‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébrenChapitre 23 sur 96 · XXVI QUESTION RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

XXVI QUESTION RELIGIEUSE

de Tancien peuple sous son législateur, sa destruction nationale par Rome et sa défaite religieuse par le christianisme. En conséquence, mon ffi^- ^loire des institutions de Moïse, publiée en 4828 (5 vol. in-S""), comprit à la fois une seconde édition de mon premier travail, la Loi de Moïse y et un ouvrage nouveau. Celui-ci consistait à poursuivre Tinfluence et les vicissitudes de ces institutions et de cette loi depuis leur auteur présumé jusqu'à la double chute de l'ancien peuple, et jusqu'à notre époque.

En même temps je cédai à un calcul tout personnel. Sans doute j'étais convaincu que malgré le système d'indifférence dont on s'était fait un moyen de sursis, de repos, la question religieuse et l'intérêt d'y trouver une solution, finiraient par dominer la question politique; pourtant je pouvais m' abuser. Sans doute je croyais reconnaître que l'Europe ne tarderait pas à se reporter sur les rives de la Méditerranée asiatique, qu'elle viendrait d'abord à bout avec facilité de l'Orient endormi, qu'ensuite l'Orient réveillé sous son action, lui redonnerait des préoccupations considérables; mais je courais également unp chance d'erreur. Du moins il pouvait se faire que le début sérieux de ces événements n'éclatât qu'au delà du temps réservé aux générations dont je fais partie*

RÉÉDITION. XÏYII

Afin de ne pas rester à la merci des éventualités, je pensai que tout en poursuivant la question religieuse et tout en comptant sur la question d'Orient, il fallait jusqu'à un certain point les laisser en sous-ordre. Comme on le verra dans ma préface originaire, je me fis un autre but; je supposai qu'avant tout, j'avais à fournir quelques données nouvelles, quelques rapprochements inusités, quelques aperçus peut-être féconds au grand nombre de ceux qui par devoir ou par goût sont attachés à l'histoire des lois et à ceux qui mettent leur préférence à chercher les lois de l'histoire.

Entre les témoignages de bon accueil accordés à mon livre, je n'en citerai que deux, dont le principal intérêt est dans les sources d'où ils proviennent, et dans les explications que j'y puise.

Le premier de ces témoignages fait partie d'un ouvrage en deux volumes, publié en l'année ^ 842, dont un volume et demi environ se trouve employé à réfuter mon travail, Jésus-Christ et sa doctrine, chapitre par chapitre. L'auteur est un savant évêque, un doyen de la Faculté de théologie de Paris, qui a donné une bibliothèque choisie des Pères grecs et latins. Les termes dans lesquels son jugement se résumé au sujet du livre réfuté, sont, je crois, la meilleure preuve que j'étais entré assez avant dans le cœur de la question, et forment

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