‹ Histoire des institutions de Moïse, et du peuple hébreu (volume 4)Chapitre 26 sur 69 · I20 LIVRE II · texte numérisé non relu

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et les hommes d'autorité, qui ont quelque ressemblance Javec les constables d'Angleterre.

Là force du peuple doit être dirigée contre tous ceux qui se déclarent ses ennemis; et ce soin est réservé aux chefs d'Israël, à la tête desquels sera le roi, lorsque, malgré Samuel et Dieu, la majorité des citoyens aura voulu confier cette charge à l'un de ses membres.

Enfin, dans les délibérations des fonctionnaires et des citoyens, il ne suffit pas toujours de l'amour du bien public, ni de cette habileté plus ou moins grande qui s'accommode aux circonstances présentes ; il faut concevoir aussi ce qui convient dans l'intérêt à venir des principes et de la patrie, et reconnaître la liaison qui existe entre un mal actuel et des imprudences ou des injustices antérieures. L'homme doué de grandes vues politiques ou morales pourra donc hautement proclamer sa pensée; hautement et librement censurer et les magistrats et le peuple. Tel est l'esprit de l'instituti^an hébraïque des orateurs - prophètes ; institution admirable, que l'ignorance et le fanatisme défigurèrent, mais dont les siècles modernes, surtout, sauront apprécier la sagesse.

Voilà les diverses fonctions consacrées par la k)i. Avant de les examiner en détail, parlons de leurs principes communs.

« Dans le gouveniement de Moïse , dit l'abbé Guénée y les titres de commandement et d'autorité n'étaient pas des titres d'exaction , ni des places de finances^ tout s'y faisait gratuitement ^. Le législateur unit l'exemple au précepte. Réduit à s'écrier, comme on l'a déjà entendu : « Je suis accablé de trop de soins, j'y succombe ; » il présenta ces fonctions, en général , comme de véritables fardeaux auxquels le devoir religieux, confondu avec l'esprit national, soumettait les citoyens. Aussi verrons-nous, dans une circonstance particulière, que la loi accorde pour faveur l'exemption pendant un certain temps de quelque charge que ce soit. f

Heureux le peuple pénétré de ces idées , chez qui du moins les avantages personnels que procurent les fonctions publiques offriraient un juste rapport avec le talent qu'elles exigent, la peine qu'elles donnent et le bien qu'elles font! alors la science politique deviendrait plus facile , et les ressorts si nombreux du gouvernement seraient simplifiés.

« Mais tout le monde aujourd'hui, disait Fleury sous le régime .si vanté de Louis XIV, veut être personne publique, avoir des honneurs, des prérogatives et des privilèges : et les charges ne sont considérées que comme des métiers qui

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