L LA CHARITÉ
| sères et des souffrances qui atteignent tant | / de pauvres familles, lesquelles, sans détour- | ner les yeux d'aucun malheureux, s’empres- | sent de leur porter à tous secours, en les | EN consolant, les encourageant, et portant la paix , dans leur âme.
| Combien de fois leur cœur sensible et géné- | reux n'est-il pas attristé à la vue de tant de | | misères ! Elles arrivent en face d’une chétive demeure, dont la porte ne ferme qu’à demie ; | de tous côtés de larges fentes laissent passer la neige ou la pluie ; le poële est froid ; il n’y a pas toujours du pain sur la table; aucun adoucissement à la maladie; les enfants souffrent, et la mère concentre dans son cœur maternel les douleurs de tous. Mettez, quelquefois, à la tête de cette famille un père débauché ou ivrogne, et vous aurez toutes les parties de la scène réelle.
Ah! ne nous étonnons pas, quand les Sœurs de Charité, spectatrices de tant de douleurs, qu'elles ne racontent pas, reclament de nous la charité pour aider à soulager ces infortunes, c’est que la chose est pressante !
| Mais ce n’est pas tout. Le Canada renfer- | } me encore une autre classe de bienfaiteurs : | les philantrophiques Sociétés de St. Vincent de
Paul !
| Sur tous les points du pays se trouvent | +} des hommes de foi et d'action, qui remplis-
| |" sent cette honorable mission du secours des É pauvres! Ils sont, comme le ministre du