‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébrenChapitre 50 sur 96 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

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Sous une forme presque prophétique, voici comment s'exprimait un écrivain religieux du siècle dernier, que j'ai cité plusieurs fois, par la raison qu'il s'adressait à Voltaire, et ambitionnait de le convaincre. • Oui, monsieur, les grandes propriétés sont un des fléaux de Tagriculture. Qu'on ouvre les yeux sur la plupart des gouvernements modernes ou qu'on les jette sur l'histoire

des anciens empires, on en trouvera partout la preuve

Diviser les fermes, multiplier les ateliers rustiques, c'est le seul moyen de peupler les campagnes et même les villes : c'était le principe de Moïse. On aura beau s'agiter, calculer, systématiser, il faudra toujours en venir là'. »

Mais les règlements auxquels s'arrêta le législateur hébreu doivent être considérés plutôt sous le rapport du but qu'il se proposait que dans leur propre nature. Hors des circonstances qui les lui inspirèrent, ces moyens offriraient sans contredit de nombreux inconvénients. En effet que voulait Moïse, il voulait surmonter chez des tribus de sang arabe, les dispositions natives à la vie nomade; il voulait établir le principe d'égalité, faire apparaître partout des liens de fraternité destinés à servir d'exemple aux autres populations. Que craignait ce même législateur? des abus semblables à ceux de

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