XII QUESTION RELIGIEUSE
étaient la seule nation qui n'eut point cédé : Augebat iras, dit Tacite, quod soli Judœi non cessisisen t .
Au point de vue de la politique de Jérusalem, il appartenait à ce troisième exposé de rectifier plusieurs des opinions que le célèbre historien juif Flavius Josèphe a exprimées sur les chefs les plus résolus de la principale guerre d'indépendance; sur des hommes qui tous ou presque tous avaient été ses adversaires personnels. Ainsi qu'il le raconte lui-même, après avoir exercé un des commandements militaires organisés par l'insurrection, Josèphe, d'abord élevé en haute estime aux yeux de tout le peuple, fut proclamé à tort ou à raison déserteur et traître, dès qu'on eut appris qu'il était passé dans le camp romain, et surtout qu'il en recevait toute sorte de faveurs.
Sous ce même rapport politique, un dernier éclaircissement devait être fourni par l'histoire delà domination romaine. On ne cessait alors de tourner autour de la question qui de nos jours vient de se reproduire si vivement. Il s'agissait de la conquête qui, pour toute l'antiquité guerrière et diplomatique, devenait tantôt la question d'Occident, tantôt la question d'Orient; selon que les puissances, avides de posséder les rives de la* Méditerranée syrienne, débordaient du côté de l'Asie ou du côté de l'Europe.