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posteur y le vrai politique admire dans- ses lostî^ tutions ce grand et puissant génie qtii préside aux établisseinens durables ^'. » ''^'
Mapremière partie, sous le titre de PoLrriQXTB, comprend dans dix livres toute la constitution sociale *.
Dans le premier de ces livres, intitulé Théorie de la Loi y j'expose les principes généraux de la législation et les conditions nécessaires pour que les développemens de ces principes devinssent la loi même.
Un célèbre auteur allemand , Herder , Ta dit avec sagesse : a II n*est aucune des lois de Moïse qui ne donne lieu à de profondes réflexions; faites pour dominer le génie national dans les moindres circonstances, et pour devenir, comme Moïse le repète fréquemment, des lois étemelles, elles comprennent depuis les plus hautes combinaisons de Tordre social jusqu'aux moindres détails de la vie domestique. Ce»vaste système d'institutions ne fut pas Fœuvre d'un moment. Le législateur y ajouta ce que les circonstances réclamaient; et, avant sa mort, il voulut lier à jamais la naticHi à la constitution politique qu'il lui avait donnée **. »
* Le mot politique embrasse tout ce qui a rapport à la cite ; après ravoir loirp;-tcmp s restreint aux relations des peuples entre eux , on lui a rendu sa signification première.
DE L'aUVRAGE. Sg
Ce peu de mots explique Tordre que j'aii suivi : des plus hautes combinaisons aux détails; et le tout OHifinné , pour ainsi dire vivifié par l'histoire.
Mon second livre traitera des fonctions législatii^es et des vicissitudes qu'elles subirent; le troisième, des richesses ; le quatrième, de la Justice; et si j'ose, dans ce quatrième livre, examiner avec toute la circonspection dont je suis capable les formes judiciaires qui accompagnèrent le malheureux jugement contre Jésus- Christ, ce n'est nullement, qu'on en soit convaincu, pour blesser des croyances reçues : je veux démontrer que si l'on se croit fondé d'adresser aux anciens Hébreux de violens reproches, sur ce qu'ils ne découvrirent dans Jésus qu'un simple citoyen, on devient coupable d'injustice, en mettant sur leur compte la rigueur des lois existantes et la barbarie que déploya dans l'exécution du jugement une soldatesque étrangère .
Le cinquième livre s'occupe des rapports eçctérieurs; du système envers les étrangers considérés comme nations et comme individus. Le sixième, consacré à l'histoire de laforce publique y. traite des juges, de Samuel, déis rois et des guerres, et portera, je l'espère, les derniers coups à cette faussé opinion , que le
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gouvernement établi par Moïse fut une théocratie .
Après avoir développé la manière d'être ducorps politique, dans son ensemble , j'arrive aux petites sociétés qui le composent, à la constitution de \di famille y à l'histoire des femmes.
C'est dans le huitième livre que la morale hébraïque nous offre tout ce qu'on peut imaginer de plus simple et de plus touchant. C'est là que je tâcherai de mettre en évidence le véritable chaînon qui rattache la philosophie chrétienne à l'israélisme. L'Evangile n'a pa^ un précepte de morale pratique qui lui appartienne en propre; il a donné une plus grande extension et d'autres formes aux principes israélites réunis en corps de doctrine bien des siècles avant Socrate et Platon.
Les mesures relatives à la santé publique remplissent le neuvième livre ; et l'histoire du culte proprement dit ne sera retracée que dans le dixième , par la raison qu'il a pour but essentiel de servir de sauvegarde aux principes et aux lois qui demandent en conséquence à être exposés auparavant.
Enfin un livre particulier comprend la récapitulation des principes consignés dans le Pentateuque, afin qu'elle puisse être comparée au résumé des principes de la loi égyptienne
DE l'ouvrage. 6i
<léjà retracés. On a si souvent répété que Moïse n'était qu*un copiste sèrvile des prêtres de l'Egypte : sur quel motif se fonde un tel reproche ? Sans doute ; comme je l'ai dit, il fut élevé dans leur sagesse et enrichi de leurs connaissances *. Mais si des points de contact inévitables existent entre les deux législations^ quelle dmerence dans l'ordre général! Voltaire, ainsi que Moïse, reçut deis prêtres eux-mêmes son instruction première : qui songera jamais dans l'avenir à leur attribuer ses pensées et sa gloire ?
Quant à ma seconde partie, intitulée Philosophie, elle indique surtout de quelle manière le législateur fit servir à la consolidation de ses lois, l'histoire du passé et les probabilités de l'avenir.
Dans cinq livres , )e donnerai une idée de sa théologie et des diverses sectes judaïques; je dirai rapidement la formation du globe; les traditions allégoriques et historiques des premiers temps; les prophéties politiques de Moïse, Torigine naturelle des idées hébraïques sur les libérateurs ou messies; enfin le point où, pour le bonheur de l'humanité tout entière , israé-
* Se borDa-t-il à appliquer aux Hébreux l'organisation intérieure âe la caste sacerdotale? La suite prouvera qu'il fut essentiellement créateur.
6a PLA.N DB l'oUVIAGE.
lisme et chiifttianiâme sont probablement ap^ pelés à se ccNafooidre sans retour.
La réunion en un faisceau distinct de toutes ces choses qui ne tiennent pas dWe manière immédiate au système social , me procurera cet avantage^ que les discussions auxquelles des qiiSstions délicates peuvent toujours conduire , ne jetteront aucune incertitude sur les principes et les faits précédemment établis.
Telle est la carrière que j'ai à parcourir,... Demanderai -je humblement au lecteur toute son attention ; sa bienveillance et la patience nécessaire pour que la plupart des objections qui .se présenteront en masse à son esprit soient résolues^ chacune à sa place? Non, sans doute. Dans les temps où nous vivons , la recherche de la vérité est un devoir public : je n'ai rien négligé de ce qui dépendait de moi : ma tâche finit \k, celle du lecteur conunence.
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