‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébreu (volume 3)Chapitre 14 sur 60 · RAPPORTS EXTÉRIEURS · texte numérisé non relu

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bommtinîqaer directement ces deux mers, au moyen d'an canal parti de la mer Rouge , mais une pensée d'une autre nature , et qui exigeait , au lieu des e£forts de l'industrie, de grands efforts militaires, pour s'emparer des pays intermédiaires et pour les tenir sons l'obéissance.

Telle est donc, indépendamment des causes secondes , la cause politique essentielle de tous les principaux mouTomens des peuples de l'Asie occidentale, de la lutte entre l'Egypte et les Orientaux, des invasions auxquelles furent sujettes la Syrie et la Palestine. Que fera le législateur hébreu, pour préserver son petit peuple, situé sur les rivages mêmes de la Méditerranée , des vicissitudes que la guerre doit entraîlner? quelles lois assez fortes pour empêcher que toutes les circonstances extérieures ne vinssent 'ajouter un poids redoutable aux dispositions intérieures qu'il avait a combattre? une de ces deux choses: ou il fallait prendre l'initiative et de venir conquérant à la façon de Mahomet; ou bien combiner les institutions de manière à former un ensemble compact qui , forcé de subir une foule de chocs diftérens , résistât à la destruction que ces chocs porteraient avec eux. Sa position même, autant que le but qui occupait son intelligence , le détermina pour le dernier parti ; de sorte que , sans sortir de. l'exactitude historique, on pourrait lui

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prêter ce langage : « Je Téux former un peuple durable qui , loin d'être anéanti par les nations , agisse puissamment sur leur propre existence. De même que je construis au milieu de ce peuple une arche précieuse où je dépose mes principes sacrés, je le constituerai comme une espèce d'arche, comme un vaisseau jeté au milieu des peuples : je me servirai du bois le plus dur, j'en resserrerai avec force tous les joints; les vents et les tempêtes pourront l'agiter , le réduire à l'état le plus misérable, mais ils ne l'engloutiront jamais, et il survivra, pour porter à leur destination les richesses que j'aurai confiées à ses flancs. »

Il y a trois choses nécessaires à l'existence complète d'un peuple : des hommes, des lois, et un sol. Des tribus errantes ne sont que les élémens d'une nation. Les Hébreux ne méritent donc le nom de peuple , dans toute son étendue, qu'après leur établissement : c'est à dater de cette époque , que la nature de leurs rapports sociaux avec les autres nations doit être jugée.

Si je m'astreignais à indiquer l'esprit de leur législation , je pourrais éviter de parler de la conquête qu'ils firent sur les Cananéens. Les ordres qui la prescrivent ne sont pas une partie inévitable de cette législation même. Quel homme, pour apprécier les lois et la morale des peuples

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modernes/ s'aviserait de leur demander leurs titres primitifs de propriété sur la terre qu'ils habitent II ou leur tiendrait compte de la conduite des peuplades dont ils ont tiré leur origine? Mais sous le point de vue histoi ique , c'est par là que je commence ; j'exposerai ensuite les nations étrangères , ensuite les rapports avec les individus étrangers.

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