‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébreu (volume 2)Chapitre 55 sur 67 · LES COMPAGNES · texte numérisé non relu

LES COMPAGNES

Gomment reconnaitrons-nous ton bien-aimé

fEMHEâ/ 863

parmi les antres, ô la plâs belle des femmes? qa*a-t-il de plas que fous les amoureux , pour que tu nous conjures ainsi * ?'

LA. SULiMITB. .

Mon bien-airaé est blanc et vermeil; on le distinguerait sur dix mille. Sa tète est plus précieuse que l'or fin ; ses cheveux sont bouclés et noirs comme le corbeau; ses yeux le disputent à ceux des colombes a^rrétées sur des eaux courantes, ils semblent enchâssés et baignés dans le lait, à cause de leur douceur; ses joues sont plus suaves que les fleurs embaumées ; ses lèvres plus fraîches que le muguet , elles distillent la myrrhe pure ; ses mains sont plus belles que des anneaux d'or garnis de pierres précieuses; son corps a la blancheur de l'ivoire relevée par de« saphirs ; ses jambes sont comme des colonnes de marbre qui reposent sur des bases d'or; sa démarche lui donne la majesté du Liban ; il s*é4ève comme un cèdre; rien de plus doux que sa voix; tout est charmant en lui. Voilà mon bien-aimé , voilà mon ami , ô ûlies de Jérusalem !

LES OOMPAGNBS.

OÙ est-il allé, ô la plus belle des femmes, quelle route a-t-il pris? nous le chercherons avec toi.

* Avec quelle habileté le poète amène le portrait sui. vant!

UTBB YII. — CaUP. I.

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