‹ Histoire des insectes, traitant de leurs moeurs et de leurs métamorphoses en général et comprenant une nouvelle classification fondée sur leurs rapports naturelsChapitre 56 sur 58 · HI · texte numérisé non relu

HI

STOIRE,

ses à articles cordiformes et à crochets dentelés. Corselet prolongéen arrière.

Gre.12.RHomnoperA. Reiche.Palpes à dernier article pointu. Tar-

Gre. 13. sivciis. Ramb.

Gre. 14. COPTODÈRE. Dej.

Gre. 15. TÉTRAGONODÈRE, Dej.

Gre. 16. CORSYRE. Dej.

Gre. 17. cymiNbis. Latr.

L2 Gre. 18. CALLEIDA. Dej.

Gre. 19. DEMETRIAS. Bon.

Gre. 20. DROMIE. Bon.

Gpe. 18. MORMOLYCITES.

Gre. 1. MORMOLYCE. Hagenb.

Gpe. 19. DRYPTITES.

ses à articles cylindriques, leurs crochets ayant une seule dent à la base.

Tête séparée du thorax.

Palpes maxillaires à dernier article cylindrique ; le même des labiaux sécuriforme. Tarses à quatrième article bilobé et à crochets dentelés.

Palpes labiaux cylindriques. Tarses à quatrième article à peine échancré, à crochets dentelés. Corselet sans prolongement.

Palpes à dernier article cylindrique.

Tarses antérieurs garnis en dessous de petites lamelles.

Palpes à dernier article cylindrique, Tarses à crochets sans dentelures.

Palpes à dernier article triangulaire dans les mâles, Tarses simples, à crochets garnis d’épines en dessous.

Palpes labiaux à dernier article triangulaire. Tarses à quatrième article bilobé.

Palpes à dernier article cylindrique.

Tarses à quatrième article bilobé.

Palpes à dernier article cylindrique.

Tarses simples, avec les crochets un peu dentelés en dessous.

Corselet extrêmement allongé, linéaire. Élytres tronquées à l'extrémité, offrant latéralement une grande expansion membraneuse,

Antennes à premier article plus long que les deux suivants. Tarses très-

DES

Gre. {. DIAPHORE. Dej

Gre, 2. rouisricnus. Bonel.

Gre. 3, zupnre. Lalr.

Gre. 4. EUNOSTE. Cast. et Cory

Gre. 5. TRICHOGNATHE. Latr.

Gre. 6. GALERITA. Fabr.

larges. Élytres tronqués à l’extrémité.

Antennes grossissant un peu vers le bout. Palpes à dernier article cylindrique.

Antennes à premier article médiocrement allongé, les derniers allant en grossissant jusqu’à l'extrémité.

Antennes assez longues, premier articledroit. Palpes à dernier article ovalaire.

.Antennes courtes à premier article épais. Corselet cordiforme très-court.

Antennes assez longues à premier article très-renflé vers le bout et arqué.

Màchoires ayant un tubercule à leur base.

Antennes longues à premier article renflé au bout. Palpes à dernier arti-

cle triangulaire.

Gre. 7. CORDISTES. Latr.

Gre. 8. payera. Fabr.

Gpe. 20. ODACANTHITES.

Gre. 1. AGRA. Fabr.

Gre. 2. srEeNIDIA. Br'ul.

Gre. 3. OTENODAGTYLA. De).

Antennes assez longues. Palpes à dernier article ovalaire. Tarses à articles très-larges.

Antennes courtes, grêles. Palpes à dernier article triangulaire. Corselet cylindrique, très-étroit.

Antennes à premier article court. Corselet presque cylindrique. Élytres tronquées.

Palpes Jabiaux à dernier article triangulaire. Tarses triangulaires, le pénultième article bilobé.

Palpes labiaux à dernier article ovalaire. Tarses à pénultième article entier. *

Palpes labiaux à dernier article ovaz laire. Tarses à crochets dentelés en dessous.

Gre. 4. veprorrAcHèLe. Latr.Palpes labiaux à dernier article ovalaire. Tarses à pénultième article bilobé, Élytres sans échancrure.

Gre. 5. opAcAnraA. Fabr. Palpes labiaux à dernier article ovalaire. Tarses presque cylindriques.

Maudibules courtes.

Gre. 6. rricmis. Klug. Palpes labiaux à dernier article ovalaire. Tarses à articles triangulaires.

Mandibules courtes.

Gre. 7. srenocnEILA. Gast. Palpes labiaux à dernier article ovalaire. Mandibules longues et étroites.

Mächoires dentelées.

Gre. 8. LASIOCERA. Deéj. Palpes labiaux à dernier article ovalaire. Antennes garnies de bouquets de poils. Tarses cylindriques.

Gre. 9. casNonIA. Latr. Palpes labiaux à dernier article ovalaire. Tête amincie en arrière. Tarses

grèles.

Gpe. 21. TRIGONODACTY- Élytres tronquées. Antennes à pre- LITES. mier article très-court. Corselet presque carré. Mächoires munies d’un onglet.

Gre. 1. TRIGONODACTYLE. Dej.Tarses élargis et triangulaires. Gre. 2. misceLus. Klug. Tarses cylindriques.

(Leptodactyla Br.)

Fam. 2. CICINDÉLIDES. Mächoires ordinairement munies d’un onglet articulé, Palpes labiaux souvent plus gros que les maxillaires.

Groupe 1. CTÉNOSTOMITES. Lobe interne des mâchoires sans onglet. Palpes très-longs, pendants ; les trois premiers articles des tarses dilatés chezles mâles. Corps étroit. Tarses à quatrièmearticle prolongé en dedans chez-les mâles.

Genre 1. orenosromA. K/ug.Une petite dent dans l’échancrure du menton, Élytres très-rétrécies à la base, renflées à l'extrémité.

Gre. 2. Prrocéenaue. Cast. Une petite dent dans l'échancrure du

menton. Élytres parallèles, cylindri-

ques.

Gre. 3. poconosromA. Klug.Point de dent dans léchancrure du

(Psilocera Brul.) Gpe. 2. COLLYRITES.

Gre. 1. cozLyris. Fabr.

Gre.2. TRICONDYLA. La@lr.

Gre. 3. TRERATES. Lalr.

Gpe. 3. CICINDÉLITES.

Gre. {. cIGINDELA. Lin.

Gre. 2. CALLIDEMA. Guer.

Gre. 3. pRomICA. Dej.

menton.

Palpes courts et épais. Corps étroit.

Labre très-grand, voûté, cachant en tièrement les mandibules. Tarses à quatrième article prolongé en dedans chez les mâles.

Palpes internes bi-articulés. Antennes épaissies vers l'extrémité.

Palpes internes bi-articulés. Antennes sétacées.

Palpes internes uni-articulés, spiniformes.

œête ordinairement médiocre, quelquefois assez grosse. Yeux en général assez grands. Ordinairement des ailes sous les élytres. Tarses à quatrième article simple ou bilobé.

Labre peu avancé et denté. Corps ailé. Dent du menton assez courte.

Labre avancé, triangulaire, tridenté dans les mâles. Corps ailé. Antennes à peine aussi longues que la tête et le corselet, avec les derniers articles un peu plus épais que les autres.

Labre avancé. Corps dépourvu d'ailes sous les élytres. Antennes sétacées.

Gre. 4.myrmecorTERA. Schaum.Labre avancé. Corps dépourvu d'ailes

sous les élytres. Antennes fortement dilatées et comprimées à partir du cinquième article.

Gre.5. misrisipena. Westw. Labre très-grand, cachant les mandi-

bules, échancré, avec une petite dent dans l'échancrure. Menton sans dent.

370 HISTOIRE Gre. 6. EUPROSOPE, Lalr. Labre peu avancé, Dernier article des palpes labiaux plus court que le pénultième. Dent du menton très-longne.

Gre. 7. IRESIA. Dej. Labre peu avancé. Dernier article des palpes labiaux plus long que le pénultième.

Gre. 8. MEGAGEPHALA. Latr. Labre court. Yeux grands, oblongs. Mandibules très-larges, arquées , dentées.

Gre. 9. oXYCHEILA. Dej. Labre triangulaireavancé, cachant entièrement les mandibules. Yeux pelits, arrondis.

(pe. 4. MANTICORITES. Tête grosse. Jamais d'ailes sous les élytres, Yeux petits.

Gre. 1. omus, £schsch. Tarses antérieurs dilatés dans les màles. Prothorax sans angles. Labre sime plement sinué.

Gre, 2. AMBLYCHEILA. Say. Tarses antérieurs dilatés dans les mâles. Prothorax sans angles. Labredenté.

Gre 3.PLATYCHILE, M.-Leay.Tarsesavtérieurs dilatés dans les mâles. Prothorax ayant ses angles saillants.

Gre. 4. MANTICORA. Fabr. Tarses antérieurs simples dans les deux sexes. Prothorax un peu cordiforme, bilobé en arrière.

Les Carabiens se divisent naturellement en deux famil- . les; ce sont les GarABipes etles CrcrNDÉLIDES.

Les premiers, qui sont de beaucoup les plus nombreux, peuvent former une longue série de groupes.

. Nous commencerons par le groupe des Trécnires, auquel se rattachent un petit nombre de genres dont toutes les espèces sont de petite taille.

Le type du genre Æpe(Æpus fulvescens, Steph.), qui est long dedeux millimètres et entièrement d'un jauneochracé, se trouve sur les côtes de France et d'Angleterre. Le type

du genre Blemus (B. areolatus, Creutz) se trouve aussi sur les côtes de France. M. Audouin a observé dans l’île de Noirmoutier ses habitudes, qui sont très-curieuses ; cet insecte passe presque toute sa vie complétement recouvert par l’eau de la mer; et c'est seulement lors des plus basses marées qu'il se trouve à découvert. Le fait le plus surprenant, c'est que ce Blemus ne peut respirer que l'air atmosphérique. Il paraît probable, au reste, qu’il se loge dans des anfractuosités où des globules d’air se trouvent retenus; en outre, avec les poils de son corps il peut en retenir une certaine quantité autour de lui-même.

Les Chalybés et les Égas sont d’élégants petits Carabides propres à l'Amérique méridionale, ayant une forme élan cée, leur tête.et leur corselet étant plus étroits que le reste du corps. Les Lacnophores sont aussi tous Américains, mais le genre Trechus est propre à l’Europe, où l’on rencontre très-communément le Trechus rougeâtre (Trechus rubens) qui a à peine deux lignes de longueur et qui est d’un brun rougeâtre avee les élytres finement striécs. On le trouve sous les pierres et sous les mousses dans les endroits humides.

Les Ooptères sont de petits insectes de la Nouvelle-Zélande dont la forme rappelle celle de quelques Féronites.

Les BemBrpioniTes vivent constamment au bord des eaux, principalement sur les rivages des eaux dormantes; ils courent avecla plus grande agilité sur la terre vaseuse, au milieu des plantes aquatiques qui y croissent ; ils se réfugient sous les pierres, sous les feuilles tombées, dans lescrevasses; enfin, on les rencontre pendant la plus grande partie de l’année, et certaines espèces sont fort communes.

Les Bembidionites vivent aux dépens d’autres petits insectes, et l'on pense aussi qu’ils mangent des parties d’a

nimaux morts. Ces insectes sont de la plus petite taille parmi les Carabiens ; la plupart sont indigènes à l’Europe.

Le genre Bembidion est le principal du groupe; il a été divisé en plusieurs sous-genres. “

Les Tachypes, par la forme rétrécie de leur corselet et leurs yeux proéminents, se lient au groupe suivant.

Les ÉLaraarres sont encore des habitants des rivages. On trouve ainsi les Élaphres , petits coléoptères dont l’aspect rappelle un peu celui des Cicindèles. Le plus commun est l'Élaphre des rivages (Elaphrus riparius, Lin.), long de trois lignes, d’un vertun peu bronzé, avec les élytrestrèsponctuées , offrant quatre séries de taches rouges violacées au milieu.

Les Bléthises, auxquelles nous réunissons les Pélophiles, vivent de la mêmemanière; on en connaît très-peu d’espèces. ( Blethisa mullipunctata,Fab.)

Les Notiophiles sont tous de petite taille, avec un corselet court et large, des yeux très-saillants, des élytres ponctuées et striées, le corps toujours parfaitement lisse et brillant ; ils se trouvent dans les lieux humides, sous les mousses, sous les écorces, sous les pierres, plus souvent au bord des mares-

Les Omophrons sont de petits Carabiens, de forme orbiculaire, dont l'aspect rappelle on ne peut davantage la forme de quelques Dyticiens; ils vivent sur les bords sablonneux des rivières, presque dans l’eau. Ce qu'il y à de remarquable, c’est que les espèces d'Omophrons; quoique très-peu nombreuses, sont dispersées dans des régions du globe très-éloignées. On en trouve une espèce dans notre pays sur les bords de la Seine, c’est l'Omophron bordé (Omophron limbatum, Fabr.), petit insecte long de

trois à quatre lignes , de couleur fauve, avec une tache sur Ja tête et le corselet, et trois bandes transversales sinueuses sur les élytres , de couleur verte. Get insecte se nourrit d'insectes vivant sur le rivage, ou de petites coquilles fluviatiles rejetées sur le rivage par le mouvement des eaux. Salarve, observée par Desmarest, est oblongue, trèsrétrécie postérieurement, avec la tête plus large que tout le reste du corps. Cette larve, quand on la touche, se redresse à la manière des Staphylins; elle vit comme l’insecte parfait, dans les mêmes localités.

On connaît encoreun Omophron d'Espagne, un du Sénégal, un du Cap, un de Madagascar, un d'Égypte, deux de l'Amérique du Nord, qui, bien qu'assez différents entre eux, se ressemblent beaucoup. Une espèce du- Bengale compose encore seule le genre Gyclosome.

Nous ne connaissons aussi qu'un seul Métrius provenant de la Californie.

Les Leistes sont d'assez petite dimension; on en trouve quelques espèces dans l'Europe tempérée; ils se tiennent sous les pierres ou sous les écorces , dans les endroits humides. Le type du genre est le L. spinibarbis, Fabr.

Les Nébries, remarquables par leur corps très-aplati, se trouvent surtout près du bord de la mer ou des rivières ; quelques espèces cependant vivent sur les hautes montagnes, dans des endroits souvent couverts de neige. Plusieurs caractères de faible importance, et la présence ou l'absence des ailes sous les élytres, ont servi à former des genres, que la plupart des entomologistes ont regardés comme de simples divisions génériques parmi les Nébries. La Nébrie à corselet court (Vebria brevicollis, L.) est commune dans la plus grande partie de l’Europe.

Les Caraurres forment le quatrième groupe : les plus A2

gros insectes de cette famille appartiennent à ce groupe! Les Calosomes sont de gros et beaux insectes; nous en trouvons quelques espèces en Europe ; mais le type du genre, l’un des plus magnifiques insectes européens, est le Calosome sycophante (Calosoma sycophanta, L.)ayant près d’un pouce de longueur, d’un bleu violacé foncé, ayant les antennes et les pattes noires, et les élytres d'un vert doré éclatant, avec des stries longitudinales, On rencontre cet insecte dans les bois, où ilse nourrit surtout de chenilles ; on assure que sa larve détruit un grand nombre de chenilles processionnaires. Cette espèce, observée pour la première fois par Réaumur, a depuis été de nouveau décrite et figurée; elle est assez longue, fortement déprimée, ayant tous ses anneaux écailleux, et le dernier terminé par des épines; sa couleur est d'un brun foncé, parfaitement lisse.

On ne connaît encore que trois ou quatre espèces de Callisthènes propres à la Russie méridionale et à l'Orient. Le genre Carabe proprement dit {Carabus) est composé d’assez gros insectes, ayant souvent de vives couleurs , et dont les élytres soudées entre elles ne peuvent être séparées, ces insectes n'ayant pas d'ailes sous leurs élytres. Les Carabes sont surtout abondants en Europe, principalement en Russie et en Sibérie : on n’en a découvert que quelques espèces dans le nord de l'Afrique et aux îles Canaries ; on en a rapporté aussi du Népaul. En Amérique, la côte du Chili seule, avec la terre de Magellan, en a fourni cinq ou six espèces, de forme élégante, et ornées des couleurs les plus éclatantes. 2 + On s'accorde à regarder comme le type du genre le Carabe doré (Carabus auratus, Lin.), insecte d’un beau vert doré avec trois côtes sur les élytres; les pattesetlesan-

tennes roussâtres : il est bien commun et bien connu dans notre pays, où on le désigne dans nos campagnes sous les noms de Jardinier et de Couturière.

On ne saurait, au reste, se plaindre de l'abondance d’un tel insecte; car il détruit nombre d'insectes nuisibles à l'agriculture.

Il s’en prend même à des hannetons ; c'est ce que nous avons observé nous-même plusieurs fois dans des circonstances analogues. Un Carabe doré, au milieu d’un chemin, tenait un hanneton, lui ouvrait le ventre avec ses mandibules et lui dévorait les intestins, tandis que le hanneton se remuait et quelquefois même marchait encore en subissant ce singulier supplice ; car le Carabe doré, loin de le làcher, le suivait sans arrêter sa manœuvre un seul moment.

Les larves des Carabes, comme celles des Calosomes, sont assez longues, aplaties, d’un brun foncé, luisant en dessus, avec le corps terminé par deux petites pointes ; leurs pattes sont assez longues : aussi leur course est très-rapide. Ces larves vivent comme les insectes parfaits. Nous devons à M. Heer la connaissance des larves de plusieurs Carabes. Nous avons rencontré fréquemment cils du Carabe doré; mais, comme nous n'avons pas réussi à en obtenir la nymphe, nous n'avons pas trouvé utile de publier uneobservation incomplète (1).

Les Procrustes et les Procères different très-peu des Carabes ; leur taille seulement est supérieure, surtout celle de ces derniers. Les Procrustes se trouvent surtout dans l’Europe méridionale et l'Asie Mineure ; une seule espèce

(1) Dans les Transact. of the entomol. society M. Waterhouse a formé sur un insecte provenant de Sainte-Hélène et très-voisin des Garahes, un genre Aplothoraæ.

(Procrustes coriaceus) est propre à l'Europe tempérée; les Procères habitent seulement l’Europe méridionaleorientale et l'Asie Mineure,.

Les Cycnriresforment un groupe voisin des Carabites, mais bien distinct, au premier coup d'œil, par leur tête longue, amincie plus ou moins en forme de museau. Les Cychres proprement dits sont tous Européens et paraissent rechercher les parties froides, les localités exposées au nord. Le Cychre à bec (Cychrus rostratus), long de six à sept lignes, d’un noir terne, avec les élytres finement ponctuées, offrant trois lignes longitudinales, est rare en France ; aux environs de Paris, mais très-commun en Suisse. Sa larve, décrite par M. Heer, est plus élargie que celle des Carabes, auxquels elle ressemble beaucoup, malgré sa tête plus petite.

Les Scaphinotes et les Sphærodères sont les représentants des Cychres dans l'Amérique du Nord.

Les Pavacærres comptent parmi les plus jolis Carabides. Les Panagées proprement dits sont répandus dans diverses parties du globe, mais c’est le seul genre du groupe que nous trouvions en Europe : le type est le Panagée grand-croix (Panageus crux-major, Lin.) qui est noir, velu, avec les bords des élytres et deux bandes transversales d’un rouge ferrugineux ; on trouve cet insecte au pied des arbres, souvent enfoncé dans la terre.

Les Copties et Dercyles (Dercylus), très-voisins des précédents, sont Américains, de même que les Philogées. .

Les Brachygnathes, les Pélécies et les Érypes sont de beaux insectes de l'Amérique méridionale; les premiers surtout offrent les couleurs les plus éclatantes.

Les Pambores habitent la Nouvelle-Hollande.

Le genre Tefflus renferme une seule espèce de grande

taille et de couleur noire, qui habite la côte occidentale d'Afrique. (Tefflus Megerlei, Fabr.)

Les CnLænires recherchent aussi très-particulièrement les endroits humides et les bords des eaux. :

La seule connue du genre Calliste (Callistus lunatus, Fab.) est assez rare en Europe, et on la rencontre sous les pierres, ou au pied des arbres, en petites sociétés de quelques individus.

Les Loricères sont très-reconnaissables à leurs antennes garnies de longs poils. La Loricère pilicorne (Loricera pilicornis, Fab.) vit dans nos environs, sur les bords des ruisseaux , dans les endroits très-ombragés.

Les Chlænies forment un genre très-nombreux en espèces; elles sont répandues presque partout le globe ; plusieurs d’entre elles sont européennes : on les trouve ordinairement en familles au bord des eaux, quelquefois courant sur lerivage, mais plus souvent sous les pierres. Le Chiænie velouté (CAlænius velutinus, Fab.), long de six à huit lignes, d’un vert assez vif, et pubescent, avec le bord des élytres jaune, ainsi que les pattes et les antennes , se trouve communément sur les bords de la Seine. Le Chlænie vêtu (Ch. vestitus), beaucoup plus petit que le précédent, est extrêmement commun, pendant toute la belle saison, sur les rivages des rivières, des mares et des étangs. Les Épomis et Dinodes, sous-genres des Chlænies, n’en diffèrent réellement que par l'élargissement du derhier article de leurs palpes.

On a seulement décrit deux espèces du genre Vertage (Vertaqus Buqueti, Dej., ete.)

Les Licintres n'offrent rien non plus de très-particulier dans leurs habitudes.

Les Oodes vivent dans les mêmes localités que les

378 HISTOLRE

Chlænies ; ils sont de couleur noire, quelquefois un peu métallique ; une seule espèce est indigène à notre pays. (Oodes helopioides, Fabr.)

Les Diplocheiles et Dicœles sont tous exotiques et surtout répandus dans la partie sud de l'Amérique du Nord.

La seule espèce d’Asporina connue est du Brésil.

Les Badisters sont de petits Carabides européens, parés de jolies couleurs, se tenant sous les pierres et sous les débris de végétaux, dans les endroits très-humides. Le Badister a deux marques (Badister bipustulatus) longues de deux lignes, d’un jaune rougeâtre, avec la tête, l’écusson, le dessous du corps noir, ainsi qu’une tache en fer à cheval à l'extrémité des élytres ; il est très-commun dans la plus grande partie de l'Europe.

Les Licines se reconnaissent facilement à leur corps large et extrêmement aplati ; tous sont de couleur noire , la plupart européens, habitant les terrains rocailleux et souvent élevés, où on les trouve sous les pierres. Le type est le Licinus cassideus , Fabr.

Les FÉnon1TEs forment le groupe le plus étendu de toute la famille des Carabides. Ces Coléoptères sont répandus dans toutes les parties du monde; les formes qu'ils présentent sontsi variées, etles caractères qui peuvent servir à grouper les espèces sont en même temps si peu tranchés et mêmesi peu constants, que les Féronites offrent les plus grandes difficultés pour les grouper génériquement d'une manière satisfaisante. La plupart de ces insectes vivent sous les pierres, dans les endroits rocailleux ; quelques-uns aussi vivent constamment au bord des eaux.

Nous comméncerons par ceux dont les trois premiers articles des tarses sont dilatés et de forme triangulaire.

Les Masorées sont de petits insectes qui, par leur as-

pect, ressemblent un peu aux Trechus : le type (M. laticollis) est rare aux environs de Paris.

Les Amaras constituentun des genres les plus nombreux; ils sont répandus particulièrement en Europe. Quelques entomologistes ont établi des divisions sans nombre dans cegenre ‘, basées sur des caractères impossibles à saisir nettement.

Le type des Amaras est l’A. trivial (4. érivialis, Lin.), long de six millimètres, d’un bronzé foncé avec les élytres striées et ponctuées , et les premiers articles des antennes ferrugineux : c’est l'espèce la plus commune dans notre pays. On assure que ces Carabiens font leur nourriture plutôt de substances végétales que d'insectes, parce qu’on les a rencontrés fréquemment sur des tiges de graminées. Il est cependant plus probable qu'ils recherchaient sur ces tiges de petits animaux, et que ce n’est qu’accidentellement qu'ils entament les tiges de végétaux.

Les Curtonotes, qui ont été détachés des Amaras, en diffèrent par leur forme moins naviculaire et plus convexe. Le type est l'A. fauve (4 fulva , De Geer), très-commu dans une grande partie de l'Europe.

Le genre Lophidie est etabli sur une espèce du Sénégal.

Les Antarcties sont les représentants des Amaras dans l'Amérique méridionale ; leurs espèces sont nombreuses.

Les Zabres, d'une taille supérieure aux précédents, sont européens pour la plupart. On les a regardés aussi comme herbivores ; mais rien n’est plus douteux. On les a même regardés comme ayant causé des pertes considérables en Allemagne , en mangeant les épis de blé. Le Zabre bossu

, Voy. Zimmermann, Monograph. Amaroidum.

(Z. gibbus, Lin.) est le type du genre. C’est un insecte très-commun en Europe, long de douze à quinze millimètres, d'un brun noirâtre, plus clair en dessous qu’en dessus, avecses élytres striées, ses palpes, ses antennes, ses tarses ferrugineux : sa larve est de forme oblongue, avec le dernier anneau terminé par deux pointes aiguës. Les entomologistes allemands assurent qu'elle vit pendant la nuit sur Les jeunes pousses de blé, auxquelles elle cause de grands dégâts, et que, pendant le jour, elles’enfonce dans la terre.

Le genre Cnemalobe (Odontoscelis, Waterhouse), dont nous ayons rejeté ladénomination de Cnemacanthe, à raison d’une fausse application, renferme quelques espèces du Chili ‘. Les Cardiophthalmes sont aussi Américains. On connaît peu d'espèces de Broscus; le type (B. cephalotes, Fab.), long de plus de vingt millimètres, d'un noir obseur avec les élytres très-faiblement striées, n’est pas rare en Europe.

Le genre Miscodera est fondé sur une petite espèce propre à la Suède (Y. aretica, Payk.), ayant l'apparence de certaines Clivines. ‘

Les Stomis se rencontrent sousles pierres, dans les endroits humides; le S. poli (S. pumicalus, Payk.)est la seule espèce de notre pays.

Les Abaris se trouvent dans l'Amérique méridionale ; les Rhathymes , Strigies et Hétéracanthes, en Afrique et aux Indes orientales.

La seule espèce connue du genre Myas (M. chalybœus, Palliardi), noire avec les élytres d’un beau bleu, habite la Hongrie.

‘ Voy. Brullé, Hist. des Ins.; Guer, Voy. de la Favorite; Magaz. de zool.,, et Waterhouse, Magaz. of, nalur. hist, 1840.

Le grand genre Féronie est répandu dans presque toutes les régions du monde; les nuances de formes que l’on remarque dans le corselet, et l'aspect général du corps, ont donné lieu pour les entomologistes à des divisions qui ont toujours été regardées comme secondaires par la plupart d’entre eux !, Presquetoutes cesdivisionsrenferment des espèces européennes ; nous regardons comme le type du genre Féronie, la F. cuivreuse (F. cuprea, Lin.), de la division des Pæœciles. C'est un insecte extrèmement commun, long dedix à douze millimètres, d’un bronzé plus ou moins verdâtre, avec les élytres fortement striées , ayant trois points sur la troisième strie, la base des antennes rougeâtre , les pattes noires ainsi que le dessous du corps.

Les Féronites suivants ont aussi les articles des tarses triangulaires, avec le menton à peine échancré.

Les Catadromes sont de grands Coléoptères des Indes orientales.

Les Trigonostomes habitent le mème pays.

Les Euchroas setrouvent dansl’Amérique méridionale.

Les Michrocheiles, Distriges (Disériqus), Abacètes, Lestieus, Drimostomes ont été recueillis en Afrique et aux Indesorientales, principalement dans l’île de Madagascar.

D'autres Féronites ont les articles des tarses allongés : ce sont les Sphodres, dont une espèce (S. leucophtalnus, Lin. planus, Fab.) se trouve en Europe et en Barbarie.

Les Platynes sont assez nombreux en espèces , et divisés en plusieurs sous-genres d’après la courbure des élytres et lesangles du corselet(Anchomenus, Agonum, etc.). Ges Ca-

x Cesontles Pæcilus, Bon; Argutor, Dej.; Melanius, Bon, ou Omaseus Dej.; Steropus, Dej.; Platysma, Bon; Cophosus, Dej ; Omalosoma, Vig.; Pterostichus, Bon; Abaæ, Bon; Molops, Bon.; Camploscelis, Dej., et quel=

ques autres encore. Joy, Chaudoir, Bulletin de la société impér, des nat. de Moscou, 1837 et 1838.

rabides sont aplatis, en général ornés de couleurs vives et brillantes, souvent métalliques ; ils vivent en troupes au bord des eaux. Le Platyne bordé (P. marginalus, Lin.), de la division des Agones, est vert, avec les élytres bordées de jaune pâle et faiblement striées. Il est très-commun au bord des mares et des étangs.

Les Cardiomères, très-voisins des Platynes, se rencontrent dans l'Europe méridionale,

Les Dyscolus et les Abropes sont de jolis insectes, représentants des Platynes dans l’Amérique méridionale.

La seule espèce connue du genre Loxocrepis provient de l’île de Java.

Les Euleptes n’ont encore été trouvés que dans l'île de Madagascar.

Les Olisthopes se trouvent en Europe, sur le bord des eaux, comme les Platynes. L'O. arrondi (0. rotundatus, Payk.), d'un brun roussâtre bronzé, se trouve communément en France; il a environ six millimètres de longueur

Enfin, d’autres Féronites se distinguent dans leur ensemble de tous les précédents par les crochets de leurs tarses qui offrent des dentelures en dessous.

Les Onyptérygies sont particulières au Mexique; "et ornées de vives couleurs.

La seule espèce encore signalée de genre Synuchus (S. nivalis, Payk.) se trouve en France, en Allemagne, et sous des écorces ou des détritus végétaux.

Le genre Pristodactyla est établi sur un insecte de l’Amérique du Nord,

Les Pristonyches , Dolichus et Calathes sont en général Européens et très-aplatis; ils vivent ordinairement sous les pierres. Le Calathe large (C. latus, Lin. cisteloides, Hlig.), long de dix à douze millimètres, d’un noir intense,

avec son corselet faiblement ponctué, ses élytres striées et ponctuées, et ses pattes rougeâtres, est extrêmement commun en Europe.

Plusieurs derniers genres de Féronites n’ont jamais plus de deux articles des tarses dilatés dans les mâles, tandis qu’il y en a trois chez tous les autres.

Les Patrobes sont des insectes aplatis, vivant sous les écorces et sous des détritus végétaux. On en trouve une seule espèce aux environs de Paris (2. rujipes, Fab.).

Les Pogones sont de petits Carabides qui habitent exclusivement les rivages des eaux saumâtres , soit de la mer, soit des marais salants; on en rencontre dans une grande partie du monde : plusieurs d’entre eux habitent nos côtes.

Les Baripes sont propres à l'Amérique méridionale.

Les Mélanotes et Sténomorphes aussi sont américains. La seule espèce connue du genre Omphrée a été prise au Montenegro.

Les genres Cascelius et Promecoderus sont l’un etl'autr: très-voisins des Pogones , et principalement des Baripes ; cependant, ils en diffèrent notablement par les tarses qui offrent un plus grand nombre d'articles dilatés. Les Cascélies ont été trouvées dans les ports du détroit de Magellan, et les Promécodères à la Nouvelle-Hollande.

Les HarpaLires constituent un groupe beaucoup plus nombreux que les précédents ; ils sont de moyenne taille, de couleurs sombres, souvent noirs; ils paraissent répandus presque dans le monde entier ; mais ils sont surtout abondants dans les régions tempérées et froides des deux hémisphères. Les Harpalites se tiennent sous les pierres dans les endroits rocailleux et arides.

Le genre Harpale est le principal du groupe; il ren-

ferme une longue série d'espèces, parmi lesquelles on en compte beaucoup d’européennes ; plusieurs se ressemblent tellement entre elles, qu'il est presque impossible de les séparer avec certitude. Le type du genre, l’espèce la plus commune en France, le Harpale bronzé (Æ. æneus, Fabr.), est long de quatre lignes, d'un vert bronzé plus ou moins brillant, avec les élytres finement striées, les pattes et les antennes d’un rouge ferrugineux. On a formé plusieurs coupes parmi Jes Harpales, entre autres les Ophones, que l’on reconnaît surtout à la pubescence qui couvre leur corps.

Les Sélénophores, qui sont tous étrangers à l’Europe, la plupart habitant l'Amérique : ils ne se distinguent guère, au reste, des vrais Harpales, et leurs couleurs sont également très-sombres.

Les Géobènes, qui sont du cap de Bonne-Espérance; la seule espèce connue du sous-genre Gynandromorphe habite le midi de la France et l'Italie: *.

Les Acupalpes sont de petits Harpalites lisses et bril= lants, que l’on trouve dans les endroits humides, sous les pierres, sous les feuilles tombées ete.

Les Sténolophes sont dejolisinsectes, que l’on rencontre dans les mêmes localités. (Sfenolophus vaporariorum, Linné). : L

Les Acoprres sont des Coléoptères demoyenne taille; ils vivent sous les pierres, dans les terrains arides, On trouve plusieurs Acinopes en France, et surtout dans le midi de l'Europe. La seule espèce connue du genre Dapte habite la France méridionale. Les Amblygnathes, Cratognathes et Agonodères sont exotiques.

* Voy. pour les autres divisions Dejean, Species de Coléoptères;

Chaudoir, Bulletin de la soc. impér. des naturalistes de Moscou , 1837 el 1838,

Les Drromrres forment un groupe de peu d’étendue, dont toutes les espèces, de moyenne taille, sont européennes, ou du nord de l'Afrique, ou de l'Asie Mineure, Ces Carabides se tiennent souvent sous les pierres; on les rencontre aussi courant dansles chemins, principalement dans le voisinage des rivières. Ils recherchent surtout les lieux sablonneux, où ils creusent des trous pour s’y réfugier. On assure que leurs larves ressemblent beaucoup à celles des Cicindeles et qu’elles ont des mœurs analogues : le fait mériterait confirmation. Souvent la tête des mâles est cornue chez les Ditomes.

On en trouve deux espèces aux environs de Paris (D. sulcatus, Fab., et fulvipes, Dej.).

Les Pachycares se trouvent en Orient ; leur couleur est ordinairement d’un bleu violacé foncé. On a décrit un seul Cartérus du Portugal et un Glypte des Indes orientales.

Les Mélænes, insectes à corps aplati, comme les Coscinies, ont été trouvés au Sénégal : ces derniers en Orient.

Le type du genre Apotome est un très-petit insecte (A. rufus) qui habite le midi de l'Europe !,

Les Scarrrires sont remarquables par leurs pattes courtes, dont les jambes antérieures, palmées, leur permettent de fouir la terre ou le sable ; ils vivent toujours au bord des eaux, soit près des rivières, soit sur les rivages de la mer; ils se tiennent ordinairement sous les pierres et ne se montrent guère pendant le jour; leurs habitudes sont nocturnes.

Le genre Scarites est trèsnombreux en espèces ; elles sont répandues dans les diverses régions du monde, et

* Le singulier genre Disphericus, Waterh. Traosact. of the entom. society, appartient peut-être aussi à ce groupe.

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