‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébreu (volume 2)Chapitre 54 sur 67 · CHANT IV · texte numérisé non relu

CHANT IV

l'époux.

Que tu 6^9 belle , 6 mon amie, que tu es belle ! Tes yeux paraisisent à travers les boucles de ta ' chevelure comme ceux d'une colombe ; le poil des chèvres nouvellement descendues des montagnes

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de Galaad n'est pas pins fin qoe tes cheveux. Tes dents sont rangées et blanches* comme un troupeau de brebis qui remontent deux à deux du lavoir; tes lèvres brillent comme un fil du plus beau ronge ; ton parler est doux ; tes tempes que couvre ta chevelure sont comme une pomme de grenade coupée par le milieu. La tour de David , bâtie sur un lieu élevé et à laquelle sont suspendus mille boucliers, tous les grands boucliers des plus vaiUans , n'en impose pas plus que ton con. Les deîix pommes de ton sein sont comme deux jumeaux d'une chevrette qui paissent parmi les muguets. Avant que l'air du jour ne souffle , et que tes ombres ne s'enfuient, je me rendrai à la montagne de myrrhe , au coteau d'encens. Oui, tu es tonte belle, mon amie, il ne se trouve en toi ancun défaut. Viens au Liban avec moi , ô mon épouse : regarde mon pays du sommet d'Amana, dé Sénir et d'Hermon, là où habitent les lions et les léopards *\

* Je suis obligé d'ajouter ces épithètes pour faire ressortir la comparaison.

•♦ N'était-elle pas Phénicienne ?a-t-on dit, ne Vengaget-il pas à venir du Liban , à quitter pour lui les plaisirs de la chaise? il est biea plus probable, que Sal^m^n la transporte par la pensée dans des lieux où elle aperçoit tout le pays sur lequel il domine. Après lui avoir montré sa puissance , il la déclare encore plus puissante que loi.

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Ta as ravi mon cœur , à ma sœur , ô mon amie, par un seul de tes regards , par une des grâces de ton cou. Que tes amours sont charmantes, qu'elles sont bien meilleures que le vin, et que ton parfum l'emporte sur tous les aromates ! Le miel sort de tes lèyres; le lait et le miel sont sous ta langue, Todenr de ta tunique rappelle le par^ fum du Liban. Ma sœur, mon épouse est comme une source close, une fontaine scellée, un jardin fermé qui produit des bosquets de grenadier^) des fruits délicieux , le troène, le nard , le safrart, la canne odoriférante , le cinnamome , et tous le^ arbres d*encens, la myrrhe, Taloés, tous les arouiates. O fontaine des jardins ! ô puits d'eaux vi- Tes comme les ruisseaux du Liban ! que Taqui? Ion se retire et que le vent du midi souffle , pour que toutes les plantes distillent.

lA S1II.AMITB.

Que mon bien-aimé vienne dans son jardin , et qu'il mange des fruits délicieux !

L*Érotix.

Je suis allé dans mon jardin, ma sœur, mon épouse, j'ai cueilli la myrrhe, j'ai mangé le miel; j'ai bu le vin et le lait. Mangez, buvez, mes bons amis y livrez-vous à la joie.

UTRB yn. — CHAP. I.

CaBLANT V.

LA «inuuaTX.

J'étaU endormie et lâon eœnr veillait. La toîi de mon bien «aimé a retenti: Ouvre, ma sœur, mon ame, ma' colombe, être de perfection, je ten« ma tète pleine de rosée, et mes cbeveni humides de la nait. J'ai quitté ma tunique , lui ai^je dit, dois«|e la reprendre? J'ai baigné mes pieds, dois-je les souiller encore ? Alors mon bîen-aimé a avancé la main à travers l'ouverture de la porte, afin de pousser le verrou, et mes entrailles se sont émues en sa faveur; je me suis levée aussitôt, et la myrrhe de mes doigts a coulé sur \e verrou de la porte; mais mon bîen-aimé s'était retiré, il avait passé , et mon ame s'était comme exhalée au son de sa voix. Je le cherchai et ne le trouvai plus ; je l'appelai , il ne répondit pas. Les hommes de ronde me rencontrèrent , me battirent, me blessèrent; les gardes des murailles m'enlevèrent mon manteau.

Filles de Jérusalem , je vous en conjure par les chevreuils et par les biches des champs , si vous rencontrez mon 'bien aimé, ah! dites-lui que je suis malade d'amour.

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