‹ Histoire des institutions de Moïse, et du peuple hébreu (volume 4)Chapitre 23 sur 69 · VORJUTIOH DE L4 LOI. IO · texte numérisé non relu

VORJUTIOH DE L4 LOI. IO

non» de tout le peuple qui lui avait donné sou eouentcmenl ^\ »

Mais d'abord : pourquoi Bossuet ii'a-4-il point

f proche dans scm Discours sur l'Histoire Uniselle ce fait si frappant de cUqu'il rapporte deç Gcreos qui étaient soumis à la loi, c'est-àdîîre à la mison reconnue par le peuple ? L'anar Togie aurait du lui paraître d'autant plus parfaite > <{u'il déclare ailleurs que le Dieu de Moïse n'est que raison : que Dieu lui-même , si on peut le dire , a besoin d'avoir raison , puisqu'il ne peut rien contre la raison ^.

Ce n'est pas tout ; Bossuet , dont le gé^e et la position sociale sont en lutte réglée , ajoute , de sa prc^re autorité : « Cependant il faut remarquer que le Dieu de Moïse n'avait pas besoin du consentement des hommes pour autoriser sa loi ,. parce qu'il est leur créateur, et qu'il peut les obliger à ce qui lui plaît '*^, >> Certes, si cette remarque n'entraînait aucune conséquence, il n^ aurait que de la témérité, de la part d'un évéque , à supposer que le Dieu de Moïse eut pu s'empé(^r de faire une chose qu'il a faite et répétée. Si Bossuet n'était qu'un écrivain ordinaire , il n'y aurait que de la.faiblesse d'esprit à ne pas avoir apprécié un acte qui serltode nœud à la législation. Mais l'aigle de Meaux , il faut le reconnaître , fut l'apôtre du pouvoir absolu;

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mais il se hâte de mitiger les principes que la force de la vérité lui arrache . Après avoir affirmé que la loi de Moïse est un véritable contrat social ; après avoir écrit « que tous ceux qui ont bj|pF parlé de la loi(|p l'ont regardée dans son origine comme un pacte et traité solennel par lequel les hommes conviennent ensemble*. ••• de ce qui est nécessaire pour former leur société , » il revient sur lui-même ; il jette dans sa période ces mots : par V autorité des princes y dans lesquels il confondrautorité naturelle des hommes doués d'une haute intelligence , . avec le pouvoir p^itique de son temps , et il déclare qu'on ne veut pas dire par là que l'autorité des lois dépende du consentement et de V acquiescement des peuples ^® !

Quelle est donc cette manière de raisonner?

Quoi, la loi est un traité ^ et elle pourrait se passer de l'acquiescement des hommes qui sont la partie contractante ! Quoi , le grand Jéhovah n'impose pas des lois , mais les pixypose; mais il exige le consentement libre des individus ; mais il s'engage lui-même par serment , et le consentement et l'acquiescement des peuples serait inutile aux lois humaines ! Bossuet, quelque immense que soit votre génie, vous n'avez point compris Moïse : vous vous êtes jeté dans le système de l'Egypte , et vous avez enfanté plus de

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