‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébrenChapitre 15 sur 96 · VI QUESTION RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

VI QUESTION RELIGIEUSE

Malgré leurs prétentions respectives à la vérité absolue^ nulle de ces formes établies ne possède aujourd'hui Tautorité nécessaire pour renn— plir le rôle social et pratique qui dès Torigine appartient à la religion; tous leurs efforts de réaction sont impuissants. Les circonstances au milieu desquelles leur avènement successif s'est produit ont dicté des conditions inséparables de leur nature, qui avec le temps ont créé, aux unes et aux autres, une situation fausse* C'est pourquoi il arrive désormais à ces mêmes branches d'apporter plus de confusion dans les esprits que de lumière, plus de divisions dans le domaine du fait que d'unité et de concorde, plus de sentiments factices que de fond. Or, les événements compris de 184 a à 4840 m'ont servi à éclairer cette impossibilité manifeste de se confier à leur état actuel.

Quant à l'acte de ma trilogie qui conclut, j'ai hâte de reconnaître que pour acquérir toute sa clarté quelques progrès dans le cours des événements sont encore nécessaires : c'est Jérusalem et le nouveau mouvement de l'Europe sur l'Asie ou l'œuvre universelle de réédification .

Le caractère de cette dernière partie est d'indiquer les conditions qui pour une reconstruction religieuse, tout comme pour une reconstruction

CARACTÈRES DISTINCTIFS. XYII

ordinaire^ exigent d'être préalablement remplies. Les conséquences à tirer du principe d'iïnitation s'y trouvent développées. En rappelant la manière dont Rome a procédé à Tégard de Tancienne Jérusalem, il ressort que, dans certains moments de crise imposés à la société par la Providence, Tesprit se juge autorisé à tout renouveler, cité, sa-cerdoce, temple, et cela sans encourir Taccusation de rien détruire.

Enfin je suis ramené aux événements de 4 840, et je termine le tableau à la paix ou trêve de 4 8S6, qui pour mon sujet est si fortement significative.

Après avoir été conclue à propos de la nouvelle politique à répanc|re sur les rivages où plane le nom religieux de Jérusalem, que s'en est-il wivi ? Ce traité de Paris a eu comme effet immédiat d'aggraver au dernier point la situation temporelle et spirituelle de Rome.

Du reste, loin de prétendre à fournir moimême une solution trop tranchée de la question religieuse, j'ai senti que c'était un devoir de conscience assez étendu de la préparer. Je me suis appliqué à mettre en lumière les ressources que la religion tient depuis longtemps en réserve afin de faciliter cette solution obligée.

Qui ne sait que la plus grande des difficultés n'est pas tant de résoudre une question que de

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la poser nettement. Dès qu'une question importante est définie, la plupart des esprits s'en saisissent et la font avancer avec une précipitation qui plus d'une fois devient dangereuse.

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