‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébrenChapitre 6 sur 96 · II QUESTION RELIGIEUSE · texte numérisé non relu

II QUESTION RELIGIEUSE

Ces ouvrages sont, en ^858: Jésus-Christ et sa doctrine, Histoire de la naissance de l'Eglise, de son organisation et de ses progrès pendant le premier siècle; — à la fin de ^846 : Histoire de la Domination romaine en Judée et de la ruine de Jérusalem ; — à la fin de 4859 : faris^ Rome, Jérusalem^ ou la Question religieuse au iix* siècle.

Quoiqu'ils aient été composés avec l'intention d' être rendus indépendants les uns des autres, on aperçoit entre ces quatre sujets une connexité sur laquelle j'aurai plus d'une, explication à produire.

Dans mes deux publications relatives à Moïse

,et au peuple hébreu, je me suis attaché à mettre

en relief ce qu'on appellerait aujourd'hui la

Question juive, mais la question juive empreinte

de son caractère original et créateur.

Dans Jésus-Christ et set doctrine et dans la Domination de Rome en Judée, j'ai voulu aussi reprendre à la base la Question chrétienne et la Question romaine.

Il m'importait particulièrement de savoir comment et pourquoi les deux vainqueurs simultanés de la Jérusalem ancienne, Rome victorieuse de cette cité par la politique et les armes, le Christianisme vainqueur religieux, avaient été amenés à contracter Talliance si forte qui a constitué le Catholicisme romain, ou la Jérusalem du moyen âge.

L'union étroite et solidaire de leur temporel et de leur spirituel formait sans contredit la plus haute difficulté de notre siècle.

Soit, en effet, qu'on acceptât de maintenir cette union solidaire ou de la rompre, il en surgissait une question devant laquelle tout me disposait à croire que longtemps encore et en dépit des apparences, plus d'une institution politique, plus d'un concordat, plus d'une puissance guerrière seraient destinés à se briser.

Quant à ma conclusion, Paris ^ Rome, Jérusalem, ou la Question religieuse au XJ^ siècle, je m'y suis proposé de préciser la nature intime de la difficulté aujourd'hui prédominante, les conditions hors desquelles ni le prétendu système d'indifférence, ni les transactions arbitraires, ni les expédients les plus habiles, ne me semblaient devoir engendrer rien de durable, rien de sérieux.

Ainsi, tandis que de grandes histoires apprenaient admirablement au XIX* siècle à se connaître.

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