XXVIII QUESTION RELIGIEUSE
une transition très-importante au jugement rendu par le même écrivain sur mes Institutions de Moïse. « Que Ton me dise, s*écrie-t-il dans son » ouvrage dédié au clergé de France, que Ton » me dise si le système de M. Salvador Joit pas- » ser inaperçu parmi les chrétiens? Pour moi, je » le confesse hautement, je n'en connais pas do » plus hostile et de plus dangereux qui ait été /a- • mais publié contre notre vérité chrétienne *. » Et cependant en ce qui regarde le Moïse, c'est contre l'exagération favorable du même critique que j'ai à prémunir le lecteur; je me dispenserais de rapporter ses expressions s'il n'en dérivait un exemple frappant de l'esprit mutuel de tolérance. « M. Salvador avait préludé à la publication de » JésuS'Christ et sa doctrine par deux autres pro- » ductions, elles n'étaient l'une et l'autre que Tin- » troduction à celle-ci . Ces deux ouvrages. Loi de » Moïse, ^822, Histoire des institutions de Moïse, » ^828, eurent un grand succès, et portèrent
* Examen critique des doctrines de Gibbon (rhlstorien anglais), du D" Strauss (en Allemagne) et de M. Salvador (en France; sur Jésus-Christ, so7i évangile^ son église^ par M. N.-S. Guillon, évoque de Maroc, aumônier de S. M. la reine des Français, ancien professeur d'éloquence sacrée, doyen honoraire de la faculté de théologie de Paris, auteur de la Bibliothèque choisie des Pères grecs et latins. — Discours préliminaire, p. 42.