‹ Histoire des institutions de Moïse et du peuple hébreu (volume 3)Chapitre 35 sur 60 · UTEB TI. — €KA]*. III · texte numérisé non relu

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parés do pays de qui que ce soît, répliqua Siinoii nous n'en possédons pas d'autre que l'héritage de nos pères* Il est vrai que nos ennemis y ont injustement régné pendant quelque temps; mais dès que les circonstances nous sont devenues favorables , nous l'avons reconquis. Quant aux villes de Joppé et de Gazara y nous avons dû tes soumettre , parce qa elles nous faisaient uii mal continuel. Cependant nbud consentons à vou^ payer, pour elles cent talens : si vous li'acceptez pas^nous rendrons guerre pour guerre (115).» Cendebeus entra sur le territoire à la tète d'une puissante armée syrienne. Simon appela ses deux fils Juda et Jean. « Je suis trop vieux pour tn^rcber en personne : vous êtes en âge^de bien servir la nation ; allez combattre,- et que le Ciel vous soijb favorable (116). » Ils furent vainqueurs. Mais Ptolémée son gendre , gouverneur de Jérico , avait été séduit par Tespoir d'arriver sous la protection des Syriens -au commun* dément suprême ; et lorsque Sicbon et ses deux fils, visitant toutes les villes de Judée , pour restaurer le règne des lois, s'arrêtèrent chez lui, couMne dans leur famille y il les fît massacrer an milieu d'un festin"^.

. * L'an 135^, Attade III, roi' de Fec^ame^ lègue tout son roy^uinie aux Komaûui. ....

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Ainsi fot ravi à jamais au pays dont il faisait la force et le bonheur, ce grand citoyen , cet excellent prince. On renserelit près de sa ville Di^tale, dans un tombeau en marbre blanc qu'il avait élevé lui-même à la mémoire de son père , de sa mère et de ses frères.

Qu'après tant de siècles , sa gloire se réveille pure et brillante ! Qu il soit proposé pour modèle à tous les hommes appelés au gouvernement des peuples ; et que le nom de Simon Machabée et de ses frères ne résonne plus seulement dans les enceintes religieuses, mais qu'on le répète partout où Ton s'entretiendra de patriotisme et de vaillance , de sagesse et de loyauté !

Hyrcan le troiaième fils de Simon estarra* ché au^L coups du féroce Ptolémée. Dans les premiers troubles qu'avait causés cet événement funeste, il ne ti^ouva . d'autres moyens de faire retirer l'armée de Syrie, que de lui livrer les trésors enfermés deins le sépulcre de David. 11 prête le secours de ses armes à Antiochus Sydètes pour repousser le^ Parthes , et se distingue contre les Hyixaniens, desquels on croit qu'il a tiré son nom. Antiochus est tué. Démétrius Nicator, échappé de la captivité , rentre en, Syrie.Pto* léméePhyscon , roi d'Egypte, lui suscite un noiir veau rival dans la personne d'Alexandre Zébina, iils prétendp d'Ale2,andre Balas. Hyrcan met à

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profit ces dififions ; il acquiert son indépendance, attaque les Syriens, se rend maître de lldomée, détruit de fond en comble Samarie ^ qui depnis plusieurs siècles était le foyer des coalitions contre Jérusalem : le secours du roi d'Egypte, Ptolémée Lathyre, ne peut la sanvei'. Ainsi , après tant d'orages et de crises funestes, Toilà Israël à peu près rétabli, par le seul développement de sa vitalité , dans ses anciennes limites. Mais il était impossible que cet état de choses fât de longue durée. Qa'on récapitule toutes les causes qui ont agi sur ce peuple , on y trouvera la source d'une foule d'élémebs contradictoires dont le choc devait opérer de nonvelles crises : domination étrangère ; ravages provenant des puissantes armées rivales qui s'étaient disputé le sol; corruption eràployée par l'étranger pour augmenter son action contre ses adversaires; dislocation de l'État , dont les diverses parties ayant passé successivement sous des dominateurs divers, ont vu nait^e des intérêts nouveaux et surtout des discordes intestines ; inii*oductlon de doctrines nouvelles , les unes apportées de Babylone , les autres répandues par toutes les nations auxquelles le pays était en proie ; tiédeur d'une portion des citoyt^ns qui accepteraient quelque étranger et quelque loi que ce fiit, pourvu qu'on leur accerdât du repos ; ezaU

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talion de ceux qai sont conTaincns qu'on n'obtiendra dn repos que par l'eiternimatioB de Vé^ tranger et par une indépendance complète y ambitions particulières , jalousies, haines, Ten-geances. Bans ce même temps, une secte grandit, qui , partant du principe , que les obserTances de la Loi avaient ponr bat de servir de rempart à cette loi, multiplie les pratiques, afin d'opposer une barrière à Vinflnence morale des étrangers , et ensuite exagère son rigorisme po«r s'emparer du pouvoir : c'e&t la secte pharisienne. Une autre se refuse à recevoir l'amas de traditions que celle^ei répand , vent rester dans la doctrine pri» mitive > et repousse les croyances étrangères admises par les pharisiens eux-mêmes : ce sont les sadttcéenft. Une troi&ième , ne trouvant ni caUne « ni repos dan& L'état actuel des nations, se j^tte dan& un monde spirituel, à l'abri du choc des e^mées , des discordes intérieures et du. ravage ; c'est la secte eâsénienne, principale souft*ce du christianisme. Cependant au milieu d.6 ce* conflit d^ circuHistancesi, de souvenirs, d'intérêts , d'opiniona, l'inalitntion mosaïque exeirce encore sa puissance , et rapprochant par quelques points tant d'élémens opposés , en fait un corps qui , malgré ses déchiremens intérieurs, pai'court avec fermeté sa carrière ^ et ne se laisse point abattre sans épouvanter les vainqueurs-

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