupart des Amphix. Les Aploscelis proviennent de Madagascar. On trouve en Autriche et dans la Rusfsie méridionale le genre Dapsa [Dapsa trimaculata).
LesEumorphes [Eumorphus] sont les plus grands Endomychides connus. Us habitent tous les Indes orientales, et sont remarquables par leurs élytres, qui présentent chez la plupart des espèces un rebord plan.
Les Eumorphes, comme les Sphœrodères, sont en général de couleur obscure avec des taches jaunes.
La seconde famille des Érotyliens paraît se diviser assez naturellement en deux groupes.
Le premier est celui des Érotylites, le plus étendu des deux. Il ne renferme presque que des espèces des régions chaudes de l'Amérique. Dans ces derniers temps on a augmenté considérablement le nombre des genres de ce groupe , principalement dans la Monographie publiée récemment par M. Lacordaire • ,
Mais il en est beaucoup parmi eux dont les caractères ont une valeur extrêmement secondaire, et que l'on doit ranger dans la catégorie des sous-genres ou seulement des divisions de genres; même parmi ceux qui figurent sur notre tableau.
Les Omœotèles [Omœotelus] sont très-reconnaissables à la forme elliptique ou naviculaire du corps. On en connaît peu d'espèces , trouvées dans les régions intertropicales de l'Amérique. Les Bacisne diffèrent que très-peu des précédents. Les Scaphidomorphes constituent un genre
« roij. Lacordaire , Monographie des Érotyliens ; Paris, 1842.
assez naturel, renfermant une certaine quantité d'espèces sur lesquelles il n'y a aucune particularité à signaler.
Le genre Erotyle renferme les plus grandes et les plus belles espèces du groupe; elles sont toujours convexes, quelquefois elles sont tout à fait gibbeuses. De ce nombre est le type du genre, qui est en même temps le type du groupe [E. histrio Lin.) (pi. 8, fig. 10), insecte long de dix à douze lignes, d'un noir brillant, de forme naviculaire, avec les élylres très- gibbeuses au delà de leur milieu, mélangées de points et de bandes assez irrégulières , noires et jaunes; chaque élytre ayant en outre deux taches rougeâtres, l'une sur l'épaule, l'autre à l'extrémité.
Cet Érotyle est l'un des plus communs au Brésil. M. Lacordaire nous dit l'avoir trouvé constamment immobile sur des bolets, ou sur des troncs d'arbres abattus et à demi décomposés.
Nous n'avons rien de bien particulier à mentionner sur les divers autres genres du groupe. Celui des Brachysphœnes [Brachysjjhœnus], l'un des plus nombreux, a été divisé par M. Lacordaire eu plusieurs sous-genres. Parmi les Mycotrètes on trouve les Érotylites de la plus petite taille.
Les -^githes se font remarquer entre tous par leur corps sub-hémisphérique ou même complètement hémisphérique, et les Coccimorphes par leur forme orbiculaire.
Les Aulacochéiles [Aulacochilus) sont propres à l'ancien continent. Toutes les espèces décrites actuellement habitent les Indes orientales et l'Afrique australe. Au contraire, de môme que les ïhonies et les Ischires, tous les Lybas sont Américains, et se font remarquer par leur forme courte, trapue, presque pilluliforme.
Les Tritomes sont assez semblables quant à la forme ,
DKS INSECTES 319
mais leur taille est généralement beaucoup moindre. Une seule espèce est Européenne.
Les Triplax sont de petits coléoptères de forme oblongue, qu'on trouve sous les bolets, les troncs d'arbres cariés, aussi bien que sous les écorces. On en connaît une douzaine d'espèces européennes; les autres sont répandues dans diverses parties du monde.
On considère comme le type du genre:le Triplax russique [T. russica Fabr.), long de deux à trois lignes, rougeâtre, avec les antennes, la poitrine et les élytres noires ; ces dernières ayant des stries ponctuées, avec les intervalles très-finement ponctuées. Les Amblyopes, très-voisins des précédents, sont d'Afrique et des Indes orientales. Les Pselaphacus sont des Érotylides d'assez grande taille, tous d'Amérique.
Les Encaustes habitent les régions intertropicales de l'Asie et de l'Afrique.
Le second groupe de la famille des Érotylides, celui des Engidites, est composé d'espèces dont tous les tarses ont cinq articles bien distincts. Quelques genres seulement s'y rattachent. Ce sont les Dacnées proprement dites, qui habitent surtout l'Amérique ; mais on en connaît déjà deux espèces africaines, l'une du Sénégal, l'autre de Madagascar.
Les Triplatoraa sont tous des régions intertropicales de l'ancien continent.
Le genre Engis renferme deux espèces européennes; la plus commune est l'Engis humerai [Engis humeralis Fabr.), long d'une ligne, d'un noir brillant et ponctué, avec la tête, les antennes, le corselet, les pattes, et un point humerai sur chaque élytre, d'un rouge ferrugineux.
M. Westwood nous a fait connaître la larve de la se-
conde espèce [Engis rufifronsFahr.) : elle est assez étroite, cylindrique, avec les pattes tréS'COurtes , le corps terminé par deux pointes, et passablement hérissé de poils roides.
Ces Engis vivent dans les champignons, et surtout dans les bolets.
LesCryptophages, beaucoup plus nombreux en espèces que les précédents, ont des mœurs analogues ; on en a trouve plusieurs avec leurs larves dans les vesses-loups, notamment le type du genre [C. cellaris Fabr).
A leur état parfait on les trouve quelquefois sur les plantes, comme les Anthérophages, qui en diffèrent peu. Il existe chez ces derniers un sexe dont les tarses sont hétéroméres.
M. Germar a formé le genre Thoricte sur une seule espèce de Nubie.
Les Ipsides constituent une troisième Famille parmi les Érotyliens. Ils ont de grandes affinités avec les précédents, mais d'autre part on ne peut se refuser à reconnaître encore des caractères qui les rapprochent des Nitidules. Quoi qu'il en soit, nous croyons cependant que les affinités des Ipsides avec les Engidides sont plus manifestes.
Les IpsiTES forment un premier groupe.
Les Ips constituent le genre principal : ce sont de petits insectes assez aplatis, lisses et brillants, que l'on rencontre sous les écorces d'arbres , dans les bois cariés, etc. Nous ne connaissons pas leurs larves.
Le genre Trogossite a pour type une espèce très-commune en Europe. (7". mauritanica Lin.) (pi. 8, fig. l4 et 1.5.) Sa larve (pi. 8, fig. 16) est très-nuisible aux grains.
Le genre Prostomis se trouve dans le nord de l'Europe (P. mandibularis Fab.).
Les Languries sont exotiques, la plupart américaines.
On a décrit depuis longtemps une espèce très- belle du genre Helota ; elle provient de Java, et paraît fort rare. Il en existe au Muséum d'histoire naturelle une seconde espèce de la même localité. M. Hope en a fait connaître récemment deux autres des Indes orientales ' ,
Les Bitomes et les Colydies ( Colydiuni ] se tiennent toujours aussi sous les écorces d'arbres. L'une des espèces de ce dernier genre, la plus commune dans notre pays, est le Colydie sillonné [Colydium sulcatiom Fabr.), long de quatre lignes, entièrement d'un rouge ferrugineux, avec quatre sillons longitudinaux sur le corselet, et les élytres striées et ponctuées.
D'après une observation faite par M. Audouin et déjà consignée par M. Westwood, la larve de ce Colydie vil sous les écorces d'ormes; elle est assez longue, légèrement déprimée, et terminée par deux fortes pointes. La nymphe, d'après M. Ratzeburg, est très-allongée, et terminée aussi par deux pointes obtuses.
On a découvert récemment dans Paris, sous des bols en partie décomposés, le genre Langelandia {L. anophthalma Aube.)
Le type du genre Némosome [N. elongatum] est rare en Europe. Il habite sous les écorces d'ormes : sa larve, que nous a fait connaître M. Westwood, est allongée, un peu déprimée, terminée par des épines, et hérissée de quelques poils roides. Elle s'agite et se contracte en tous sens lorsqu'on la touche , et marche en remuant constamment la tête de haut en bas et de droite à gauche.
Le genre Calyptobium de Villa nous paraît encore appartenir au même" groupe.
' Hope Coleoplerist's Manual; Londres, 1840.
Enfin le second groupe des Ipsides est celui des MoNOTOMiTES, petits insectes ordinaireinentcylindriqtles^ ayant le dernier article de leurs antennes eu bouton. Ces coléoptères vivent sous les écorces et dans les vieux bois plus ou moins pourris. Leurs larves vivent dans les mêmes endroits ; elles sont assez allongées , molles , et hérissées de poils plus ou moins nombreux.
On place dans ce groupe le genre Anommate, bien remarquable par l'absence d'yeux, au moins en apparence.
Les Cérylons sont de très-petits insectes fort étroits, lisses et brillants, dont on rencontre plusieurs espèces en Europe.
Les Synchites et les Rhizophages habitent les mêmes lieux ; ces derniers ont cinq articles à tous les tarses.
Les Monotomes sont de très-petite taille , de couleur de bois, rugueux et légèrement velus. On les rencontre sous les écorces et dans les fumiers ; ils vivent de détritus de végétaux , préférant toutefois , dit M. Aube , ceux qui contiennent des matières animalisées.
Deux espèces [31. cojiicoUis et angusticollis) vivent en société avec les grandes fourmis.