‹ Histoire des institutions de charité de bienfaisance et d'éducation du Canada [microforme]Chapitre 23 sur 45 · PR ET J · texte numérisé non relu

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Seigneur, les consolateurs du mourant, les | 4 protecteurs de la veuve, l’appui des orphelins. 6 | Combien de larmes ont été taries par le mi- SH) | d nistère de ces sublimes Conférences ou Sections | de la Société de St. Vincent de Paul! Combien de malheureux pères de familles, sans aucun souci de la femme et des enfants, dépensaient à l'auberge et ailleurs le fruit du travail de toute une semaine ! Mais voilà que tout change. La misère, avec son triste cortége de douleurs et d’angoises, était dans la maison ; cet homme, jusqu'alors souri aux remords de sa conscience, dont le cœur x été insensible aux larmes de la famille, est touché de la : charité de ces deux membres de la Société St. Vincent de Paul qui apportent à sa femme et Re à ses enfants le pain et le bois! Les exemples de ce genre ne manquent pas (1).

Ces sociétés: reclament aussi de nous une part de nos aumônes pour apaiser ces souf- , frances! Que faisons-nous ? Quelques-uns donnent ; d’autres murmurent! Ah! prenons garde que ces haillons du pauvre viennent un jour condamner nos beaux habits et les dépenses inutiles, et que leurs privations et leurs larmes amères n’accusent les folles-joies auxquelles nous nous livrons! Il n’y aura pas d’£rrata, alors, et il faudra bon gré mal gré supporter chacun sa part de responsabilité pour les œuvres méconnues ou négligées.

(1) Voir l'histoire de ces Œuvres, au Ve volume.

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N TA 8 5 #7 RO. FIAT Cr = ne Or Q | VAE: Ce nnhrnpiini inner unir SL ARE [LS zu LA CHARITÉ ANS }| Ê Var” \ SA? | | | “ ) s TA \ | | 14e Cas.—C'est un honnéte ouvrier que l'ai. à | 297 | F/i sance «a placé en dehors de la ? | ( nécessité de recourir à l’aumé- } l ne, mais qu'un accident ou une | | | ( maladie prolongée fail to’ ; !

| dans la gène.

x! Eh ! bien, des Associations de Bienfaisance et ? | | de Secours Mutuels viennent à son secours, et ! | l’aident à subvenir aux besoins les plus pres- : À sants de sa famille. | ( On compte en Canada au-dessus de 150 Sociétés de Secours Mutuels (à part un très !

c grand nombre d’autres sociétés sectaires ou d particulières dont nous ne tenons pas compte |; ; dans cet Ouvrage), dont le but est de venir au ! | } À secours de ceux de ses membres qui sont ! ) frappés d’un accident ou d’une maladie plus ou moins grave.

{ Rien n’est plus consolant potir un malade, : en effet, que de se voir entouré de lasympa- | ( thie de ses confrères et de recevoir un secours ! qui est exclusivement en dehors de l’aumône. ! ; C'est ce grand et puissant motif de satisfac- | tion qui a fait surgir parmi la classe ouvrière ! un si grand nombre de ces Associations phi- !

| lantrophiques (1).

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{ FEU iv "e (1) Pour ces Associalions de Secours Mutuels, voir le 4: * d a V à .

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15e Cas.--/! s'agit enfin d'Invmigrants, de marins, ou autres, que la maladie surprend tout-à-coup, ou qui tombent victimes d'un accident grave.

Malades ou blessés, ils sont admis dans l’un de ces nombreux palais de la charité, | auxquels on donne le nom d’Hôpital !

Avec quelle émotion profonde on entre ‘ dans ces Asiles où sont, hélas! accumulés tant de souffrances, tant de douleurs, où la | mort semble plus redoutable là qu'ailleurs, | et à la vue de tant d’existences utiles qui | viennent solliciter leur guérison.

Avouons que c’est une difficile et bien | délicate mission que celle de diriger ou de |

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traiter les patients d’un Hôpital!

Nous avons done un légitime tribut de reconnaissance à acquitter envers ces précieuses Corporations religieuses ou laïques, catholiques ou protestantes, et qui jettent tant de crédit sur le Canada, pour l'assistance qu’elles rendent à la société du soin de ses malades.

Chaque Province renferme sa part d’Eta- | blissements de ce genre, dont le nombre À s'élève à près de cinquante, portant secours

à plus de 15,000 malades, chaque année, lesf\ à quels entraînent une dépense annuelle d’environ $225,000.

Ces Institutions ouvrent généralement leurs portes à toutes les origines et à toutes les croyances religieuses. |

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