‹ Histoire des insectes, traitant de leurs moeurs et de leurs métamorphoses en général et comprenant une nouvelle classification fondée sur leurs rapports naturels (volume 2)Chapitre 26 sur 114 · DE LA TRIBU DES BLATTIENS · texte numérisé non relu

DE LA TRIBU DES BLATTIENS

1er Groupe, BLATTITES. Élytres planes, coriaces, ayant une strie arquée autour de l’écusson.

Genre 1. BLABÈRE. Se@rv. Corselet très-grand, couvrant entièrement la tête. Tarses ayant leurs deuxièmé, troisième et quatrième articles égaux entre eux ; le dernier sans pelote entre les crochets.

Gre. 2. PANCHrORA. Bwin. Corselet laissant le front à découvert. Cuisses muliques. Quatrième article des tarses plus petit queles précédents,

Gre, 3. BLATTA. Lin. Corselet laissant le front à découvert. Cuisses épineuses. Antennes sétacées.

Abdomen des mâles sans filets articulés.

Gre. 4. PsEUDOmOrs. Serv. Corselet laissant le front À découvert. Cuisses épineuses. Antennes poilues, très-renflées au milieu.

Gre. 5. KAKERLAG. Latr. Corselet laissant le front à découvert.

Pariplaneta, Burm.) Cuisses épineuses. Antennes au moins aussi longues que le corps. Abdomen des mâles muni de filets articulés.

Gre, 6. panATROrE, Serv. Corselet laissant le front à découvert, Cuisses épineuses. Antennes s’épaissis= sant de la base au milieu, devenant ensuite très-grèles et sélacées, Abdomen muni de filets très-courts:

Gre, 7. &nAcuycoLa. Serv. Corselet laissant le front très à découvert, ayant son bord postérieur épaissi. Antennes courtes, épaisses, un peu moniliformes. Cuisses sans épines, Tarses offrant une pelote entre leurs crochets.

Gre. 8. PanegrmA. Serv, Corselet laissant le front très-à-découvert, ayant son bord échancré et le bord postérieur épaissi. Antennes moitié moins longues que le corps et épaisses. Cuisses sans épines. Tarses sans pelote entre les crochets.

Gre. 9. rouyzosrÉéRIA. Burm. Ailes nulles dans les deux sexes. Antennes plus courtes que le corps.

Gre. 10. poLyrnAGa. Brullé. Ailes nulles dans les femelles. Corse-

(Heterogamia, Burm } letanguleux antérieurement, Antennes plus courtes que le corps. Cuisses sans épines.

Gpe 3. PHORASPITES. Ailes convexes, assez cornées, n’ayant pas de strie arquée autour de l’écusson.

Genre 1. convprA. Serv, Antennes épaisses. Cuisses mutiques. Corps orbiculaire.

Gre, 2. pnorasris. Serv. Antennes minces. Cuisses épineuses. Corps ovale.

Notre premier groupe, les BLATrITES, renferme toutes ces espèces si nuisibles et si essentiellement omnivores. Le genre Blabère (Blabera) se compose d’un petit nombre d'espèces propres aux contrées les plus chaudes du globe. On les reconnaît aisément à leur corselet, formant

un large bouclier, sous lequel la tête est complétement cachée.

Le type du genre est la Blabère géante (Blabera giganté, Lin. ), l’une des plus grandes espèces de la tr ibu que l'on rencontre dans l'Amérique méridionale, au Brésil et à la Guyane.

Les Panchlores sont répandus en Amérique, en Asie en Afrique. Le Panchlore de Madère ( Panchlora Mader® , Lin.), assez commun dans les diverses parties du monde, est le type du genre : on le reconnaît aisément à ses élytres, couvertes de petitesstries transversales noir âtres, sur un fond clair.

. On rattache au genre Blatte robot dit les petites

espèces européennes. La Blatte germanique ( Blatta germanica), observée par M. Hummel, est du nombre : sa - couleur jaunâtre en dessus , avec deux lignes noires longitudinales sur le corselet, la distingue de ses congé-. nères.

La Blatte lapone ( Blatta laponica, Lin. ) est aussi trèsrépandue dans toute l'Europe.

Elle est, comme la précédente, longue de cinq à six lignes, d’une couleur pâle en dessus, avec une large tache médiane noire sur le corselet et quelques petits points de cette couleur sur les élytres.

ne cette espèce est très-nuisible dans le Nord , et Île se trouve en abondance dans les huttes des Lapons, où elle dévore le poisson que les pauvres pécheurs fontsécher pour leur nourriture.

Les Pseudomops (Thyrsocera, Burm.) sont aussi de petite taille, mais tous exotiques , la plupart américains ; leurs antennes renflées leur donnent un aspect étrange.

Les Kakerlaes sont Tes pis nuisibles des Blattiens,

surtout deux espèces de ce genre. L'une, le Kakerlac oriental (Kalkerlae orientalis, Lin.), esttrès-commune souvent dans les cuisines, les boulangeries, etc. ; c'est un insecte long de vingt-cinq millimètres, entièrement d'un brun foncé , avec des pattes et des ailes plus claires, ces dernières plus courtes que l'abdomen, surtout chez les femelles.

L'autre est le Kakerlac américain (Kakerlac americana, Lin.), qui est d’une taille un peu plus considérable, avec les ailes plus longues ; celle-ci est très-nuisible à bord des navires et dans toutes les colonies. (PI. 13, fig. 3.)

On à décrit une seule espèce du genre Paratrope du haut Brésil. Cet insecte est remarquable par sa forme générale, qui est entièrement celle d’un Lycus.

Les Brachycoles et les Panesthies sont tous exotiques ” eb peu nombreux en espèces.

Il en est de même des Polyzostéries, dont toutes les & espèces sont aptères.

Chez les Polyphagas les mâles seuls sont ailés, Le type est le Polyphaga d'Égypte (Po yphaga egyptiaca, Lin.), noirâtre, avec le corselet bordé de jaune pâle, des élytres très-ridées , ayant des stries transversales, et leur bord interne blanchâtre. On trouve ce Blattite dans l'Europe méridionale , la Barbarie, l'Égypte, les Indes orientales.

Les Biattiens, qui constituent notre deuxième groupe: les PHORASPITES, Ont un genre. de vie bien différent des précédents. Ceux-ci sont d’ailleurs fort peu nombreux , mais ils ne sont aucunement nuisibles : ils se trouvent sur les végétaux, comme certains coléoptères.

Leur forme est un peu convexe et montre qu'ils ne doivent pas vivre cachés dans des fissures comme les Blattes. En outre, les couleurs vives"dont ils sont revêtus annoncent qu'ils fréquentent la lumière.

di DES INSECTES, 221

lement se rattachent à ce groupe.

L'un, celui de Corydia, a pour type une espèce des Indes orientales (Corydia petiverianæ , Lin.) ; l'autre, celui de Phoraspis, comprend actuellement une quinzaine d'espèces américaines et quelques-unes indiennes. .

On trouve ces Blattiens blottis entre les feuilles, qui forment les spathes desmais, des cannes àsucre et des graminées ; mais aussitôt qu’on agite ces végétaux, ils se Jaissent choir ou s’envolent brusquement pour aller se réfugier dans une autre gerbe. \

C'est au moins ce qui a été observé pour les espèces du Brésil et dela Guyane (1).

TROISIÈME TRIBU

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