CHANT PREMIER
LA SVLAVIVE.
Ah ! donne-moi des baisers de tes lèpres ; car tes amours sont meilleures qoele vin. A canse de tes excellentes odeurs , ton nom est comme nn parfum ; c'est pourquoi les jeunes filles t'aiment. Entraîne-moi et nous courrons a ta suite. Lie roi m'a fait entrer dans ses appartemens. Nous nous livrerons ensemble à la joie , et nous nous son- Tiendrons que tes amours sont meilleures que le vin. Tous les hommes droits te chérissent.
Je suis brune , mais je suis désirable , ô filles de Jérusalem , je ressemble aux tentes de Kedar , aux pavillons de Salomon. Ne prenez pas garde a mon teint ; ce sont les rayons du soleil qui m'ont touchée. Les enfans de ma mère, irrités
contre moi 9 m'ont mise à la garde àts yigties ; et je n'ai pas gardé la 'vignequi m'appartenait. '
Apprends-moi , ô toi que mon cœin* aime , de quel côté tu mènes paître ton ti'oupcau , et les lieux où tu te reposes , sur le midi ; de crainte que je n'aie Tair d'errer à TaTentureTersles troupeaux de tes compagnons.
i.'bfoox.
Si tu l'ignores, ô la plus belle des femmes , ne fais que suivre les traces des troupeaux , conduis tes chèvres paître vers les tentes des pasteurs.
Tu me semblés aussi majestueuse, ô mon amie, que mes coursiers attelés à un char du Pharaon. Que tes joues sont gracieuses ayec leurs ornemens et que ce collier te sied bien.
LA SVIÛAIUTE.
Tandis que le roi se reposait, mon parfum a répandu son odenr. Mon bien-aimé est pour mot comme un sachet demyrrhe; il se fixera sur mon seÎD. Il est pour moi comme une grappedn trbéne dans les vignes d'Engaddi.
i.'EPOirx.
O que tu es belle, mon amie, que tu es beHe ! tes yeux ressemblent à ceux des colombes.