‹ Histoire des insectes, traitant de leurs moeurs et de leurs métamorphoses en général et comprenant une nouvelle classification fondée sur leurs rapports naturelsChapitre 57 sur 58 · RE · texte numérisé non relu

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la plupart sont d'assez grande taille : on trouve en France, sur les bords de la Méditerranée, le Scarite géant (Sc. gigas, Bon, ou Pyracmon, Fab.), long de quinze à seize lignes, d’un noir luisant, avec les élytres presque lisses, ayant seulement uelqhes lignes de points LC MA SR marquées.

La seule espèceconnue du genre Acanthoscelis se trouve dans l'Afrique méridionale ; les Scaptères et les Oxygnathes aux Indes orientales; les Pasimaches dans l’Amérique du Nord: ceux-ci ont souvent des couleurs vives, leur forme est très-déprimée.

Les Carenums habitent l'Australie; M. Westwood (4rcana entomologica) en a représenté dix belles espèces. II forme en outre un genre Gnathoxys sur deux espèces qui paraissent en différer très-médiocrement.

Les Camptodontes et les Oxystomes se trouvent dans l'Amérique méridionale.

Les Clivines sont répandues dans l’ancien et le nouveau continent; toutes sont fort petites, allongées, et plus ou moins convexes ; elles vivent sur le bord des rivières, où elles creusent dans le sable.

La Clivine des sables (Clivina arenaria, Lin.) est letype du genre ; sa couleur varie du noir au testacé , en passant par toutes les nuances intermédiaires.

Les Dyschiries, qui forment une division parmi les Clivines, sont encore généralement plus petits. Le D. bossu (D. gibbus) est très-commun en Europe. D'après une observation consignée dans un recueil anglais !, on trouve cette espècesur les bords de la mer, où elle fait se guerre acharnée à de petits Staphyliniens.

‘ Rudd. Entomological magazine, {, li.

Les SrAGonrres ont un corps extrêmement aplati et assez allongé. Ces Carabides se tiennent sous les pierres, souvent en troupes assez nombreuses. Dès qu'on soulève la pierre sous laquelle ils se trouvent, ils s’enfoncent dans la terre avec la plus grande rapidité. Les Siagones sont propres à l’ancien continent, on ne les rencontre que dans les régions chaudes.

Les Encelades connus proviennent de l'Amérique équatoriale,

Les Morronrres forment encore un groupe de très-peu détendue. Les Morions (Morio) sont des insectes, la plupart américains, vivant sous les écorces : la seule espèce connue du genre Campylocnemis est un très-gros insecte noir de la Nouvelle-Hollande,

Les Catapiesis et les Homalomorphes sont américains, et le seul Hémitèle décrit a été découvert dans l’île de Madagascar.

Les GRAPHIPTÉRITES constituent un des plus jolis groupes de toute cette famille. Les Graphiptères, insectes d’Afrique et. de l'Asie Mineure, sont aplatis, avecleurs élytres larges, noires, ornées de taches blanches plus ou moins nombreuses. Les Graphiptères courent avec la plus grande agilité dans les terrains sablonneux et arides pendant la plus grande chaleur du jour.

Les Anthies ont une forme élancée, des mandibules robustes, une taille supérieure à la plupart des autres Carabiens ; ils sontdes plus redoutables pour les insectes dont ils veulent faire leur proie. Les déserts de l'Afrique, de l’Asie Mineure et de l'Inde sont leur patrie ; ils paraissent fuir la lumière et faire plutôt leurs excursions pendant la nuit. Ces Coléoptères sont de couleur noire, avee des taches ou des bandes blanches formées par un duvet très-court, La

seule espèce de Piezie encore décrite habite le cap de Bonne-Espérance.

Les Helluos, assez différents des précédents, habitent les régions chaudes du globe; ils se font remarquer par leurs antennes épaisses et leur corps très-aplati.

Les Bracainires sont représentés par un petit nombre de genres. Ce sont des Coléoptères très-remarquables par une propriété qui leur est particulière, celle de sécréter, lorsqu'on les inquiète, une liqueur caustique promptement vaporisable, qui est émise par l'anus avec beaucoup de force et une petite détonation. C'est un petit nuage blanchâtre ayant l’apparence de fumée. Ce liquide cause une véritable brûlure; il est contenu dans des canaux sécréteurs renfermés dans l'abdomen: c’est pourquoi les Brachinitesontun abdomen volumineux. LenomdeCanoniens qui leur a été donné vulgairement, indique bien cette faculté de produire de petites explosions quand on les inquiète. Ces insectes vivent par troupes sous des pierres, et il n’est pas rare de les voir lancer leur fumée tous à la fois, au momentoù l’on soulève la pierre qui les protége.

Le genre Brachine est le principal du groupe ; on en eonnaît une quantité considérable d'espèces, pour lesquelles on a établi plusieurs divisions secondaires, entre autres, celle des Aptines, quise fontremarquer par l’absence d’ailessous les élytres.

Le Brachine crépitant(B. erepilans, Lin.) peut être congidéré comme le type du genre; il est long de sept à huit millimètres, d’un jaunerougeâtre, avec lesélytres verdâtres ou bleuâtres, ayant de faibles côtes, et le ventre brun; il est très-commun au printemps.

Les Ozènes diffèrent beaucoup des Brachines par leur corselet plus élargi; leurs élytres plus longues recouvrant

DES INSECTES. 389 complétement l'abdomen. Leurs antennes les rapprochent aussi des Helluos. Ils ont, au reste, la même propriété que les Brachines; tous sont étrangers à l'Europe.

Les Légrrres forment un groupe nombreux d'insectes de petite taille, généralement aplatis, mais souvent ornés de couleurs vives et variées. Ces Carabides sont répandus dans toutes les régions du globe. Cependant nous ne connaissons pas leurs métamorphoses. A l’état d’insecte parfait, ils grimpent souvent sur les plantes pour y chercherleur proie,etils se tiennent encore plus fréquemment sous les écorces.

Plusieurs genres sont tout à fait étrangers à l'Europe.

Les Catascopes sont de jolis Goléoptères de couleurs métalliques, qui ont été trouvés aux Indes orientales, en Afrique et en Amérique.

La seule espèce connue du genre Eucheila a été trou vée au Brésil.

Les Péricales habitent l'ile de Java; les Thyréoptères l'Afrique, et surlout l’île de Madagascar.

Les Promécoptères sont Américains, et les Orthogonies, Hexagonies, Plochiones et Arsinoés sont en général répandus aux Indes orientales , et quelques-uns sur la côte occidentale d'Afrique.

Les premiers surtout sont remarquables par leur corselet très-large.

Les Cryptobatis, Coptodères , Rhombodères , Tétragonodères sont presque tous propres à l'Amérique méridionale et ont en général des couleurs vives et variées ; un seul Tétragonodère se trouve au Sénégal.

Les Lébies proprement dites sont répandues dans les diverses régions du monde. On peut en considérer comme le type la Lébie à tête bleue (Lebia cyanocephala, Fabr.),

longue de six à sept millimètres, d’un vert brillant, plus ôu moins bleuâtre, avec le corselet, le premier articie des antennes et les pattes d’un roux fauve.

Elle n’est pas rare dans notre pays.

Le genre Singilis a été rencontré en Andalousie et en Barbarie.

Le genre Corsyre n’a été trouvé qu’en Sibérie.

Les Cymindis habitent la plupart l’Europe, ils vivent sous les écorces , et leurs couleurs en général sont brunâtres. Quoique leurs espèces soient assez multipliées, nous n’en rencontrons qu’une seule aux environs de Paris, et encore y est-elle fort rare (GC. zumeralis, Payk.).

Les Calléides sont les représentants des Cymindis en Amérique ; leurs formes sont très-semblables, mais leurs souleurs sont en général très-brillantes. On rencontre encore quelques Calléides en Afrique et aux Indes orientales,

Les Démétrias et les Dromies, très-voisins des Cymindis, sont très-abondants dans toute l’Europe, et en général d’une taille très-minime.

Le Démétrias uniponctué ( D. unipunctatus, Germ.) est le plus répandu dans notre pays.

Parmi les nombreux Dromies, le plus commun est le Dromie tronqué (D. truncalellus, Lin.), long de deux à trois millimètres, entièrement d’un noir bronzé, avec Iea élytres faiblement striées.

Le groupe de MormozyciTes se compose du seul genre Mormolyce, dont on ne connaît encore qu’une seule espèce (Mormolyce phyllodes, Hagenb.). C’est un insecte très-remarquable par la longueur extrême de sa tête et de son corselet, ainsi que par les expansions de ses élytres. Au reste, bien qu'il s'éloigne beaucoup de tous les autres Carabides, il n’en est pas moins certain qu’il se rap-

proche manifestement des Dromies, tandis qu'il n'a aucun rapport avec les Féronites, parmi lesquelles plusieurs entomologistes l'ont classé.

Le Mormolyce phyllode habite l’île de Java, où il vit sous les écorces.

Les Dryprires sont de petits Coléoptères de forme élégante, la plupart exotiques, mais ayant cependant quelques représentants en Europe.

Les Diaphores n’ont encore été trouvés que dans l’Amérique du Nord.

Le type du genre Polistiche est commun depuis quelques années aux environs de Paris, où il a été amené par les débordements de la Seine. Cet insecte (Polistichus vitlatus, Brull., fasciolatus, Oliv., Dej.) est long de sept à huit millimètres, d’un brun noirâtre, très-ponctué , avec les antennes, les pattes, une bande sur les élytres, et le milieu de la poitrine, roussâtres, ;

"Les Zuphies (Zuphium), très-voisins des précédents, habitent 1 Europe méridionale et l'Afrique.

Le type (Z. olens, Oliv.) se trouve dans le midi de la France , et surtout en Italie.

On à décrit un seul Eunoste (Eunostus Latreillei) de l'île de Madagascar, et un seul Trichognathe ( Trichognathus marginipennis, Lat.) de l'Amérique méridionale.

Les Galérites, dont le corps est très-aplati et le corselet assez long, ne se trouvent que dansles régions chaudes du globe, et surtout dans l’Amérique, où elles se tiennent dans les troncs pourris et au pied des arbres.

Les Cordistes sont tous Américains ; ils courent sur les feuilles et volent avec la plus grande agilité.

Quoique les Dryptes ne soient pas très-nombreux en espèces , on en a recueilli dans toutes les parties du mon-

de ; ce sont des Coléoptères à corselet cylindrique et étroit, souvent revêtus de couleurs vives. Le type du genre (Drypta emarginata, Oliv.), long de sept à huit milli— mètres, d’un vert bleuâtre, avec les antennes, les pattes, les parties de la bouche roussâtres, se trouve dans une grande partie de l’Europe; il se tient sous des détritus végétaux, dans des mousses, etc.

Les OpacanrmiTes sont presque tous Américains; leurs formes grèles et élégantes les font reconnaître au premier coup d'œil.

Les Agras, tous propres à l'Amérique méridionale, sont extrêmement allongés et parés des couleurs les plus brillantes avec des ponctuations très-variées. Ils se tiennent le plus souvent dans des feuilles roulées, où ils demeurent immobiles pendant des journées entières.

Les Cténodactyles et Leptotrachèles sont également Américains ; la seule espèce connue du genre Sténidia est du Sénégal, ainsi que les Lasiocères.

Le type du genre Odacanthe (Odacantha melanura, Lin.), long de six millimètres, ayant la tête, le corselet et l’abdomen d’un vert bleuâtre, et les élytres, les pattes, la base des antennes et la poitrine d'un jaune fauve, avec l'extrémité des cuisses et des élytres noire, est répandu dans une grande partie de l'Europe, mais néanmoins assez rare; il se tient dans les lieux humides plantés de roseaux.

Les Trichis ont été trouvés en Orient.

Les Sténocheiles et Casnonies, habitants des régions intertropicales, et surtout de l'Amérique méridionale, sont de petits insectes vivant dans les endroits marécageux , où

ils courent avec une grande vitesse ; ils se tiennent quelquefois sur les feuilles.

Les TriGONODACTYLITES, très-remarquables par la présence d’un onglet à leurs mâchoires, comme dans la famille suivante, se trouvent aux Indes orientales et en Afrique.

Les Crernpécipes ne forment pas, à beaucoup près, une famille aussi étendue que celle des Carabides. Elle est composée d'insectes qui sont surtout abondants dans les régions chaudes du globe, et qui peuvent compter parmi les plus jolis Coléoptères , à raison de leurs formes gracieuses et de leurs couleurs vives et variées. Nous adoptons quatre groupes dans cette famille, à la vérité caractérisés d'une manière peu tranchée , mais qui paraissent néanmoins rapprocher les divers genres de la famille d’une manière assez convenable : ce sont les Cr£nosromires, les Cozzvrires, les CicinpéLires et les MANTICORITES.

Les premiers se font remarquer par l'absence de l’onglet aux mâchoires, l'un des caractères des autres Cicindélides.

Les Cténostomes et les Procéphales, habitants de l’Amérique méridionale, se rencontrent dans les bois à terre, courant sur les troncs d'arbres, pendant la plus grande chaleur du jour.

Les Pogonostomes sont particuliers à l’île de Madagascar ; ils courent avec agilité sur les feuilles d'arbres, et volent avec beaucoup de facilité. Toutes les espèces connues sont d'un bleu plus ou moins obscur.

Les CozzLyrires semblent représenter les précédents aux Indes orientales et à la Nouvelle-Hollande. Les Collyres ont un corselet étranglé, une forme large et cylindrique qui les fait reconnaître aisément; les Tricondyles , qui leur ressemblent beaucoup, sont dépourvus d'ailes; On

ies trouve sur les plantes qui croissent sur le littoral des îles des archipels indiens et australiens.

Les Thérates vivent dans les mêmes régions, mais leurs formes les rapprochent extrêmement des Cicindèles.

Les CicrnpéLires constituent le groupele plus étendu de la famille des Cicindélides. Le genre Cicindèle en est le principal. Il est répandu dans toutes les régions du monde etses diverses espèces offrent entre elles une foule de nuances dans leurs formes ; ce qui donne lieu , pour quelques entomologistes , d'en former des genres particuliers qui ne reposent pas sur des caractères facilement ap préciables ! Les Cicindèles, pour la plupart, volent pendant la plus grande ardeur du soleil. Leurs premiers états ontétéobservés dans quelquesespèces, principalement dans la plus commune en Europe, par MM. Desmarest, Latreille, Kirby et Spence, Ratzeburg, Westwood , ete. Le type du genre est la Cicindèle champêtre (Cicindela campestris, Lin.), espèce très commune dans toute l’Europe au printemps. Elle est longue de douze millimètres, verte, avec les côtés de la tête, du corselet et de l’abdomen cuivreux, les élytres granulées, ornées de six taches jaunes, et le ventre bleu. à

Sa larve est blanchâtre et de consistance charnue, avec une tête très-large, de puissantes mâchoires, et des antennes très-petites, de quatre articles.

Le premier anneau est corné, plat, semi-cireulaire, et muni d'une paire de pattes robustes, comme les deux anneaux suivants ; le huitième est le plus large et supporte un tubereulecharnu rétractile, surmonté de deux crochets; les quatres derniers anneaux sont rétrécis et terminés

” 1 Voyez Hope, Coléopterisl’s Manual, et Lacordaire, Révision de la famille des Cicindélides. Liége, 1842.

par un prolongement conique. Les larves de Cicindèles creusent dans la terre des trous cylindriques, à une profondeur de quelquefois plus d’un pied, enlevant avec leurs mandibules et leurs pattes des parcelles de terre et de sable qu’elles rejettent au moyen de leur tête; elles montent dans leur trouen contractant les anneaux de leurs corps, et surtout à l’aide des crochets qu’elles portent, à la manière de nos ramoneurs dans une cheminée, selon l’expression de plusieurs observateurs, Quand leur retraite est achevée, elles se placent à l'entrée, leur tête en masquant l'ouverture, elles attendent ainsi qu'un insecte vienne à passer; elles retirent alors brusquement la tête, le font tomber dans le précipice pour le dévorer aussitôt. Au moindre danger, ces larves se retirent au fond de leur retraite; quand l’époque de leur transformation en nymphe est arrivée, elles ferment l'ouverture de leur tube.

Nos Cicindèles d'Europe recherchent les endroits sablonneux; cependant l’une d’elles (C. germanica, Lin.) se tient parmi les herbes, dans les endroits humides.

Les Cicindèles américaines, remarquables par leur corselet étroit, se tiennent sur les arbres : à raison de cette particularité et de leurs tarses sillonnés, on a formé un genre particulier que nous regardons comme une simple division (Odontocheila, Cast.).

Les Dromicas habitent le cap de Bonne-Espérance. Le genre Myrmécoptère, très-singulier par la conformation des antennes, vient d’être découvert en Nubie.

Les Euprosopes et Irésies, insectes de l'Amérique mériridionale, voltigent sur les feuilles. La seule espèce connue du genre Callidema a été découverte récemment en Colombie.

Le genre Distipsidera, est regardé avec quelque doute comme appartenant à la Nouvelle-Hollande..

Les Mégacéphales, toutesexotiques, presque toutes Américaines , une seulement propre à l'Orient, et deux autres au Sénégal, ont une tête assez volumineuse; elles vivent le long des rivières, et volent moins que les Gicindèles ; une espèce dela Guyane (M. sepulchralis, Fab.), observée par M. Lacordaire, court avec agilité dans les terrains sablonneux des forêts.

Ces Mégacéphales, comme nos Cicindèles, répandent une forte odeur de rose ; par le frottement de leurs cuisses contre le bord de leurs élytres, elles produisent un petit bruit aigu, ainsi que les Oxycheiles, qui se trouvent seulement dans l'Amérique méridionale.

Les Manriconires forment un petit groupe très-limité. ,

Les Omus et les Amblycheiles, Coléoptères de couleur noire, ayant, du reste, beaucoup l'aspect des Mégacéphales, ont été pris seulement en Californie.

Les Platychiles et les Manticores habitent l'Afrique australe. Ces derniers ont une taille supérieure à celle de toutes les autres Cicindélides ; leur tête est très-grosse, leurs mandibules sont fortes et dentées. Ils ont des pattes longues et robustes, bien conformées pour la course. Ces Manticores ont un peu l'aspect des Anthies parmi les Carabides ; comme ceux-ci ils sont de couleur noire !.

#1 Voyez pour la description des espèces dans toute la tribu des Ca-

rabiens, Dejean, Species des Coléoptères; Brullé, Hist. nat. des Insectes; Laporte de Castelnau, Hist. des Insectes. Paris, Duménil 1840, elc.

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